Profil d'espèce

Potamot de Hill

Nom scientifique : Potamogeton hillii
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2005
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Potamot de Hill

Potamot de Hill Photo 1
Potamot de Hill Photo 2

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Description

Le potamot de Hill est une plante aquatique complètement submergée qui mesure de 30 à 60 cm de hauteur. Les tiges fines, d’un vert moyen ou olive, mesurent de 0,5 à 1 mm de diamètre. Les feuilles, longues et étroites, sont de la même couleur que les tiges et mesurent de 2 à 6 cm de longueur et de 1 à 2,5 mm de largeur. Elles se terminent par une pointe fine comme une soie. Au moment de la floraison, on peut apercevoir ses grappes de fleurs mesurant jusqu’à 7 mm de longueur. Tout comme ces épis, les fruits, de couleur brune, sont maintenus au-dessus de la surface de l'eau sur des tiges recourbées. Sans fleur ni fruit, il est pratiquement impossible de distinguer cette espèce des autres potamots à feuilles étroites.

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Répartition et population

Le potamot de Hill a été observé dans le sud de l'Ontario et dans les états du Michigan, du Wisconsin, de l'Ohio, de la Pennsylvanie, de New York, du Connecticut, du Massachusetts et du Vermont. Au Canada, on le retrouve principalement dans le sud de l’Ontario, sur l'île Manitoulin et dans la péninsule Bruce. On a aussi signalé sa présence dans les comtés d'Elgin et de Wellington et dans la municipalité régionale de Peel. En 2003, le potamot de Hill occupait au Canada 20 sites représentant au total une très petite superficie. L’abondance des populations a été évaluée de façon très rudimentaire car l’espèce pousse en touffes épaisses d'individus entrelacés et il est extrêmement difficile de les dénombrer sans les détruire. Selon les quatre sites où la présence de fruits a permis d'identifier l'espèce de façon certaine, la population canadienne compterait plus de 55 000 plantes. Si l'identification des individus soupçonnés être des potamots de Hill était juste dans tous les cas observés, ce nombre pourrait s’élever à 119 600 individus environ. On possède peu d'information sur le déclin des populations en raison du manque de suivi. Mais comme son apparence n'a rien de remarquable, le potamot de Hill pourrait être aujourd'hui plus répandu qu'on ne le croit.

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Habitat

Le Potamot de Hill habite les eaux claires et froides de petits ruisseaux à débit lent, des étangs de castors, des marais, des caniveaux le long des routes, et des étangs artificiels. Le potamot de Hill pousse dans les eaux claires, froides et calmes des ruisseaux, des étangs et des fossés au fond boueux. En Ontario, l’eau de ces habitats aquatiques est dure, ou alcaline, étant donné que la majorité des sites connus sont associés à un fond rocheux de calcaire dolomitique. L'espèce pousse rarement dans les ruisseaux à débit rapide ou les eaux troubles ou polluées. On retrouve souvent le potamot de Hill associé à d’autres espèces de potamots.

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Biologie

Le potamot de Hill se reproduit de façon sexuée au moyen de graines. Il se multiplie également par voie végétative, ou asexuée, par de petits bourgeons hivernants se détachant de la plante. Ces bourgeons, produits à l’automne, se développent au printemps en une nouvelle plante après avoir passé l’hiver au repos. L'espèce fleurit à la fin juillet et produit des fruits à partir de la fin août jusqu'en septembre. La pollinisation de la plupart des espèces de potamots se fait par le vent, tandis que la dispersion des graines se fait par l'eau ou par les oiseaux aquatiques. Les bourgeons hivernants sont également dispersés par l'eau et peut-être aussi par les oiseaux. L'espèce peut produire à l’occasion une structure semblable à un rhizome, ou tige souterraine. Les pousses qui en résultent peuvent s'établir comme des plantes indépendantes. Tout comme d’autres plantes aquatiques, le potamot de Hill offre un habitat aux invertébrés aquatiques, de la nourriture aux mammifères et aux oiseaux aquatiques, et un abri aux amphibiens et aux poissons. On connaît peu de choses sur cette espèce aquatique.

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Menaces

La destruction de l'habitat, causée par le drainage des étangs et des terres humides, et la dégradation de la qualité de l'eau, causée notamment par la pollution chimique et thermique, sont les deux principales menaces pouvant affecter les populations canadiennes du potamot de Hill. On ne peut que spéculer à leur sujet car dans l’ensemble, peu de menaces ont été documentées pour la majorité des sites connus en Ontario. Si un site semble avoir connu une dégradation en raison de la présence de bétail, aucun autre ne semble exposé à une menace imminente. Il se peut toutefois que des plantes aquatiques envahissantes, comme le potamot crépu et l’alpiste roseau, aient eu une incidence sur certaines populations.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

L’espèce est protégée par la Loi sur les parcs nationaux du Canada, lorsqu’elle se trouve dans le parc national de la péninsule Bruce. En Ontario, le Potamot de Hill n’est protégé par aucune loi provinciale.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

9 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le potamot de Hill (Potamogeton hillii) au Canada (2005)

    Le potamot de Hill (Potamogeton hillii) est un potamot complètement submergé qui mesure de 30 à 60 cm de longueur. Les feuilles, étroites et linéaires, possèdent une pointe sétacée et mesurent de 2 à 6 cm de longueur et de 1 à 2,5 cm de largeur. Le fruit brun, pouvant atteindre jusqu'à 4 mm de longueur, est porté par un pédicelle recourbé. Dans l'ensemble, il ressemble aux autres potamots à feuilles linéaires.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncés de réaction - Potamot de Hill (2005)

    Il s’agit d’une plante aquatique non apparente à racines dont on connaît actuellement moins de 20 populations canadiennes. L’espèce occupe une très petite aire totale d’habitat. On n’a défini aucun facteur limitatif imminent qui aurait d’importantes répercussions sur cette espèce rare à l’échelle mondiale, mais les plantes exotiques envahissantes pourraient avoir une incidence sur certaines populations.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Péninsule-Bruce et dans le parc marin national du Canada Fathom Five (2016)

    Le parc national du Canada de la Péninsule-Bruce (PNPB) et le parc marin national du Canada Fathom Five (PMNFF) sont situés à l'extrémité de la péninsule Bruce qui sépare la baie Georgienne du lac Huron. La péninsule s'étend sur 90 km de long, l'escarpement du Niagara, qui longe toute sa bordure du côté est, en constitue la caractéristique la plus notable. À l'intérieur du PNPB, l'escarpement forme la rive de la baie Georgienne et est reconnu comme faisant partie de l'aire centrale de la réserve de la biosphère mondiale de l'UNESCO dénommée “ Escarpement du Niagara ”. Le PNPB a été créé par le gouvernement fédéral en 1987 pour protéger un exemple représentatif de la région naturelle des basses terres des Grands Lacs et du Saint-Laurent. En raison de la nature fragmentée des terrains du parc, bon nombre des pressions exercées sur son écosystème proviennent de l'extérieur de ses limites. C'est la raison pour laquelle les Premières Nations, les résidents locaux, les organismes non gouvernementaux, d'autres groupes ainsi que les utilisateurs des terres jouent un rôle important dans la gestion, la restauration et la protection de l'écosystème du nord de la péninsule Bruce.

Plans de gestion

  • Plan de gestion du potamot de Hill (Potamogeton hillii) au Canada (2014)

    Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada a désigné le potamot de Hill (Potamogeton hillii) «  espèce préoccupante  » en 1986, et a confirmé ce statut en 2005. L’espèce fait partie des espèces préoccupantes inscrites à la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. En Ontario, elle est inscrite à la Liste des espèces en péril de l’Ontario, en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition (2007). À l’échelle internationale, le potamot de Hill est désigné «  vulnérable  », et il est jugé rare dans les neuf États américains où on l’observe.

Décrets

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2005 (2005)

    Le rapport annuel de 2005 présenté au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : Novembre 2005 (2005)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.