Profil d'espèce

Liléopsis de l'Est

Nom scientifique : Lilaeopsis chinensis
Autres noms/noms précédents : Liléopsis de l’Est
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Nouvelle-Écosse
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2004
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Liléopsis de l'Est

Liléopsis de l'Est Photo 1
Liléopsis de l'Est Photo 2

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Description

Le liléopsis de l’Est est une petite plante herbacée, qui ne mesure que quelques centimètres de haut et croît au ras du sol. Des structures foliacées de couleur foncée poussent sur un mince rhizome (tige souterraine horizontale), et la plante produit une grappe de cinq à sept fleurs blanches en août et en septembre.

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Répartition et population

Au Canada, le liléopsis de l’Est n’est présent que sur la côte méridionale de la Nouvelle-Écosse. Aux États-Unis, il pousse le long de la côte de l’Atlantique, du Maine jusqu’à la Floride et, vers l’ouest, le long du golfe du Mexique jusqu’au Texas. Les populations canadiennes se trouvent dans les trois estuaires des rivières Tusket, Medway et LaHave. À chacun de ces sites, l’espèce est inégalement répartie. Les plantes étant liées par des rhizomes, il est quasi impossible de dénombrer les individus. Les estimations de la population reposent donc plutôt sur le nombre de feuilles et de fleurs. On estime que la population Tusket compte entre 660 000 et 1 300 000 feuilles et entre 84 000 et 110 000 fleurs et que le site Medway contient entre 1,7 et 2,3 millions de feuilles et entre 46 000 et 77 000 fleurs. La population LaHave est formée d’une végétation clairsemée et de très peu de fleurs, comparativement aux sites Tusket et Medway. De plus, on estime qu’elle compte entre 56 000 et 110 000 feuilles et jusqu’à 300 fleurs. La tendance démographique n’est pas connue, mais elle est vraisemblablement stable.

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Habitat

Le liléopsis de l’Est pousse dans des estuaires (plans d’eau semi-fermés où un fleuve se jette dans la mer et où l’eau douce et l’eau salée se combinent) longs et étroits. C’est une plante de la zone intertidale qui croît sur des vasières légèrement inclinées, souvent entre les gros rochers du rivage. Cette espèce fleurit à profusion lorsqu’elle est cultivée de façon artificielle en eau douce, mais dans la nature elle est confinée aux eaux saumâtres de la zone intertidale parce qu’elle est incapable de faire concurrence à la végétation plus haute de l’intérieur.

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Biologie

Le liléopsis de l’Est produit des grappes de cinq à sept fleurs à l’extrémité d’une tige mince. La floraison a lieu en août et en septembre et, en Nouvelle-Écosse, la plupart des plantes ont produit leurs graines à la mi-septembre. La reproduction peut être sexuée ou asexuée mais il semble que la plupart des plantes se reproduisent de façon asexuée, par les rhizomes. On ignore comment s’effectue la pollinisation croisée, mais on sait que l’autopollinisation se produit. Cette espèce semble pouvoir s’adapter et tolérer des perturbations naturelles considérables. Elle semble limitée par la compétition et sa faible capacité de dissémination.

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Menaces

La plus grande menace à laquelle est confronté le liléopsis de l’Est est la perturbation du littoral par l’être humain. Certains rivages vaseux sont devenus des rives rocheuses artificielles, ce qui a entraîné la disparition de l’habitat et empêche la colonisation. À long terme, la modification du niveau de la mer provoquée par le réchauffement de la planète menace peut-être aussi cette espèce.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement et plan de gestion plurispécifique pour la flore de la plaine côtière de l'Atlantique au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de la flore de la plaine côtière de l'Atlantique

  • Sherman Boates - Président/Contact - Gouv. de la Nouvelle Écosse
    Tél. : 902-679-6146  Téléc. : 902-679-6176  Envoyer un courriel
  • Samara Eaton - Président/Contact - Environnement Canada
    Tél. : 506-364-5060  Téléc. : 506-364-5062  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

9 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Liléopsis de l'Est (2004)

    Petite plante herbacée vivace se reproduisant par des graines et, à grande échelle, par propagation végétative. Géographiquement très limitée, elle n'est présente que dans trois estuaires de la Nouvelle-Écosse. Sa zone d'occupation est très petite, mais sa population est de grande taille. Aucun déclin important n'a été signalé au cours des 15 dernières années. Cette espèce ne semble pas faire l'objet de menaces immédiates; cependant, le développement futur ou la dégradation éventuelle des rivages pourrait détruire les populations existantes.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement et plan de gestion plurispécifiques pour la flore de la plaine côtière de l’Atlantique au Canada (2016)

    En vertu de l’article 37 de la LEP, le ministre compétent est tenu d’élaborer des programmes de rétablissement à l’égard des espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et, en vertu de l’article 65 de la LEP, le ministre compétent est tenu d’élaborer des plans de gestion à l’égard des espèces préoccupantes. Le présent programme de rétablissement et plan de gestion servira également de plan de gestion distinct, comme l’exige la LEP (articles 65-67), pour les espèces désignées préoccupantes en vertu de la LEP qui y sont incluses. La province de la Nouvelle Écosse, Environnement Canada et Agence Parcs Canada ont mené l’élaboration du présent document, qui a été préparé en coopération ou en consultation avec de nombreux autres particuliers et organismes, y compris des organismes non gouvernementaux environnementaux, des intervenants de l’industrie, des peuples autochtones et des propriétaires de terres privées.

Plans de gestion

  • Programme de rétablissement et plan de gestion plurispécifiques pour la flore de la plaine côtière de l’Atlantique au Canada (2010)

    En vertu de l’article 37 de la LEP, le ministre compétent est tenu d’élaborer des programmes de rétablissement à l’égard des espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et, en vertu de l’article 65 de la LEP, le ministre compétent est tenu d’élaborer des plans de gestion à l’égard des espèces préoccupantes. Le présent programme de rétablissement et plan de gestion servira également de plan de gestion distinct, comme l’exige la LEP (articles 65-67), pour les espèces désignées préoccupantes en vertu de la LEP qui y sont incluses. La province de la Nouvelle Écosse, Environnement Canada et Agence Parcs Canada ont mené l’élaboration du présent document, qui a été préparé en coopération ou en consultation avec de nombreux autres particuliers et organismes, y compris des organismes non gouvernementaux environnementaux, des intervenants de l’industrie, des peuples autochtones et des propriétaires de terres privées.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2004)

    Le décret accuse réception par la gouverneure en conseil des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    Conformément à l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), le ministre de l'Environnement recommande que 43 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, soit la Liste des espèces en péril. Cette recommandation est fondée sur les évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et sur les consultations avec des gouvernements, des peuples autochtones, des conseils de gestion des ressources fauniques, des intervenants et le public canadien.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2004 (2004)

    Le rapport annuel de 2004 présenté au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : novembre 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.