Profil d'espèce

Céphalanthère d'Austin

Nom scientifique : Cephalanthera austiniae
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2014
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, Menacée


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Description

La céphalanthère d'Austin (Cephalanthera austiniae) mesure jusqu'à 55 cm de hauteur et ne produit pas de chlorophylle; elle tire ses nutriments d'un champignon souterrain, lui-même associé à un arbre. L'espèce produit une tige lisse qui se termine par jusqu'à 20 fleurs blanches; les feuilles sont réduites à des écailles blanches de jusqu'à 10 cm de long, à base embrassante. Les fleurs dégagent un remarquable parfum de vanille et présentent une gorge jaune. L'espèce possède un rhizome mince muni de racines fibreuses ramifiées. (Mise à jour 2017/05/25)

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Répartition et population

La céphalanthère d'Austin est la seule représentante du genre Cephalanthera en Amérique du Nord. Elle pousse uniquement sur la côte nord-ouest du Pacifique, en Californie, en Oregon, dans l'État de Washington, en Idaho et en Colombie-Britannique. En Colombie-Britannique, on la rencontre uniquement dans l'extrême sud-ouest de la province, où des sous-populations ont été signalées dans le sud-est de l'île de Vancouver, dans l'île Saltspring ainsi que dans la vallée du bas Fraser. (Mise à jour 2017/05/25)

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Habitat

En Colombie-Britannique, la céphalanthère d'Austin se rencontre dans des forêts anciennes relativement peu perturbées et parfois dans des forêts de seconde venue âgées. Elle pousse généralement dans les forêts conifériennes ou mixtes et a besoin d'un réseau souterrain intact de champignons ectomycorihiziens. En Colombie-Britannique, la céphalanthère d'Austin est généralement observée dans les sites qui présentent une végétation au sol clairsemée et une épaisse litière de feuilles, mais elle a parfois été signalée dans des zones où les herbacées non graminoïdes et les arbustes sont abondants. En Colombie-Britannique, la céphalanthère d'Austin a été signalée à des altitudes allant de 0 à 550 m, sur des pentes de diverses inclinaisons (0 à 92 %), principalement dans des sites orientés au sud ou au sud-ouest. Dans certains sites, l'espèce pousse dans des sols à pH élevé, notamment des substrats rocheux carbonatés, des amas coquillers et des résidus miniers calcaires. La litière de feuilles produite par l'érable à grandes feuilles ou d'autres espèces d'arbres pourrait jouer un rôle important pour l'abaissement du pH dans certains autres sites. (Mise à jour 2017/05/25)

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Biologie

La céphalanthère d'Austin ne fleurit pas chaque année; la présence des fleurs permet de détecter l'espèce, mais ne reflète pas toute l'étendue souterraine des plantes. Les individus peuvent demeurer en dormance pendant un certain temps, et on ignore quels facteurs déclenchent la production des tiges florifères. La floraison s'échelonne dans le temps, du début mai à la mi-juillet, et des tiges florifères ont été observées jusqu'en septembre, mais ces mentions n'ont pas été confirmées. On ne connait pas les pollinisateurs de la céphalanthère d'Austin en Colombie-Britannique. La céphalanthère d'Austin est capable d'auto-pollinisation, et des taux considérables d'autofécondation ont été observés chez d'autres espèces du genre Cephalanthera, ce qui donne à penser qu'elles pourraient aussi s'autopolliniser. Comme les autres orchidées, les espèces du genre Cephalanthera produisent un très grand nombre de minuscules graines qui sont dispersées par le vent, généralement sur de courtes distances (moins de 6 m). En Colombie-Britannique, très peu de tiges florifères produisent des capsules ou des graines matures. Pour se nourrir, la céphalanthère d'Austin parasite un champignon mycorhizien, qui est lui-même associé aux racines d'un arbre. La santé de l'arbre et du champignon mycorhizien est essentielle à la survie de l'espèce. Selon des études moléculaires réalisées dans des populations de céphalanthère d'Austin aux États-Unis, l'espèce s'associe uniquement à une espèce de champignon de la famille des Thelephoraceae. (Mise à jour 2017/05/25)

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Menaces

La principale menace pesant sur la céphalanthère d'Austin est la destruction de son habitat associée au développement résidentiel rapide. La majorité des sites hébergeant la céphalanthère d'Austin se trouvent sur des terrains privés (une partie ou la totalité des sites de 12 des 20 sous-populations se trouvent sur des terrains privés). Les terrains privés qui hébergent la céphalanthère d'Austin appartiennent à 22 propriétaires distincts, et plusieurs de ces propriétaires ont l'intention de subdiviser leur terrain. Certaines activités des propriétaires pourraient menacer la céphalanthère d'Austin, notamment l'entretien de la construction de bâtiments et de jardins, le fauchage accidentel et le piétinement. En outre, l'espèce est menacée par les activités d'exploitation forestière, qui peuvent directement détruire son habitat ou entraîner des modifications du régime hydrologique et des conditions d'ensoleillement, éliminer les arbres hôtes, détruire son champignon hôte, créer des effets de bordure et accroître la fragmentation. Les activités récréatives, notamment la randonnée pédestre et l'utilisation de motos hors-piste, peuvent endommager les individus de l'espèce ou leur habitat. Parmi les autres menaces, on compte la concurrence exercée par les plantes envahissantes, la cueillette de plantes, le surpâturage par les cerfs, les répercussions associées à la petite taille et au caractère isolé des sous-populations ainsi que les menaces pesant sur les espèces associées. (Mise à jour 2017/05/25)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Céphalanthère d'Austin est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Deux sites sur lesquels pousse le céphalantère d'Austin bénéficient d’une protection officielle dans des parcs provinciaux. Un troisième site est partiellement protégé dans une réserve écologique et un quatrième site a reçu le statut de terre publique afin d’assurer une plus grande protection.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom :
État d'avancement : Ébauche reçue par les responsables

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de la Céphalanthère d'Austin

  • Lisa Fox - Président/Contact - Organisme non gouvernementaux (ONG)
    Tél. : 604-864-5530  Envoyer un courriel
  • Kym Welstead - Président/Contact - Gouv. de la Colombie Britannique
    Tél. : 604-582-5279  Téléc. : 604-930-7119  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

5 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Céphalanthère d'Austin (Cephalanthera austiniae) au Canada (2015)

    La céphalanthère d'Austin (Cephalanthera austiniae) mesure jusqu'à 55 cm de hauteur et ne produit pas de chlorophylle; elle tire ses nutriments d'un champignon souterrain, lui-même associé à un arbre. L'espèce produit une tige lisse qui se termine par jusqu'à 20 fleurs blanches; les feuilles sont réduites à des écailles blanches de jusqu'à 10 cm de long, à base embrassante. Les fleurs dégagent un remarquable parfum de vanille et présentent une gorge jaune. L'espèce possède un rhizome mince muni de racines fibreuses ramifiées.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Céphalanthère d'Austin (2015)

    Cette orchidée parasite se trouve en très faible nombre dans des localités dispersées dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique. La disparition de certaines sous-populations ainsi qu’une fragmentation continue de l’habitat et une diminution de la qualité de l’habitat causées par le développement immobilier et les activités récréatives, rendent probable la disparition future de sous-populations. La dépendance de l’espèce à des conditions d’habitat spécifiques et son interdépendance avec un champignon et les espèces d’arbre qui y sont associées la rendent plus susceptible de disparaître.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2014-2015 (2015)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la présente année de déclaration (d’octobre 2014 à septembre 2015), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première, du 23 au 28 novembre 2014, et la deuxième, du 27 avril au 1er mai 2015. Pendant cette période, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 1 En voie de disparition : 21 Menacées : 11 Préoccupantes : 21 Données insuffisantes : 1 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 24 de ces espèces a confirmé la même situation de risque que l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2016 (2016)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 521 espèces forment la liste. Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 mai 2016 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 4 octobre 2016 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017