Profil d'espèce

Chêne de Shumard

Nom scientifique : Quercus shumardii
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 1999
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 3, Préoccupante   (Les dispositions de l'Annexe 1 de la LEP ne s'appliquent pas)


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Image de Chêne de Shumard

Chêne de Shumard Photo 1

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Description

Le Chêne de Shumard est un grand arbre qui mesure jusqu'à 40 m. L'écorce de cet arbre est grise et profondément ridée. Les feuilles ont de trois à cinq lobes de chaque côté; les bords des feuilles sont dentelés. Le fruit est un gland.

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Répartition et population

L'aire de répartition du Chêne de Shumard est vaste; cet arbre est très commun au centre-sud des États-Unis. Au Canada, on le trouve uniquement dans environ 30 endroits de l'extrême sud-ouest de l'Ontario, dans les comtés d'Essex, de Kent et d'Elgin. Certains sites ne comporte qu'un seul ou quelques individus. Il y aurait 500 Chênes de Shumard dans le comté d'Essex, dont certains sont peut-être des hybrides. L'aire de répartition de l'espèce en Ontario est plus grande que ce que l'on croyait en 1984, mais elle est tout de même très restreinte.

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Habitat

Le Chêne de Shumard doit être en plein soleil pour que les jeunes plants puissent s'établir; on ne le trouve donc pas sous des voûtes végétales denses. Les emplacements favoris comprennent des terrains boisés ouverts qui ont déjà servi de pâturage aux bovins laitiers, et le long des clôtures et des routes. Au Canada, on ne trouve cette espèce que dans la zone du Niagara de la région forestière des feuillus, où les sols sont constitués d'argile et de limon argileux mal drainés. Ces sols sont riches en matières nutritives, sauf en phosphore.

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Biologie

Le Chêne de Shumard produit un grand nombre de glands à chaque deux ou trois ans, et un plus petit nombre pendant les autres années. Les glands sont dispersés par des petits mammifères, qui enterrent les noix dans des réserves de nourriture. Les glands germent facilement au printemps. On retrouve aussi des pousses émergeant des souches de Chêne de Shumard.

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Menaces

La perte d'habitats contribue à faire diminuer le nombre de Chênes de Shumard en Ontario. On retire les clôtures des champs pour donner davantage d'espace aux machines agricoles de grande taille; on cultive les terrains de broussailles; et l'utilisation d'herbicides sélectifs le long des routes supprime la végétation à feuilles larges. Dans le Memorial Park à Windsor, les activités routinières de tonte de gazon empêchent la régénération naturelle des arbres.

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Protection

Protection fédérale

Les espèces désignées en péril par le COSEPAC avant octobre 1999 doivent être réévaluées selon les critères révisés avant qu'on puisse envisager les ajouter à l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Pour savoir quand aura lieu la réévaluation de cette espèce, veuillez consulter le site Web du COSEPAC

Le Chêne de Shumard est protégé dans trois aires de conservation dans le sud de l'Ontario, où l'espèce semble bien croître et se reproduire. Cependant, la plupart des sites se trouvent sur des propriétés privées ou le long des routes.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

3 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Mise à jour Rapport de situation du COSEPAC sur le chêne de Shumard (Quercus shummardii) au Canada (1999)

    Le chêne de Shumard est un grand arbre à branches massives et à cime claire très étalée. Les individus âgés ont un tronc à contreforts bien développés et une écorce gris foncé à sillons profonds. L’écorce des jeunes branches est lisse et gris pâle. Les rameaux sont brun rougeâtre ou grisâtre. Les bourgeons terminaux sont ovoïdes, pointus et gris. Les feuilles ont 5 ou 7 lobes séparés par des sinus dépassant le milieu du demi-limbe. La face supérieure des feuilles est luisante, et l’inférieure porte des touffes distinctes de poils à l’aisselle des nervures. La coloration automnale du feuillage est d’un rouge vin intense. Le gland, d’environ 2,5 cm de longueur, est enserré par une cupule grise peu profonde en forme de soucoupe.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Plans d'actions

  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (2016)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe-Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara s’applique aux terres et aux eaux situées à l’intérieur des limites des deux sites : le parc national du Canada de la Pointe-Pelée (PNPP) et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (LHNN). Ce dernier terme est utilisé pour désigner collectivement deux endroits de la région du Niagara qui comprennent trois lieux historiques nationaux, soit le lieu historique national du Canada du Fort-George, le lieu historique national du Canada du Champ-de-Bataille-du-Fort-George et le lieu historique national du Canada des Casernes-de-Butler. Le présent plan satisfait aux exigences concernant les plans d’action fixées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP; article 47) pour les espèces qui requièrent un plan d’action et qui sont présentes de façon régulière dans ces sites. Les mesures décrites dans le plan vont également entraîner des avantages pour d’autres espèces régulièrement présentes dans le PNPP et les LHNN pour lesquelles il existe des préoccupations quant à leur conservation.