Profil d'espèce

Iguane pygmée à cornes courtes

Nom scientifique : Phrynosoma douglasii
Autres noms/noms précédents : Phrynosome de Douglas (Population de la Colombie-Britannique)
Taxonomie : Reptiles
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2007
Dernière désignation du COSEPAC : Disparue du pays
Statut de la LEP : Annexe 1, Disparue du pays


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Image de Iguane pygmée à cornes courtes

Iguane pygmée à cornes courtes Photo 1

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Description

L’iguane pygmée à cornes courtes a récemment été reconnu comme une espèce distincte. C’est le plus petit des phrynosomes, il dépasse rarement 6 cm de longueur lorsque mesuré du museau au cloaque. Si on le compare à certains autres phrynosomes à la cuirasse ornée, les épines que porte l’iguane pygmée à cornes courtes sur sa tête et son corps sont assez petites. On le désigne souvent (à tort) sous le nom de « crapaud cornu ». Les 13 espèces de phrynosomes sont confinées aux portions arides et semi-arides de l’Amérique du Nord et de l’Amérique Centrale. (Mise à jour 2017/05/25)

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Répartition et population

On trouve l’iguane pygmée à cornes courtes dans la région du Grand Bassin et les régions avoisinantes du nord de la Californie et du Nevada, en traversant l’est de l’Oregon et de l’État de Washington ainsi que la majeure portion du sud et de l’est de l’Idaho jusque dans l’extrême centre méridional de la Colombie-Britannique, dans les vallées de l’Okanagan et de la Similkameen. (Mise à jour 2017/05/25)

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Habitat

Une grande diversité d’habitats sont utilisés, des bassins de désert aux sols profonds jusqu’aux pentes et aux crêtes aux sols superficiels. Les caractéristiques communes à tous ces milieux sont les sites bien drainés au terrain exposé et la présence de sols friables. Cela permet l’enfouissement, la thermorégulation et la recherche de nourriture. Les vallées de l’Okanagan et de la Similkameen semblent toujours contenir un habitat propice à cette espèce, dont une partie est actuellement protégée. Certaines parties de l’aire de répartition de l’iguane pygmée à cornes courtes se trouvent à plus de 2 000 m au-dessus du niveau de la mer. (Mise à jour 2017/05/25)

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Biologie

Les iguanes pygmées à cornes courtes donnent naissance à des petits vivants – à la différence de quelques autres lézards qui, eux, pondent des œufs –, et peuvent en avoir jusqu’à quinze. Les femelles atteignent habituellement la maturité sexuelle au cours de leur troisième année. La longévité de ces iguanes est inconnue mais elle est d’au moins cinq ans dans la nature. Comme tous les reptiles de la zone tempérée, les iguanes pygmées à cornes courtes doivent hiberner durant l’hiver, ce qu’ils font dans des terriers peu profonds. Les principales proies de tous les phrynosomes sont les fourmis, particulièrement les fourmis moissonneuses. D’autres invertébrés, comme les coléoptères, les sauterelles et les escargots, sont également mangés, le plus souvent par les adultes. La quête de nourriture débute après que les iguanes se soient réchauffés au soleil matinal et se poursuit jusqu’à ce qu’arrive la chaleur de l’après-midi, moment où ils cherchent refuge à l’ombre ou dans un terrier. Les iguanes pygmées à cornes courtes ont de multiples prédateurs potentiels, dont des oiseaux, des serpents, des coyotes et des belettes. La première ligne de défense consiste à demeurer immobile pour tirer profit de leur homochromie, de leur texture et de leur posture. S’ils sont découverts par des prédateurs lents, les iguanes peuvent fuir. Sinon, ils peuvent bomber leur corps et faire des gestes d’intimidation. Leurs projections en forme d’épines sont peu dissuasives, mais elles peuvent se montrer efficaces contre des prédateurs qui doivent avaler leurs proies entières. Certaines espèces de phrynosomes peuvent faire gicler un jet de sang au goût désagréable dans la bouche de certains de leurs prédateurs. Ce comportement n’a toutefois pas été observé dans le cas des iguanes pygmées à cornes courtes. (Mise à jour 2017/05/25)

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Raison de la disparition du pays

La perte d’habitat a été importante dans la vallée de l’Okanagan et, dans une moindre mesure, dans la vallée de la Similkameen. Bien qu’il soit très probable que cette perte d’habitat ait contribué à la disparition de l’espèce au Canada, les iguanes pygmées à cornes courtes semblaient déjà rares au début du XXe siècle. Cette rareté pourrait être le résultat d’une colonisation relativement récente, du piétinement par les nombreux grands troupeaux de bovins qui passèrent par cette vallée étroite durant la ruée vers l’or de Cariboo ou de sévères déclins de la population découlant d’importantes mortalités d’iguanes en hibernation au cours d’hivers extrêmement froids ou persistants avec peu de chutes de neige. Si l’espèce était réintroduite, les menaces potentielles actuelles seraient la perte extensive d’habitat, la mortalité sur les routes et la prédation par des animaux indigènes et exotiques. (Mise à jour 2017/05/25)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Iguane pygmée à cornes courtes est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

En cas de redécouverte, l’iguane pygmée à cornes courtes est protégé par la Wildlife Act (1990) et la Wildlife Amendment Act (2004) de la Colombie-Britannique.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de l'iguane pygmée à cornes courtes (Phrynosoma douglasii) au Canada
État d'avancement : Versions proposées affichées dans le Registre des espèces en péril

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

8 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’iguane pygmée à cornes courtes (Phrynosoma douglasii) au Canada – Mise à jour (2007)

    L’iguane pygmée à cornes courtes a récemment été reconnu comme une espèce distincte. C’est le plus petit des phrynosomes, il dépasse rarement 6 cm de longueur lorsque mesuré du museau au cloaque. Si on le compare à certains autres phrynosomes à la cuirasse ornée, les épines que porte l’iguane pygmée à cornes courtes sur sa tête et son corps sont assez petites. On le désigne souvent (à tort) sous le nom de « crapaud cornu ». Les 13 espèces de phrynosomes sont confinées aux portions arides et semi arides de l’Amérique du Nord et de l’Amérique Centrale.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de l'iguane pygmée à cornes courtes (Phrynosoma douglasii) au Canada (2017)

    La ministre de l’Environnement et du Changement climatique est le ministre compétent en vertu de la LEP à l’égard de l’iguane pygmée à cornes courtes et a élaboré ce programme de rétablissement, conformément à l’article 37 de la LEP. Dans la mesure du possible, le programme de rétablissement a été préparé en collaboration avec la Province de la Colombie-Britannique, en vertu du paragraphe 39(1) de la LEP.

Décrets

  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2012)

    L’objet du Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril est d’ajouter 18 espèces à l’annexe 1, la Liste des espèces en péril (la Liste), et de changer la classification de 7 espèces inscrites, aux termes du paragraphe 27(1) de la LEP. Cette modification est proposée à la suite de la recommandation du ministre de l’Environnement à la lumière d’évaluations scientifiques qu’a faites le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), et à la suite de consultations tenues auprès des gouvernements, des peuples autochtones, des intervenants et du public canadien.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2007 (2007)

    Le rapport annuel de 2007 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultations sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril - Espèces terrestres (2008)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 25 mars 2008 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 27 mars 2009 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017