Profil d'espèce

Tortue mouchetée Population de la Nouvelle-Écosse

Nom scientifique : Emydoidea blandingii
Autres noms/noms précédents : Emydoidea blandingi
Taxonomie : Reptiles
Distribution : Nouvelle-Écosse
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2016
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Tortue mouchetée Photo 2

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Description

La tortue mouchetée est une tortue d'eau douce de taille moyenne, qui se distingue facilement par sa gorge et son menton jaune vif. Les adultes ont une carapace lisse et bombée, pouvant atteindre 27 cm de longueur. Généralement de couleur noire ou brun foncé, parfois grise ou brun plus pâle, la carapace de la tortue mouchetée présente des lignes ou des taches irrégulières brun roux à jaune, d’où son nom. Ces marques tendent à s'atténuer avec l'âge et peuvent disparaître complètement. Le dessous de la carapace, ou plastron, est jaune vif et muni à l’avant d’une charnière. Grâce à ce plastron articulé, certains individus arrivent à fermer complètement leur carapace après avoir rétracté la tête et les pattes à l’intérieur de la coquille. Chez le mâle, le plastron est concave, ce qui facilite l'accouplement, alors que chez la femelle, il est plat. Les côtés du long cou et le dessus de la tête sont souvent brun foncé ou noirs chez le mâle, et plus pâles et parfois marbrés chez la femelle. La mâchoire supérieure présente une encoche, et la bouche s'incurve vers le haut, ce qui donne l'impression que la tortue sourit. Les couleurs des jeunes sont généralement plus vives, mais les taches et les lignes qui caractérisent la carapace de leur espèce ne se développent qu’après la deuxième année. Contrairement aux adultes, la charnière de leur plastron n’est pas fonctionnelle, et leur queue dépasse nettement la marge de la carapace.

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Répartition et population

Cette espèce nordique se trouve principalement dans le sud des Grands Lacs et la région environnante. Ce territoire s’étend depuis l'extrême sud-ouest du Québec et du sud de l'Ontario jusqu'au centre du Nebraska vers le sud et l’ouest, et jusqu’en Ohio, vers l’est. Aux États-Unis, la tortue mouchetée est présente dans les États du nord jusqu'au Missouri, au sud, depuis le Nebraska, à l’ouest, jusqu'en Ohio et au Michigan, vers l’est. On la retrouve également, en dehors de son aire principale, dans de petites populations isolées les unes des autres, dans l'État de New York, du Massachusetts, du New Hampshire et du Maine. La population canadienne est répartie en deux groupes distincts, séparés par des centaines de kilomètres, soit la population des Grands Lacs et du Saint-Laurent, et la population de la Nouvelle-Écosse. Cette petite population isolée se trouve à la limite nord-est de l'aire de répartition de l'espèce. Elle est confinée à deux bassins hydrographiques, dans le centre du secteur sud-ouest de la province. Elle comprend au moins trois sous-populations distinctes. L'une se trouve dans le parc national Kejimkujik, et les deux autres, dans des milieux exploités à l'extérieur du parc, soit le lac McGowan et la rivière Pleasant. Ces trois sous-populations sont génétiquement distinctes les unes des autres, et des autres tortues mouchetées. La population de la Nouvelle-Écosse a décliné en raison de la dégradation de son habitat, des captures, de la mortalité sur les routes et d'autres facteurs liés aux humains. Une analyse de viabilité des populations réalisée récemment a révélé un déclin alarmant de la population du parc national Kejimkujik. L'analyse, fondée sur les données de survie et de reproduction de la population de la Nouvelle-Écosse, montre que des mesures de gestion sont essentielles pour renverser cette tendance. On estime qu'il restait, en 2005, de 210 à 245 tortues mouchetées adultes en Nouvelle-Écosse. Des modèles élaborés à partir de données recueillies au cours d'une étude à long terme des populations de tortues mouchetées du Michigan indiquent que chez une espèce qui vit aussi longtemps et qui atteint la maturité sexuelle aussi tardivement, le taux annuel de survie doit être d'au moins 76 % chez les jeunes tortues âgées de 2 à 14 ans, et d'au moins 96 % chez les adultes pour que la population demeure stable. Au Canada, où l'espèce atteint la maturité sexuelle à un âge plus avancé qu'au Michigan, il faut probablement un taux de survie plus élevé pour assurer la stabilité des populations.

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Habitat

La tortue mouchetée est une espèce avant tout aquatique. En été, elle fréquente divers types de milieux d’eau douce, dont des lacs, des étangs permanents ou temporaires, de petits cours d'eau au débit peu rapide, des marais et des marécages. Un individu peut fréquenter plusieurs de ces milieux, et parcourir ainsi plus de 6 760 m au cours d'une saison. En général, l'espèce préfère les eaux peu profondes, riches en substances nutritives, au sol organique et à végétation dense. En Nouvelle-Écosse, elle est plus particulièrement associée aux eaux acides de couleur foncée et aux sols tourbeux. Les adultes s'observent généralement en eaux libres ou à végétation plutôt clairsemée, alors que les jeunes préfèrent les milieux offrant de nombreux refuges, soit une végétation aquatique abondante, avec des sphaignes, des nénuphars et des algues. Ils ne s'éloignent pas du bord de l'eau. La tortue mouchetée a également besoin de milieux terrestres; elle peut s’y déplacer sur de longues distances, entre différents milieux aquatiques, dans le but de trouver des sites convenables pour se chauffer au soleil et faire son nid. Outre ces déplacements, elle manifeste une grande fidélité à ses sites. L'espèce nidifie généralement dans des boisés secs de conifères ou de feuillus mélangés, jusqu'à 410 m de tout plan d'eau. Les femelles affectionnent aussi des lieux relativement dégagés, comme des champs ou des routes. Elles creusent leur nid dans des sols variés, dont le sable, le sol organique meuble, le gravier ou les galets. L’espèce passe l’hiver sous l’eau, dans les étangs permanents d'environ un mètre de profondeur ou dans des cours d'eau à écoulement lent. En Nouvelle-Écosse, les individus ont tendance à revenir au même site chaque année, où ils hivernent en groupes denses. On connaît peu de choses sur ces sites d’hivernage.

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Biologie

Au Canada, les femelles atteignent la maturité sexuelle vers l'âge tardif de 25 ans. Elles produisent une couvée de trois à dix-neuf œufs maximum, pour une moyenne de 11 en Nouvelle-Écosse, à intervalles de deux ou trois ans. Les femelles pondent en juin, et l'éclosion a lieu entre la fin de septembre et le début d'octobre. Comme la saison active de la tortue mouchetée est courte en raison du climat canadien, le succès de la nidification est par conséquent limité. Le développement des embryons est dépendant de la température d'incubation, et des œufs incubés à moins de 22 °C ou à plus de 32 °C ne se développent pas normalement. Comme le seuil inférieur est relativement haut, le taux de mortalité des embryons est élevé sous le climat canadien. Le sexe des individus est déterminé par la température d'incubation : les œufs incubés à 28 °C et moins produisent des mâles, alors que les œufs incubés à plus de 29 °C produisent des femelles. Comparativement aux autres tortues, la tortue mouchetée a une longévité exceptionnelle : elle peut vivre plus de 75 ans à l'état sauvage.

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Menaces

L'intensification des activités humaines liées aux routes, à la construction de chalets et à l'agriculture a entraîné une l’augmentation de la fragmentation et de la dégradation de l'habitat de cette petite population. De la même façon, la modification des régimes hydrologiques, surtout pour la production d'électricité, est particulièrement préoccupante car elle peut nuire aux déplacements saisonniers des tortues mouchetées et à leur capacité de nidifier, de se nourrir et d'accéder aux sites d'hivernage. Outre la perte d’habitat, la prédation des nids par les ratons laveurs, les mouffettes, les renards et les coyotes est une des principales causes d'échec de la nidification. Il existe peu de prédateurs des tortues mouchetées adultes; la taille des adultes et la résistance de leur carapace découragent la plupart des tentatives de prédation. Les températures fraîches en été peuvent également être un facteur d'échec de la nidification Sous ce climat, un moins grand nombre de jeunes survivent, car ils ont besoin d'une chaleur suffisante pour se développer pleinement. On a découvert récemment que les larves de mouches sarcophages ou mouches grises pouvaient également faire des ravages dans les nids. L’aménagement des terres humides et des milieux terrestres environnants constitue une perte considérable d’habitats propices à l’espèce et peut entraîner la destruction des nids. De plus, le développement s'accompagne d'un accroissement du trafic routier et de la construction de nouvelles routes. Les tortues mouchetées, qui parcourent de longues distances sur la terre ferme, sont particulièrement susceptibles d'être heurtées et tuées en traversant des routes, d'autant plus qu'elles ont tendance à se déplacer le long de celles-ci. De plus, puisque les femelles pondent souvent dans le gravier des accotements routiers, leur propre vie, mais aussi celle de leurs petits, sont alors mises en péril. En Nouvelle-Écosse, les femelles pondent souvent sur les plages de galets des lacs, et les nids sont exposés à être inondés les années particulièrement pluvieuses. La tortue mouchetée n'est pas agressive, et son menton et sa gorge jaune vif en font une des plus belles tortues. Aussi est-elle très prisée comme animal de compagnie. Les personnes qui capturent des animaux sauvages ne se soucient guère de l'âge des individus et la plupart du temps, il s’agit de femelles adultes car elles sont plus faciles à trouver. Le prélèvement d'individus reproducteurs pose une grave menace pour la survie d'une espèce qui vit aussi longtemps. La capture de tortues mouchetées pour le marché des animaux de compagnie est une menace grandissante, dont l'impact sur les populations est pour l'heure difficile à estimer. Enfin, avec le taux de survie élevé de ses adultes, sa maturité sexuelle tardive, son faible taux annuel de reproduction et, par conséquent, le nombre très réduit de jeunes individus qui s’ajoutent à la population chaque année, l'espèce est vulnérable à toute augmentation, même légère, de la mortalité chez les adultes.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Tortue mouchetée, Population de la Nouvelle-Écosse, est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

En Nouvelle-Écosse, l’espèce est protégée par la Loi sur les parcs nationaux du Canada, lorsqu’elle se trouve dans le parc national de Kejimkujik. Au niveau provincial, la tortue mouchetée est protégée en vertu de la Nova Scotia Endangered Species Act.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la population néo écossaise de tortues mouchetées (Emydoidea blandingii) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présent L’aire de répartition des tortues mouchetées en Nouvelle-Écosse est confinée au sud-ouest de la partie intérieure de la province, où l’on trouve au moins trois petites populations génétiquement distinctes. En 2005, le COSEPAC a reclassifié le statut de la population des tortues mouchetées de la Nouvelle-Écosse pour le faire passer de « menacé » à « en voie de disparition », en se basant partiellement sur une analyse de la viabilité des populations indiquant qu’au moins une de ces populations était en déclin. En 2000, la tortue mouchetée a été inscrite parmi les espèces en voie de disparition en vertu de la Nova Scotia Endangered Species Act. Ces décisions ont été fondées, entre autres, sur la répartition limitée de l’espèce à l’intérieur de la province, la structure d’âge inégale de la population et le faible taux de recrutement dans la population reproductrice. L’équipe de rétablissement de la tortue mouchetée est en fonction depuis 1993 et un programme bien établi de recherche et d’intendance est en cours et il vise à protéger les tortues et leurs habitats, à localiser de nouvelles populations et à déterminer la situation réelle des populations ainsi qu’à relever les menaces qui pèsent sur celles-ci. L’objectif du plan de rétablissement de la tortue mouchetée est de maintenir ou de restituer, selon les besoins, la taille et la structure démographique en remettant l’habitat en état et en assurant le maintien des processus écologiques. Un taux de survie élevé des adultes est essentiel pour cette espèce qui vit plus de 70 ans. Résumé des activités de recherche et de surveillance Des chercheurs pratiquent le marquage individuel des tortues mouchetées du parc national et lieu historique national Kejimkujik depuis 1969 et surveillent leur nidification chaque année depuis 1992. Les recherches sur les populations à l’extérieur du parc ont débuté en 1996 et sont de plus en plus nombreuses depuis les dernières années. Une recherche menée principalement par des étudiants consistait à étudier différents aspects de la biologie de la tortue, dont la structure génétique des populations, l’ensemble de l’aire de répartition en Nouvelle-Écosse, le comportement et le succès de nidification, les déplacements des nouveaux-nés, l’écologie d’hivernage, la croissance des juvéniles, les caractéristiques de l’habitat, le taux de survie par groupe d’âge et les tendances démographiques. Des chercheurs mènent des études sur les variations génétiques partout dans l’aire de répartition nord-américaine depuis 1995. Ces études indiquent que la population de la Nouvelle-Écosse est très différente sur le plan génétique des autres populations se trouvant dans l’aire de répartition principale et qu’elle est constituée d’une grande partie de la biodiversité génétique de l’espèce. En Nouvelle-Écosse, les trois populations connues sont génétiquement distinctes, ce qui laisse croire que les tortues se déplacent très peu d’une population à l’autre. Des différences dans le comportement, l’utilisation de l’habitat, les taux de croissance, la taille des adultes et le nombre d’œufs par ponte ont également été relevées. Résumé des activités de rétablissement Parmi les trois populations de tortues mouchetées en Nouvelle-Écosse, l’une se trouve dans un parc national, une deuxième est principalement présente dans une aire protégée à la fois par la province et par des organismes privés et la troisième est présente dans un paysage humanisé comprenant de nombreuses terres privées de petite superficie. Cette diversité s’accompagne d’un large éventail de mesures de conservation et de gestion possibles. Des activités de rétablissement dans les paysages humanisés combinant la recherche et l’éducation et la sensibilisation du public ont permis à la science de se combiner à l’intendance. Les activités de rétablissement ont, à ce jour, suscité la collaboration des gouvernements, de l’industrie, des organismes locaux et des membres de la collectivité. Un programme de protection des nids mené par des bénévoles a été établi dans le parc national et lieu historique national Kejimkujik dans les années 1990 et s’est par la suite étendu aux deux autres populations connues à l’extérieur du parc. Chaque soir, pendant la saison de nidification, des bénévoles accompagnés de chercheurs surveillent les sites de nidification connus et observent les femelles tout au long de la nidification. Dès qu’une tortue a terminé son nid, une cage en treillis métallique est placée sur ce nid pour le protéger des éventuels prédateurs. Au cours des dernières années, les bénévoles ont travaillé plus de 1 000 heures par année et ont ainsi contribué à protéger plus de 30 nids chaque année. Ce programme continue de prendre de l’expansion et donne la chance aux membres des collectivités locales et à d’autres bénévoles de participer activement aux nombreux aspects du rétablissement. Depuis 2002, des chercheurs élèvent des tortues juvéniles en captivité dans une zone où l’on sait que la population est en déclin depuis 40 ans, et ce dans le but d’en augmenter le nombre d’individus. Les tortues juvéniles sont élevées en captivité pendant un ou deux ans et sont ensuite relâchées dans la population une fois qu’elles ont atteint une taille suffisamment grande pour réduire leur risque de prédation. Les tortues tachetées atteignent tardivement la maturité (à 20 ans ou plus) et c’est pourquoi il y a un long délai entre le moment où les mesures de rétablissement sont entreprises par les chercheurs, comme protéger les nids ou élever les tortues juvéniles, et le moment où de nouveaux adultes font leur apparition dans la population reproductrice à la suite de ces mesures. Adresse électroniqueConservation et rétablissement de la tortue mouchetée en Nouvelle-Écosse : www.speciesatrisk.ca/blandings/french/index.html

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

11 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la tortue mouchetée (Emydoidea blandingii) au Canada – Mise à jour (2005)

    La tortue mouchetée (Emydoidea blandingii) est une tortue d'eau douce de taille moyenne, largement confinée au bassin des Grands Lacs. Elle vit dans des lacs, des étangs temporaires ou permanents, des cours d'eau et des milieux humides. Elle est le seul représentant du genre Emydoidea, de la famille des Émydidés. Sa carapace, en forme de dôme et lisse, peut atteindre 27,4 cm de longueur. Elle est grisâtre à noire avec des taches ou des mouchetures brun roux à jaune réparties de façon aléatoire. Ces marques tendent à s'atténuer avec l'âge et peuvent disparaître complètement. Le plastron est jaune vif, et chaque écaille présente une tache noire dans le coin extérieur et postérieur. Il est articulé, et certains individus arrivent ainsi à fermer complètement leur carapace. Chez le mâle, le plastron est concave, ce qui facilite l'accouplement, alors que chez la femelle, il est plat. Les adultes des deux sexes ont la mâchoire inférieure et la gorge jaune vif, caractère le plus distinctif de l'espèce.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Tortue mouchetée (2005)

    Tortue mouchetée (population de la Nouvelle-Écosse) Espèce désignée « menacée » en avril 1993. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en mai 2005. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation. Tortue mouchetée (population des Grands Lacs et du Saint-Laurent) Espèce désignée « menacée » en mai 2005. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.

Énoncés de réaction

  • Énoncés de réaction - Tortue mouchetée (2005)

    Les trois petites sous-populations de cette espèce se trouvant dans le centre du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse totalisent moins de 250 individus matures. Ces trois sous-populations sont génétiquement distinctes les unes des autres et d’autres tortues mouchetées au Québec, en Ontario et aux Etats-Unis. Bien que la plus grande sous-population se trouve dans une aire protégée, son nombre d’individus est toujours en déclin. Les autres sous-populations sont également exposées à l’accroissement de la dégradation de leur habitat, la mortalité des adultes et la prédation de leurs oeufs et de leurs petits.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de la population néo écossaise de tortues mouchetées (Emydoidea blandingii) au Canada (2012)

    On trouve généralement les tortues mouchetées (Emydoidea blandingii) dans les milieux humides peu profonds à végétation abondante. Les tortues fréquentent divers habitats pendant leur vie et elles peuvent parcourir des distances considérables à partir des étendues d'eau, en particulier pour la nidification. Il leur faut une vingtaine d'années pour atteindre la maturité et elles peuvent vivre plus de 80 ans. La population de la Nouvelle Écosse est isolée de la principale aire de distribution de l'espèce et sa répartition dans la province semble se limiter au Sud Ouest intérieur. On a jusqu'à présent repéré trois populations principales ainsi que deux concentrations plus restreintes. Ces populations présentent des différences marquées dans leur comportement, leur morphologie, leur fréquentation de l'habitat et leur fécondité. Une analyse de leur viabilité laisse supposer qu'au moins deux de ces populations pourraient être exposées à un risque important d'extinction. L'isolement, la distribution restreinte, la taille réduite des populations et leur déclin anticipé ont entraîné l'inscription de la population de la Nouvelle Écosse sur la liste des espèces en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril fédérale (L.C. 2002, ch. 29) ainsi que de l'Endangered Species Act de la Nouvelle Écosse (Lois de la Nouvelle Écosse, 1998, ch. 11).

Plans d'actions

  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national et lieu historique national du Canada Kejimkujik (2017)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national et lieu historique national du Canada Kejimkujikvise les terres et les eaux se trouvant dans les limites du parc national et lieu historique national du Canada Kejimkujik (PNLHNK), y compris le parc national Kejimkujik Bord de mer. Le plan satisfait aux exigences relatives aux plans d’action fixées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP, art.47) pour les espèces qui requièrent un plan d’action et qui sont présentes de façon régulière dans ces sites. Les mesures décrites dans le présent plan profiteront également à d’autres espèces préoccupantes du point de vue de la conservation, qui fréquentent régulièrement le PNLHNK.

Décrets

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2005 (2005)

    Le rapport annuel de 2005 présenté au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : Novembre 2005 (2005)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.

Descriptions dans la Gazette du Canada sur l'habitat essentiel