Profil d'espèce

Castor de montagne

Nom scientifique : Aplodontia rufa
Taxonomie : Mammifères
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2012
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Castor de montagne

Castor de montagne Photo 1

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Description

Le castor de montagne est le rongeur vivant le plus primitif. Il ressemble à un rat musqué de taille moyenne, sauf que sa queue est très fournie et extrêmement courte. Le corps est épais, lourd et couvert d’une fourrure grossière, matte et d’un brun foncé uniforme. L’adulte pèse en moyenne 806 g et mesure de 300 à 470 mm de long (incluant la queue de 20 à 40 mm).

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Répartition et population

On retrouve le Castor de montagne dans les chaînes de montagnes Cascade et Sierra Nevada de l’ouest de l’Amérique du Nord, de même qu’à l’ouest de celles-ci. Au Canada, on ne le trouve que dans l’extrême sud-ouest de la Colombie-Britannique. La sous-espèce Aplodontai rufa rufa se trouve au sud du fleuve Fraser, de Hope jusqu’à Langley; la sous-espèce A. rufa raineri se trouve à l’est de Hope, vers le nord le long des montagnes Cascade, jusqu’à la région de Lytton-Merritt, et vers l’ouest jusqu’à environ Princeton. Les deux sous-espèces semblent coexister dans la région de la rivière Skagit, au sud de Hope. On évalue à environ 1 600 la population de castors de montagne adultes vivant au Canada. Des rapports non scientifiques indiquent une décroissance de la population de la vallée du fleuve Fraser et dans les contreforts du bas Fraser.

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Habitat

Le castor de montagne vit dans les régions boisées, du niveau de la mer à la limite des arbres et il semble souvent favoriser les premiers stades de transition et les stades intermédiaires. Ses besoins spécifiques comprennent un sol permettant la construction de tunnels, de terriers et de passages, un microclimat froid et humide dans les tunnels et un fourrage adéquat à tout au plus 50 m des terriers. Des sols profonds avec un drainage souterrain qui garde la majorité des tunnels et des terriers humides, à tel point que l’eau y suinte, semblent convenir parfaitement à ces rongeurs. Les sites souterrains de nidification doivent toutefois demeurer secs et plus élevés que la nappe phréatique. Autour des nids, les pentes semblent être inférieures à 31 %.

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Biologie

La femelle du castor de montagne atteint la maturité sexuelle à deux ans. Les castors ont une portée par année, entre le 6 février et le 3 mai, après un mois de gestation. Les portées comptent de deux à six petits (le plus souvent 2-3) qui sont sevrés à deux mois et émergent du terrier deux semaines plus tard. Les adultes possèdent un domaine vital très petit (de 0,03 à 0,2 ha), mais les jeunes adultes, peu après leur sortie du terrier, s’éloignent de leur site natal pour créer leur propre nid. La dispersion du rongeur semble limitée par la topographie de la vallée de Fraser. L’espérance de vie du castor de montagne est d’au moins six ans. Son régime est formé d’un vaste éventail de plantes herbacées et ligneuses. Les prédateurs incluent le lynx roux, le coyote, le puma et l’Aigle royal.

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Menaces

Dans leur aire actuelle des monts Cascade, en Colombie-Britannique, la coupe à blanc et les pratiques sylvicoles qui perturbent gravement la couche de sol sont probablement les facteurs limitants les plus importants empêchant les castors de montagne d’utiliser des habitats qui leur seraient autrement adéquats. Ces perturbations du sol semblent extrêmement néfastes aux populations de castors de montagne, et elles entraînent des mortalités directes et réduisent les possibilités de recolonisation, après une coupe à blanc. Dans les régions de faible altitude de la vallée du Fraser, la perte d’habitat causée par l’urbanisation et l’agriculture est probablement le facteur limitant le plus important.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Le castor de montagne est protégé par la Wildlife Act de la Colombie-Britannique. Cette loi interdit de tuer ou d’empoisonner les mammifères terrestres indigènes sans permis. Environ le quart de la partie centrale de l’aire de répartition canadienne du castor de montagne se trouve dans sept zones protégées en Colombie-Britannique.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le castor de montagne (Aplodontia rufa) au Canada (2013)

    Le castor de montagne (Aplodontia rufa), rongeur fouisseur de la taille du rat musqué, est endémique de l’ouest de l’Amérique du Nord. Seule espèce encore vivante de la famille des Aplodontiidés, il est considéré comme un fossile vivant à cause de sa physiologie et de ses caractéristiques crâniennes primitives. Des analyses génétiques récentes donnent à penser qu’il n’existe au Canada qu’une seule sous-espèce et non pas deux, comme on le croyait auparavant.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Castor de montagne (2013)

    L’aire de répartition de cette espèce au Canada a rétréci de 29 % dans les 50 dernières années, et l’expansion dans de nouveaux habitats est limité par de grandes rivières. Dans l’aire de répartition, la perte d’habitat découlant du développement urbain se poursuit, et le compactage du sol causé par la machinerie lourde limite l’utilisation d’un habitat tout à fait convenable. Les changements climatiques pourraient toucher l’espèce davantage car cette dernière nécessite des microclimats humides et de basses températures ambiantes. Le potentiel d’une immigration de source externe est limitée par les courtes distances de dispersion de l’espèce et par les zones ne renfermant aucun habitat convenable le long de la frontière avec les États-Unis.

Plans de gestion

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2011-2012 (2012)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (1er septembre 2011 au 30 septembre 2012), le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 21 au 25 novembre 2011, et la deuxième, du 29 avril au 4 mai 2012. Le 3 février 2012, un sous-comité des évaluations d’urgence du COSEPAC a également évalué la situation de la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus), de la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et de la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis). Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 67 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2011-2012 sont les suivants : Disparues : 1 Disparues du pays : 4 En voie de disparition : 29 Menacées : 10 Préoccupantes : 15 Données insuffisantes : 2 Non en péril : 6 Total : 67 Sur les 67 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 49 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente (voir le tableau 1a).

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2012 (2013)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 mars 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 4 octobre 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 17 mars 2017