Profil d'espèce

Castor de montagne

Nom scientifique : Aplodontia rufa
Taxonomie : Mammifères
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2012
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Castor de montagne Photo 1

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Description

Le castor de montagne (Aplodontia rufa), rongeur fouisseur de la taille du rat musqué, est endémique de l’ouest de l’Amérique du Nord. Seule espèce encore vivante de la famille des Aplodontiidés, il est considéré comme un fossile vivant à cause de sa physiologie et de ses caractéristiques crâniennes primitives. Des analyses génétiques récentes donnent à penser qu’il n’existe au Canada qu’une seule sous-espèce et non pas deux, comme on le croyait auparavant. (Mise à jour 2017/06/12)

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Répartition et population

Le castor de montagne vit en Amérique du Nord, dans les monts Cascade et la Sierra Nevada et à l’ouest de ces chaînes de montagnes. Au Canada, on le trouve dans le sud–ouest de la Colombie-Britannique, dans les monts Cascade et au sud du fleuve Fraser. On y compte cinq populations. La population principale occupe la plus grande part de l’aire de répartition canadienne, de façon assez continue. On trouve à l’ouest de la population principale deux petites populations isolées sur les monts Chilliwack et Sumas, dans la vallée du bas Fraser. Deux autres populations isolées sont présentes à l’est de la population principale sur les monts Pike et Missezula. (Mise à jour 2017/06/12)

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Habitat

Les castors de montagne occupent des terriers souterrains habituellement aménagés dans des sols meubles profonds, près de ruisseaux ou de zones de suintement. Chaque adulte occupe son propre site de terrier et vit généralement à l’intérieur de moins de 1 ha, le gros de son activité se déroulant à moins de 25 m de son terrier. Il peut lui arriver de s’aventurer jusqu’à 200 m de son terrier. L’espèce préfère les zones dégagées à l’intérieur des forêts et les premiers stades de succession forestière. Elle y trouve les plus grandes quantités de ses aliments préférés que sont les plantes herbacées, les fougères, et les jeunes arbres et arbustes. (Mise à jour 2017/06/12)

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Biologie

On estime la longévité du castor de montagne à 5-6 ans. Les femelles atteignent la maturité sexuelle à l’âge d’au moins deux ans et mettent bas une moyenne de 2,5 jeunes au printemps, ces derniers quittant le terrier pour se disperser à la fin de l’été. Les capacités de dispersion de l’espèce paraissent limitées, le Fraser ayant empêché son expansion vers le nord dans de l’habitat apparemment propice dans la chaîne Côtière, et les vallées et plateaux de la zone intérieure sèche ayant empêché son expansion dans la zone humide des monts Columbia, où l’on trouve aussi de l’habitat apparemment propice. Le castor de montagne est confiné aux sites frais et humides parce qu’il ne peut conserver efficacement son eau et tombe en hyperthermie quand la température est de plus de 28 °C. (Mise à jour 2017/06/12)

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Menaces

Les changements climatiques sont considérés comme étant une menace parce que le castor de montagne a besoin de microclimats frais et humides, où les températures ambiantes sont basses. On prévoit que l’accroissement de la température estivale va réduire la répartition de l’espèce dans la portion orientale de son aire de répartition britanno-colombienne. En outre, dans la portion occidentale, la population ne pourra probablement pas étendre sa répartition vers le nord parce que le Fraser et la Thompson agissent comme des barrières. La menace que constituent les changements climatiques n’a pas été quantifiée parce qu’on ne connaît pas l’ampleur de la mortalité et de la réduction de la répartition de l’espèce qui en découleront. Dans la vallée du bas Fraser, la perte d’habitat due à l’urbanisation se poursuit, 100 km² étant zonés pour de nouveaux aménagements suburbains dans le territoire des deux sous-populations des monts Sumas et Chilliwack, dans les régions d’Abbotsford et de Chilliwack. Des travaux de développement y sont en cours, mais la transformation de l’entièreté de la superficie zonée ne devrait pas être achevée au terme de l’horizon de planification actuel de 20 ans. On estime que la baisse d’effectif due à la transformation des habitats à des fins de développement au cours des 12 prochaines années sera de moins de 1 % de la population totale, du fait que les sites visés ne représentent qu’une faible part de l’aire de répartition canadienne de l’espèce. L’exploitation forestière a des effets tant positifs que négatifs; les parterres de coupe à blanc offrent aux castors de montagne une nourriture abondante, mais la machinerie compacte les sols où ils aménagent leurs terriers. Les pratiques sylvicoles qui utilisent de la machinerie lourde peuvent gravement perturber la couche de sol et constituent un important facteur limitatif en empêchant les castors de montagne d’utiliser des habitats par ailleurs propices. Il existe des mesures d’atténuation efficaces (p. ex. récolter le bois seulement quand il y a une épaisse couche de neige), mais on ne sait pas dans quelle mesure elles sont appliquées. En somme, la coupe à blanc sans compactage des sols est bénéfique pour l’espèce, mais l’ampleur du compactage des sols est inconnue. Par conséquent, on a établi une estimation très grossière de la baisse maximale d’effectif au cours des 12 prochaines années, qui est de 3 %, pour le cas où des mesures d’atténuation efficaces n’étaient pas appliquées. (Mise à jour 2017/06/12)

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le castor de montagne (Aplodontia rufa) au Canada (2013)

    Le castor de montagne (Aplodontia rufa), rongeur fouisseur de la taille du rat musqué, est endémique de l’ouest de l’Amérique du Nord. Seule espèce encore vivante de la famille des Aplodontiidés, il est considéré comme un fossile vivant à cause de sa physiologie et de ses caractéristiques crâniennes primitives. Des analyses génétiques récentes donnent à penser qu’il n’existe au Canada qu’une seule sous-espèce et non pas deux, comme on le croyait auparavant.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Castor de montagne (2013)

    L’aire de répartition de cette espèce au Canada a rétréci de 29 % dans les 50 dernières années, et l’expansion dans de nouveaux habitats est limité par de grandes rivières. Dans l’aire de répartition, la perte d’habitat découlant du développement urbain se poursuit, et le compactage du sol causé par la machinerie lourde limite l’utilisation d’un habitat tout à fait convenable. Les changements climatiques pourraient toucher l’espèce davantage car cette dernière nécessite des microclimats humides et de basses températures ambiantes. Le potentiel d’une immigration de source externe est limitée par les courtes distances de dispersion de l’espèce et par les zones ne renfermant aucun habitat convenable le long de la frontière avec les États-Unis.

Plans de gestion

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2011-2012 (2012)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (1er septembre 2011 au 30 septembre 2012), le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 21 au 25 novembre 2011, et la deuxième, du 29 avril au 4 mai 2012. Le 3 février 2012, un sous-comité des évaluations d’urgence du COSEPAC a également évalué la situation de la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus), de la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et de la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis). Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 67 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2011-2012 sont les suivants : Disparues : 1 Disparues du pays : 4 En voie de disparition : 29 Menacées : 10 Préoccupantes : 15 Données insuffisantes : 2 Non en péril : 6 Total : 67 Sur les 67 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 49 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente (voir le tableau 1a).

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2012 (2013)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 mars 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 4 octobre 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017