Profil d'espèce

Braya de Fernald

Nom scientifique : Braya fernaldii
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Terre-Neuve-et-Labrador
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2012
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, Menacée


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Image de Braya de Fernald

Braya de Fernald Photo 1

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Description

Le braya de Fernald (Braya fernaldii) est une petite plante herbacée vivace de la famille des Brassicacées qui mesure 1 à 7 cm de hauteur, voire parfois 10 cm. Il possède des feuilles basilaires linéaires-spatulées (en forme de cuiller), charnues, vert foncé à violacées, disposées en rosettes. Les fleurs sont munies de quatre pétales blancs à rosâtres ou violacés. La morphologie du braya de Fernald est très similaire à celle du braya de Long (espèce en voie de disparition aux termes de la Loi sur les espèces en péril); toutefois, le braya de Fernald se distingue du braya de Long par sa plante plus courte, ses pétales plus étroits, ses sépales plus petits et plus violacés ainsi que ses fruits et ses feuilles pubescents. Le braya de Fernald est une des quatre plantes vasculaires endémiques à l’île de Terre-Neuve. (Mise à jour 2017/07/27)

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Répartition et population

Le braya de Fernald se rencontre uniquement dans l’écosystème des landes calcaires de l’île de Terre-Neuve, au Canada. Il existe 16 populations connues, réparties sur une zone de côte d’environ 150 km. Il est probable qu’il existe de petites populations éparses de braya de Fernald éparpillées le long de la bande presque continue de landes calcaires (70 km) présente dans le nord de l’aire de répartition de l’espèce. (Mise à jour 2017/07/27)

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Habitat

Le braya de Fernald est une espèce calciphile qui ne pousse que dans les sols peu profonds, pauvres en éléments nutritifs et riches en calcium des landes calcaires, à moins de 1,5 km de la côte et à 13 à 15 m au-dessus du niveau de la mer. Les sols des landes forment une mosaïque de parcelles de gravier calcaire (dont les éléments, de différentes grosseurs, sont éclatés par le gel), d’affleurements rocheux, de substrats calcaires fins et d’étendues ressemblant à la toundra. L’action du gel et l’érosion du sol par les fortes précipitations et le vent permettent de maintenir des superficies dégagées propices à la germination des graines de braya de Fernald. L’espèce pousse dans les landes calcaires non perturbées, où l’action du gel forme des motifs à la surface du sol, comme des bandes et des polygones résultant d’un triage des éléments du substrat. Elle est aussi est capable de pousser dans les landes calcaires perturbées par l’humain, notamment les chemins et les gravières abandonnés ainsi que les zones nivelées autour des lignes des services d’utilité publique, où le substrat est homogène et ne présente plus de motifs et où la diversité végétale est faible. (Mise à jour 2017/07/27)

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Biologie

Le braya de Fernald est une plante vivace à longue durée de vie (probablement 20 années et plus). Son cycle vital comporte 8 stades : 1 stade à l’état de graine, 4 stades immatures (de la première à la quatrième année) et 3 stades adultes (individu végétatif, individu florifère comportant une seule rosette, individu florifère comportant plusieurs rosettes). La plante commence à fleurir à la mi-juin et à produire des fruits à la mi-août. Chaque fleur donne en moyenne 10 à 16 petites graines rondes de 1 à 1,5 mm de diamètre qui doivent subir une stratification froide et une scarification pour pouvoir germer. Les individus poussant en milieu perturbé par l’humain traversent plus rapidement les étapes du cycle vital et ont un succès de reproduction plus élevé que les individus poussant en milieu non perturbé; toutefois, le taux de mortalité est plus élevé en milieu perturbé. Le braya de Fernald ne se reproduit apparemment pas par voie asexuée. (Mise à jour 2017/07/27)

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Menaces

Dans le passé, l’extraction de gravier, la construction de routes et l’expansion des collectivités constituaient les menaces les plus graves et les plus répandues pesant sur le braya de Fernald; aujourd’hui, c’est l’entretien des infrastructures existantes qui constitue une menace. Certaines des régions ayant subi ces perturbations de grande échelle sont encore capables de supporter le braya de Fernald (populations des milieux perturbés par l’humain). On craint ainsi que ces populations puissent constituer des réservoirs d’agents pathogènes et d’organismes nuisibles qui pourraient coloniser les populations non perturbées et ainsi menacer leur viabilité. Un ravageur exotique des plantes cultivées résistant aux pesticides ainsi que deux agents pathogènes ont un effet négatif sur les populations braya de Fernald. Ces organismes nuisibles entraînent une diminution de la production de graine et une hausse du taux de mortalité dans chacune des populations. Dans les landes calcaires, la température de l’air en été et en hiver a augmenté de 1991 à 2002, et on prévoit qu’elle aura augmenté de 4 °C supplémentaires d’ici 2080. Ces changements climatiques risquent de modifier le processus de triage des éléments du substrat par le gel, caractéristique des landes calcaires, et d’avoir une incidence sur la répartition de la population et l’abondance des organismes nuisibles. Selon 59 à 76 % des répondants d’une enquête réalisée auprès de personnes habitant dans l’aire de répartition du braya de Fernald, les véhicules hors route causent dans leur région plus de dommages que toute autre activité humaine. Le déversement de déchets, l’entreposage et la coupe de bois ainsi que le séchage de filets de pêche causent la mort d’individus et une diminution de la qualité de l’habitat de l’espèce, mais ces activités sont localisées et peu fréquentes. L’hybridation du braya de Fernald avec le braya de Long, espèce étroitement apparentée, est possible, mais rare. Avant que la construction de routes dégrade les landes calcaires, ces deux espèces n’avaient jamais été signalées à proximité l’une de l’autre, et on n’avait jamais observé de signes d’hybridation; toutefois, selon de récentes recherches, des cas d’hybridation sont possibles dans les populations des milieux dégradés par l’humain situées dans les régions où les deux espèces sont présentes. (Mise à jour 2017/07/27)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Braya de Fernald est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement du braya de Long (Braya longii) et du braya de Fernald (Braya fernaldii) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de la flore rare de terrains dénudés calcareux à T.-N.

  • Susan Squires - Président/Contact - Gouv de Terre-Neuve-et-Labrador
    Tél. : 709-637-2963  Téléc. : 709-637-2080  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

9 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Braya de Fernald (Braya fernaldii) au Canada (2013)

    Le braya de Fernald (Braya fernaldii) est une petite plante herbacée vivace de la famille des Brassicacées qui mesure 1 à 7 centimètres de hauteur, voire parfois 10 centimètres. Il possède des feuilles basilaires linéaires-spatulées (en forme de cuiller), charnues, vert foncé à violacées, disposées en rosettes. Les fleurs sont munies de quatre pétales blancs à rosâtres ou violacés. La morphologie du braya de Fernald est très similaire à celle du braya de Long (espèce en voie de disparition aux termes de la Loi sur les espèces en péril); toutefois, le braya de Fernald se distingue du braya de Long par sa plante plus courte, ses pétales plus étroits, ses sépales plus petits et plus violacés ainsi que ses fruits et ses feuilles pubescents. Le braya de Fernald est une des quatre plantes vasculaires endémiques à l’île de Terre-Neuve.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Braya de Fernald (2013)

    Cette petite plante vivace, endémique aux landes de calcaire de la péninsule Great Northern de Terre-Neuve, fait face à un risque accru dans son aire de répartition limitée en raison de nombreuses menaces. La perte et la dégradation continues de l'habitat, combinées à un papillon de nuit non indigène, résultent en de faibles taux de survie et de reproduction. Ces menaces et l’impact supplémentaire des changements climatiques mènent à la prédiction que l’espèce disparaîtra à l’état sauvage d’ici les 80 prochaines années.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement du braya de Long (Braya longii) et du braya de Fernald (Braya fernaldii) au Canada (2012)

    Le braya de Long et le braya de Fernald ont été respectivement désignés « espèce en voie de disparition » et « espèce menacée » en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada en 2003 et de la Endangered Species Act de Terre-Neuve-et-Labrador en 2002. Un seul plan de rétablissement a été élaboré pour ces deux espèces, en raison de la similarité de leurs occurrences, des menaces qui pèsent sur elles et des approches de rétablissement employées à leur égard. Le ministre de l’Environnement et le ministre responsable de l’Agence Parcs Canada sont les ministres compétents pour le rétablissement du braya de Long et du braya de Fernald et ont élaboré le présent programme de rétablissement conformément à l’article 37 de la LEP. Le programme a été préparé en collaboration avec la province de Terre-Neuve-et-Labrador.

Plans d'actions

  • Plan d'action pour le braya de Long (Braya longii) et le braya de Fernald (Braya fernaldii) au Canada (2016)

    La ministre de l’Environnement et du Changement climatique et ministre responsable de l’Agence Parcs Canada est la ministre compétente en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) pour le braya de Long et le braya de Fernald et a élaboré le présent plan d’action pour mettre en œuvre le programme de rétablissement, conformément à l’article 47 de la LEP. Dans la mesure du possible, le plan d’action a été préparé en collaboration avec Pêches et Océans Canada et la Province de Terre-Neuve-et-Labrador.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations). Compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et les services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les organismes nuisibles, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent donc avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC – 2012-2013 (2013)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2012 à septembre 2013), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 25 au 30 novembre 2012, et la deuxième, du 28 avril au 3 mai 2013. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 73 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2012-2013 sont les suivants : Disparues : 0 Disparues du pays : 2 En voie de disparition : 28 Menacées : 19 Préoccupantes : 19 Données insuffisantes : 4 Non en péril : 1 Total : 73 Sur les 73 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 50 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres – Décembre 2013 (2013)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et la planification de rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient de sa planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 518 espèces forment la liste Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 23 mars 2014 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 23 octobre 2014 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.

Description de la résidence

  • Justification de la résidence - Braya de Fernald (2007)

    Les plantes individuelles de la braya de Fernald ne semblent pas utiliser un gîte semblable à celui d’un nid ou d’un terrier et ne réunissent donc pas les conditions requises pour être considérées comme ayant une résidence. Il n'y aurait donc aucune autre protection juridique que celle qui est déjà prévue par la protection de l'individu et de son habitat essentiel.