Profil d'espèce

Paruline hochequeue

Nom scientifique : Parkesia motacilla
Autres noms/noms précédents : Seiurus motacilla
Taxonomie : Oiseaux
Distribution : Ontario, Québec
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2015
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Paruline hochequeue

Description

La Paruline hochequeue (Parkesia motacilla) est une espèce d’assez grande taille, de couleur terne, semblable a une petite grive. L’apparence des mâles et des femelles est identique. Les parties supérieures sont brun terne. Les parties inférieures sont crème et présentent des traits foncés sur la poitrine et les flancs. Une large rayure sourcilière blanche va jusqu’à la nuque. Les pattes sont rose dragée, et le bec est plutôt long et puissant pour une paruline. (Mise à jour 2016/12/20)

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Répartition et population

La plus grande partie de l’aire de répartition mondiale (> 99 %) de l’espèce se trouve dans l’est des États Unis. Au Canada, la Paruline hochequeue se reproduit dans le sud de l’Ontario, où elle est considérée comme un résident rare mais régulier en été. Elle se reproduit également sporadiquement dans le sud ouest du Québec. La plus grande partie de la population canadienne se concentre dans deux régions de l’Ontario : la région de la plaine sablonneuse de Norfolk, sur la rive nord du lac Érié, et la partie centrale de l’escarpement du Niagara, entre Hamilton et Owen Sound. Son aire d’hivernage s’étend depuis le nord du Mexique jusqu’à l’extrême nord ouest de l’Amérique du Sud, en passant par l’Amérique centrale et les Antilles. (Mise à jour 2016/12/20)

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Habitat

La Paruline hochequeue occupe un habitat spécialisé; pour la nidification et l’hivernage, elle a une forte préférence pour les ruisseaux d’amont aux eaux relativement intactes et pour les milieux humides situés dans de grandes étendues de forêt mature. Elle préfère l’eau courante (particulièrement les ruisseaux d’eau froide et limpide), mais elle habite également les marécages densément boisés où se trouvent des mares printanières ou semi permanentes. Dans cet habitat, le territoire de la Paruline hochequeue chevauche celui de son espèce sœur, la Paruline des ruisseaux. La Paruline hochequeue est souvent classifiée comme une espèce forestière sensible à la superficie de l’habitat et une espèce inféodée aux milieux riverains. Elle construit son nid dans des cavités le long des berges de ruisseaux abruptes, dans les racines d’arbres déracinés ou dans des billots et souches couverts de mousse, généralement à quelques mètres de l’eau. (Mise à jour 2016/12/20)

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Biologie

La Paruline hochequeue migre sur de longues distances, et arrive généralement dans le sud de l’Ontario beaucoup plus tôt au printemps que les autres oiseaux chanteurs néotropicaux. L’espèce est fidèle aux sites de reproduction et d’hivernage d’une année à l’autre. La Paruline hochequeue pond de 4 à 6 œufs, et la période d’incubation est de 12 à 14 jours. L’espèce ne produit généralement qu’une nichée par année. La Paruline hochequeue passe la plus grande partie de son temps sur le sol ou à proximité, le long des rivages de ruisseaux et de mares. Elle a une alimentation spécialisée, et se nourrit principalement de macroinvertébrés aquatiques, notamment d’insectes, et mange parfois de petits mollusques, poissons, crustacés et amphibiens. (Mise à jour 2016/12/20)

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Menaces

La Paruline hochequeue est un spécialiste de l’habitat, et sa population globale est limitée par la quantité de milieux aquatiques de grande qualité dans les aires de reproduction et d’hivernage. Il n’y a pas de menace imminente à la survie de la population canadienne; le problème réside plutôt dans les effets cumulatifs de nombreuses menaces à différents stades du cycle vital annuel. La perte d’habitat et les changements dans la qualité et la quantité d’eau dus à l’intensification de l’agriculture, de même que le développement résidentiel dans les banlieues, pourraient également avoir contribué aux déclins observés dans certaines parties du sud de l’Ontario. Au Canada, les conditions de l’habitat devraient se détériorer à cause de la propagation prévue du puceron lanigère de la pruche, un ravageur forestier exotique, dans l’est du Canada. La fragmentation et la dégradation de l’habitat dans les aires de reproduction états-uniennes qui découlent de la combinaison des ravageurs forestiers exotiques et de la mise en valeur des ressources pourraient réduire l’émigration vers la population canadienne. La perte et la dégradation de l’habitat, y compris la dégradation de la qualité de l’eau et la déforestation dues aux activités liées à l’agriculture et au développement, constituent des menaces continues dans l’aire d’hivernage. Durant la migration, l’espèce connaît également des taux de mortalité relativement élevés à cause des collisions avec des bâtiments en hauteur et des tours de communication. (Mise à jour 2016/12/20)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Paruline hochequeue est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

12 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Paruline hochequeue (Seiuros motacilla) au Canada (2016)

    La Paruline hochequeue, Seiuros motacilla, est une espèce de Parulidés d’assez grande taille, de couleur terne, semblable à la grive. L’apparence extérieure des deux sexes est similaire. Les parties supérieures sont brun olive. Les parties inférieures sont couleur crème et présentent des traits foncés sur la poitrine et les flancs, qui s’estompent aux tectrices de la queue. Une large rayure sourcilière blanche va jusqu’à la nuque. Les pattes sont roses, et le bec est plutôt long et puissant pour une paruline.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Paruline hochequeue (2017)

    Durant la saison de reproduction au Canada, cet oiseau chanteur niche le long de cours d’eau froide et claire situés dans des zones ombragées, ainsi que dans les milieux humides boisés dans le sud de l’Ontario et le sud-ouest du Québec. Il occupe des habitats semblables en Amérique latine durant l’hiver. La population canadienne est petite, probablement constituée de moins de 500 adultes, cependant les couples nicheurs sont difficiles à détecter. Les tendances démographiques de la population canadienne sont incertaines. Des déclins ont été constatés dans certaines parties de l’aire de répartition canadienne, particulièrement dans son bastion du sud-ouest de l’Ontario, alors que de nouveaux couples ont été trouvés dans d’autres parties. L’immigration d’individus en provenance du nord-est des États-Unis est considérée comme étant importante pour le maintien de la population canadienne. Toutefois, bien que la population source des États-Unis semble actuellement relativement stable, elle pourrait faire l’objet de déclins futurs en raison de menaces émergentes pesant sur l’habitat.
  • Énoncés de réaction - Paruline hochequeue (2006)

    Cette paruline se reproduit le long de cours d’eau clairs, froids et ombragés dans le sud de l’Ontario et possiblement dans le sud-ouest du Québec. La population canadienne est petite, probablement moins de 200 couples, mais est demeurée stable depuis les deux dernières décennies et il y existe probablement une immigration en provenance des populations des États-Unis. La dégradation de l’habitat, particulièrement par les véhicules tout-terrains, peut représenter une menace à certains sites.

Plans d'actions

  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (2016)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe-Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara s’applique aux terres et aux eaux situées à l’intérieur des limites des deux sites : le parc national du Canada de la Pointe-Pelée (PNPP) et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (LHNN). Ce dernier terme est utilisé pour désigner collectivement deux endroits de la région du Niagara qui comprennent trois lieux historiques nationaux, soit le lieu historique national du Canada du Fort-George, le lieu historique national du Canada du Champ-de-Bataille-du-Fort-George et le lieu historique national du Canada des Casernes-de-Butler. Le présent plan satisfait aux exigences concernant les plans d’action fixées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP; article 47) pour les espèces qui requièrent un plan d’action et qui sont présentes de façon régulière dans ces sites. Les mesures décrites dans le plan vont également entraîner des avantages pour d’autres espèces régulièrement présentes dans le PNPP et les LHNN pour lesquelles il existe des préoccupations quant à leur conservation.

Plans de gestion

  • Plan de gestion de la Paruline hochequeue (Seiurus motacilla) au Canada (2012)

    La Paruline hochequeue a été inscrite en décembre 2007 comme espèce préoccupante en vertu de la Loi sur les espèces en péril. Le ministre de l'Environnement et le ministre responsable de Parcs Canada sont les ministres compétents pour gérer les populations de la Paruline hochequeue. Ils ont donc préparé ce plan, conformément à l'article 65 de la Loi sur les espèces en péril. Il a été préparé en collaboration avec la province de l'Ontario. En raison d’un problème de traduction, le sommaire et la section 3.2 ont été remplacées dans le Plan de gestion de la Paruline hochequeue (Seiurus motacilla) au Canada.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2007) (2007)

    Le Décret accuse réception par la gouverneure en conseil des évaluations de la situation de 40 espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en vertu de l'alinéa 15(1)a) et conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition — de la planète ou du Canada seulement — des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, ont disparu du pays, sont en voie de disparition ou menacées, et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2007)

    Sur recommandation de la ministre de l'Environnement et en vertu de l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil prend le Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2006 (2006)

    Le rapport annuel de 2006 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.
  • Rapport annuel du COSEPAC - 2015-2016 (2016)

    Au cours de la dernière année, le COSEPAC a réexaminé la situation de 25 espèces sauvages; de ce nombre, la majorité (68 %) a été réévaluée au même niveau de risque, sinon à un risque plus faible. Sur un total de 45 espèces évaluées, on a attribué le statut d’espèce non en péril à sept d’entre elles (deux réévaluations et cinq nouvelles évaluations). À ce jour, et compte tenu de la présentation de ce rapport, les évaluations du COSEPAC comprennent maintenant 724 espèces sauvages dans diverses catégories de risque, ce qui comprend 320 espèces en voie de disparition, 172 espèces menacées, 209 espèces préoccupantes et 23 espèces disparues (c.-à-d. que l’on ne trouve plus à l’état sauvage au Canada). De plus, on a jugé disparues 15 espèces sauvages, les données de 54 espèces sauvages ont été jugées insuffisantes et on a évalué que 177 espèces ne sont pas à risque.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2017 (2017)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et maintenant, 521 espèces forment la liste. En 2016, sur recommandation du ministre de l'Environnement, le gouverneur en conseil a approuvé des propositions d'inscription pour 44 espèces sauvages. Il est proposé que 23 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, 18 soient reclassifiées ou aient leur définition modifiée (deux espèces fauniques sont divisées en quatre), qu'une espèce soit retirée de l'annexe 1 et deux autres espèces ajoutées. Les propositions d'inscription ont été publiées dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une période de consultation publique de 30 jours et les décisions finales d'inscription pour les 44 espèces sont attendues au début de 2017.Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 11 mai 2017 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 11 octobre 2017 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril Résumés du COSEPAC sur les espèces terrestres admissibles pour ajout ou reclassification à l’annexe 1
  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres: Décembre 2006 (2006)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles. Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 16 mars 2007 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 14 mars 2008 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.