Profil d'espèce

Râle jaune

Nom scientifique : Coturnicops noveboracensis
Taxonomie : Oiseaux
Distribution : Territoires-du-Nord-Ouest, Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2009
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Râle jaune Photo 1

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Description

Avec sa petite taille, son plumage chamois aux marques noires et blanches, sa queue très courte, ses sourcils clairs et son petit bec, le Râle jaune ressemble à la caille. Il s’agit d’un des râles les plus petits du monde, avec une masse de 60 g seulement (les femelles sont un peu moins lourdes) et une longueur de 15 à 19 cm. On peut apercevoir une tache blanche sur l’aile lorsqu’il vole. Comme chez tous les râles, son corps est comprimé latéralement et ses orteils sont longs, adaptés au déplacement dans la végétation aquatique.

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Répartition et population

Sauf dans une très petite région du Mexique, où nicheraient quelques oiseaux, le Râle jaune se reproduit exclusivement au Canada et dans le nord des États-Unis. Ses sites de nidification sont très localisés et disjoints. Il hiverne aux États-Unis près de la côte est, de la Caroline du Nord à l’est du Texas. Au Canada, son aire de nidification comprend le district du Mackenzie dans les Territoires du Nord-Ouest, l’est de l'Alberta, le centre de la Saskatchewan, la plus grande partie du Manitoba et de l’Ontario, la moitié sud du Québec, tout le Nouveau-Brunswick et le nord de la Nouvelle-Écosse. On croit que quelques milliers de couples nichent dans la région des baies d’Hudson et James, et environ 2 000 autres couples se reproduisent ailleurs au Canada (estimation de 1998). La disponibilité de son habitat s’est restreinte et continue de décroître dans toute son aire de nidification méridionale et son aire d’hivernage relativement petite. Dans certaines parties de la région des baies d’Hudson et James, son habitat pourrait être en déclin à cause de la dégradation de l'habitat causée par l’Oie des neiges (Chen caerulescens).

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Habitat

Le Râle jaune niche habituellement dans les marais où dominent le carex, les herbacées et le jonc, où il y a peu ou pas d’eau dormante (en général, une profondeur variant de 0 à 12 cm) et dont le sol reste saturé pendant tout l’été. On peut les trouver dans les champs humides et les prés, dans les plaines inondables des rivières et des ruisseaux, dans la végétation herbacée des tourbières, et sur les bords plus secs des marais salés ou des estuaires. Les habitats de nidification offrent un tapis sec formé de la végétation morte des années passées. Le râle utilise une plus grande variété d’habitats pendant la migration et l’hivernage qu’en saison de reproduction. En hiver, les râles habitent les marais côtiers et les rizières.

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Biologie

Les râles jaunes commencent probablement à se reproduire à un an et la formation des couples se produit probablement dans les aires de nidification. Dans la nature, les mâles peuvent s’accoupler avec deux ou plusieurs femelles en succession, tel qu'observé en captivité. Les femelles n’ont qu’une seule couvée par année, mais peuvent refaire un nid si la première nichée ne survit pas. Le nid est un creux grossièrement gratté dans la végétation, sur le sol, ou quelques centimètres au-dessus, qui est habituellement camouflé par un couvert de végétation morte. Les sept à dix œufs sont pondus à une journée d'intervalle. Une fois la ponte terminée, la femelle couve ses œufs jusqu’à leur éclosion 17 ou 18 jours plus tard. Leur éclosion est synchrone (ils se brisent tous au même moment) et après quelques heures les jeunes, semi-précoces, peuvent se tenir sur leurs pattes. Le taux de succès de la nichée est en général assez élevé. Deux jours après l’éclosion, toute la nichée suit la femelle hors du nid; à cinq jours, les jeunes peuvent se nourrir d’eux-mêmes; à 35 jours, ils peuvent voler. Les adultes se nourrissent d’invertébrés et de graines; le régime des oisillons est inconnu.

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Menaces

Dans toute l’aire de nidification, la plus grande menace pesant sur l’espèce est la perte et la détérioration des marais causées par l’agriculture ou l’aménagement par les humains. La perte d’habitat dans les zones d’hivernage est si grande qu’elles sont isolées les unes des autres. Les râles sont de plus en plus limités à une étroite bande longeant la côte. Les marais côtiers sont menacés dans tous les états sur la côte du golfe du Mexique.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Le Râle jaune est protégé par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs du gouvernement fédéral. Cette loi interdit de nuire aux adultes, aux jeunes et aux œufs, et de les tuer ou de les collectionner.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

8 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur le Râle jaune (Coturnicops noveboracensis) au Canada (2001)

    Le Râle jaune (Coturnicops noveboracensis) ressemble à un poussin d’une semaine. Sa petite taille, son plumage chamois marqué de noir et de blanc, sa queue très courte, son sourcil clair et son petit bec font penser à une caille, d’où le nom du genre, Coturnicops, qui signifie « qui a l’apparence d’une caille ». Il s’agit d’un des plus petits râles au monde, avec une masse de 60 g seulement (les femelles sont un peu moins lourdes) et une longueur de 15 à 19 cm (soit un peu plus que le Moineau domestique [Passer domesticus]). Le bout des rémiges secondaires est blanc, et on peut apercevoir une tache blanche sur l’aile lorsque l’oiseau vole. Comme chez tous les râles, le corps est comprimé latéralement et les longs doigts permettent à l’oiseau de se déplacer facilement dans la végétation aquatique. On confond parfois le Râle jaune, jeune ou adulte, avec la Marouette de Caroline (Porzana carolina), leurs aires de reproduction se chevauchant largement au Canada. La Marouette adulte a toutefois la face et la gorge noires, et la poitrine grise. Chez cette dernière espèce, les adultes et les jeunes ont en outre le dos orné de rayures longitudinales, alors que chez le Râle jaune, ces rayures sont transversales. L’absence de tache blanche sur l’aile de la Marouette de Caroline jeune ou adulte constitue également un excellent moyen de distinguer les deux espèces en vol.
  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Râle jaune (Coturnicops noveboracensis) au Canada (2010)

    Le Râle jaune (Coturnicops noveboracensis) est un petit oiseau, semblable à une caille, de couleur brun jaunâtre. On le distingue des autres espèces de râles par son dos qui est marqué de rayures de couleur chamois alternant avec des rayures de couleur noire et par ses sus?alaires blanches. L’oiseau est très discret, et on le détecte le plus souvent par son chant nocturne, une succession de deux, puis de trois clics – tic?tic, tic?tic?tic – d’une durée de plusieurs minutes à la fois.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • COSEPAC - Sommaire de l’évaluation et Rapport de situation : Râle jaune Coturnicops noveboracensis (2010)

    Sommaire de l’évaluation – Novembre 2009 Nom commun Râle jaune Nom scientifique Coturnicops noveboracensis Statut Préoccupante Justification de la désignation On en sait relativement peu sur ce petit râle discret qui est présent surtout dans des marais peu profonds à végétation graminée dense et dans des prairies humides. La majeure partie de son aire de reproduction (environ 90 %) se trouve au Canada. Cette espèce est relativement peu commune dans la plupart des régions; les populations sont plus étendues et communes dans les régions côtières de la baie d’Hudson et de la baie James, dans le nord du Manitoba, de l’Ontario et du Québec. Elle passe l’hiver dans des marais peu profonds situés dans une bande étroite qui s’étend du Texas jusqu’aux Carolines. L’espèce répond presque à certains critères du statut d’espèce menacée en raison de la taille relativement petite de sa population, de son aire d’hivernage comprimée, des menaces continues qui pèsent sur les habitats de terres humides où elle se reproduit et hiverne, ainsi qu’en raison des déclins locaux observés dans plusieurs parties de son aire de reproduction. Répartition Territoires du Nord–Ouest, Colombie–Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau– Brunswick Historique du statut Espèce désignée « préoccupante » en avril 1999. Réexamen et confirmation du statut en novembre 2001 et en novembre 2009. Veulliez noter que ce Rapport de situation de COSEPAC est disponible en format PDF à l'hyperlien ci-dessous. Vous devrez fournir votre adresse courriel, et par la suite, vous recevrez un courriel qui contient un hyperlien qui vous permettra de télécharger le document. Une fois votre demande traitée, votre adresse courriel ne sera pas conservée et elle sera automatiquement éliminée de notre système.
  • Évaluation du COSEPAC sur le Râle jaune (Coturnicops noveboracensis) au Canada (2001)

    Espèce désignée « préoccupante » en avril 1999. Réexamen et confirmation de son statut en novembre 2001. Dernière évaluation fondée sur un rapport de situation existant.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Râle jaune (2010)

    On en sait relativement peu sur ce petit râle discret qui est présent surtout dans des marais peu profonds à végétation graminée dense et dans des prairies humides. La majeure partie de son aire de reproduction (environ 90 %) se trouve au Canada. Cette espèce est relativement peu commune dans la plupart des régions; les populations sont plus étendues et communes dans les régions côtières de la baie d’Hudson et de la baie James, dans le nord du Manitoba, de l’Ontario et du Québec. Elle passe l’hiver dans des marais peu profonds situés dans une bande étroite qui s’étend du Texas jusqu’aux Carolines. L’espèce répond presque à certains critères du statut d’espèce menacée en raison de la taille relativement petite de sa population, de son aire d’hivernage comprimée, des menaces continues qui pèsent sur les habitats de terres humides où elle se reproduit et hiverne, ainsi qu’en raison des déclins locaux observés dans plusieurs parties de son aire de reproduction.

Plans de gestion

  • Plan de gestion du Râle jaune (Coturnicops noveboracensis) au Canada (2013)

    Le ministre de l’Environnement est le ministre compétent pour la conservation du Râle jaune et a préparé le présent plan de gestion, conformément à l’article 65 de la LEP. Le plan a été préparé en collaboration avec les provinces du Nouveau-Brunswick, de l’Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta, de la Colombie-Britannique ainsi que les Territoires du Nord-Ouest, le gouvernement Tlicho et l’Office des ressources renouvelables Wek’èezhìi des Territoires du Nord-Ouest.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 (2010)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada, la fonction première du COSEPAC est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu’il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l’évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages et a revu le statut de 79 espèces (espèces, sous-espèces, populations). Lors de la réunion de novembre 2009, le COSEPAC a évalué ou revu le statut de 28 espèces sauvages. À sa réunion d’avril 2010, le Comité a évalué ou revu la classification de 51 espèces sauvages additionnelles (espèces, sous-espèces, populations). Le COSEPAC a revu la classification de 32 espèces sauvages déjà inscrites à l’annexe 1 de la LEP et leur statut a été confirmé (disparue du pays - espèce ne vivant plus à l’état sauvage au pays, mais qu’on trouve ailleurs -, en voie de disparition, menacée ou préoccupante). Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2009-2010 sont les suivants : Disparues du pays : 6 En voie de disparition : 39 Menacées : 16 Préoccupantes : 17 Données insuffisantes : 1 Le présent rapport présente au ministre le statut de 46 espèces nouvellement désignées comme disparues du pays, en voie de disparition, menacées ou préoccupantes et remplit les obligations du COSEPAC stipulées aux articles 25 et 26 de la Loi sur les espèces en péril. Un résumé complet et détaillé de l’évaluation de chaque espèce et la justification de la désignation de chacune d’entre elles se trouvent à l’annexe I du rapport. Depuis sa création, le COSEPAC a évalué 602 espèces sauvages correspondant à diverses catégories de risque, dont 262 en voie de disparition, 151 menacées, 166 préoccupantes et 23 disparues du pays. Au total, 13 espèces ont été désignées comme espèces disparues. À ce jour, 46 espèces sauvages ont été inscrites dans la catégorie « données insuffisantes » et 166 espèces ont été désignées comme « non en péril ». L’année en cours a été particulièrement productive pour le Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) du COSEPAC. En avril 2010, le COSEPAC a approuvé les Lignes directrices des procédures et des protocoles relatifs aux connaissances traditionnelles autochtones. Ces lignes directrices établissent des principes clairs ayant été convenus quant à la collecte de connaissances traditionnelles autochtones dans l’accomplissement de la mission du COSEPAC prescrite au paragraphe 15(2) de la LEP (voir l’annexe III du rapport ci-joint). Nous sommes reconnaissants aux aînés des collectivités et aux experts pour l’aide généreuse et l’enthousiaste qu’ils ont apportés au Sous-comité dans la préparation des protocoles sur les CTA.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Novembre 2010 (2010)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 février 2011 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 4 février 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.