Profil d'espèce

Blaireau d'Amérique de la sous-espèce taxus

Nom scientifique : Taxidea taxus taxus
Autres noms/noms précédents : Blaireau d'Amérique, taxus
Taxonomie : Mammifères
Distribution : Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2012
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Blaireau d'Amérique de la sous-espèce taxus

Description

Le blaireau d’Amérique (Taxidea taxus) est un carnivore fouisseur de taille moyenne qui appartient à la famille de la belette (mustélidés). Avec son corps aplati dorsoventralement, sa ceinture pectorale robuste et ses larges pattes antérieures qu’il utilise pour creuser des terriers et déterrer ses proies, il est bien adapté à son mode de vie fouisseur. Trois des quatre sous-espèces reconnues sont présentes au Canada. Des analyses de l’ADN mitochondrial ont révélé la présence de nombreux groupes génétiques distincts au Canada. On distingue quatre unités désignables (jeffersonii Est et jeffersonii Ouest, taxus et jacksoni), qui correspondent à la répartition des sous-espèces T. t. taxus, T. t. jacksoni et T. t. jeffersonii, cette dernière étant scindée en deux unités désignables. (Mise à jour 2017/08/31)

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Répartition et population

On rencontre le blaireau d’Amérique dans les régions méridionales des provinces de l’ouest et du centre du Canada, depuis le versant est de la chaîne Côtière de la Colombie-Britannique jusqu’à la forêt boréale du sud-est du Manitoba, vers l’est. Une population isolée est établie dans le sud-ouest de l’Ontario, où elle est largement centrée dans le comté de Norfolk. Dans le nord-ouest de l’Ontario, on observe à l’occasion des blaireaux d’Amérique sur les terres agricoles des régions de Rainy River et de Fort Frances, mais ces individus sont considérés comme des individus errants en provenance des États-Unis. La sous-espèce jeffersonii est représentée par deux sous-populations isolées l’une de l’autre. (Mise à jour 2017/08/31)

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Habitat

Le blaireau d’Amérique se rencontre dans des biomes de prairie non boisée et d’arbustaies. Des travaux récents ont montré que le type de sol et la disponibilité des proies sont les principales caractéristiques distinctives de l’habitat du blaireau d’Amérique. Le blaireau d’Amérique préfère des sols présentant une bonne cohésion dans lesquels il peut creuser des terriers sans provoquer d’effondrement. Il n’exploite habituellement pas les milieux boisés à couvert dense, mais il peut être attiré vers les milieux en début de succession bordant les corridors forestiers qui abritent des populations de proies. L’espèce fréquente également les milieux alpins et les milieux humides, et peut s’établir dans des terres agricoles s’il y trouve des clôtures, des haies et des lisières de champ en quantité suffisante. Il évite cependant les champs cultivés. De façon générale, les tendances liées à l’habitat sont en déclin dans la majeure partie de l’aire de répartition de l’espèce au Canada. (Mise à jour 2017/08/31)

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Biologie

Le blaireau d’Amérique se reproduit en juillet et en août, et les mâles polygynes peuvent parcourir de grandes distances pour trouver des femelles. Les portées comptent en moyenne un ou deux petits. Le blaireau d’Amérique n’hiberne pas, mais il se déplace peu durant l’hiver et peut entrer dans un état de torpeur durant les périodes de grand froid. Son régime est très diversifié, mais les rongeurs fouisseurs comme les spermophiles y occupent généralement une place très importante. La superficie des domaines vitaux est généralement beaucoup plus grande au Canada qu’au beau milieu de l’aire de répartition de l’espèce dans le Midwest des États-Unis. En Colombie-Britannique, la superficie du domaine vital oscille entre 33 et 64 km2 chez les mâles, et entre 16 et 18 km2 chez les femelles. (Mise à jour 2017/08/31)

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Menaces

Les principales menaces qui pèsent sur le blaireau d’Amérique sont la mortalité routière et le déclin de l’habitat. La destruction et la dégradation de l’habitat résultent de l’aménagement domiciliaire, de la densification et de l’empiètement de la forêt, de l’aménagement de vergers et de vignobles et de la culture en rangs. La circulation routière est également un facteur de mortalité important. La persécution par les propriétaires fonciers a vraisemblablement contribué aux déclins historiques des effectifs et reste probablement un facteur de mortalité important dans l’unité désignable taxus, car le blaireau y est trappé pour sa fourrure et accidentellement tué par des rodenticides. (Mise à jour 2017/08/31)

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Blaireau d’Amérique (Taxidea taxus) au Canada (2013)

    Le blaireau d’Amérique (Taxidea taxus) est un carnivore fouisseur de taille moyenne qui appartient à la famille de la belette (mustélidés). Avec son corps aplati dorsoventralement, sa ceinture pectorale robuste et ses larges pattes antérieures qu’il utilise pour creuser des terriers et déterrer ses proies, il est bien adapté à son mode de vie fouisseur. Trois des quatre sous-espèces reconnues sont présentes au Canada. Des analyses de l’ADN mitochondrial ont révélé la présence de nombreux groupes génétiques distincts au Canada. On distingue quatre unités désignables (jeffersonii Est et jeffersoniiOuest, taxus et jacksoni), qui correspondent à la répartition des sous-espèces T. t. taxus, T. t. jacksoni et T. t. jeffersonii, cette dernière étant scindée en deux unités désignables.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Blaireau d'Amérique de la sous-espèce taxus (2013)

    Dans les Prairies, ce mammifère fait l’objet d’une activité de trappage, mais aussi d’une mortalité non réglementée et non surveillée causée par les propriétaires fonciers ainsi que par l’application de rodenticides. Le manque de suivi de la mortalité totale, la quantité limitée d’habitat dans les terres cultivées, la menace continue de collisions avec des véhicules sur les routes, et l’utilisation prévue de strychnine engendrent des préoccupations pour l’espèce dans une grande partie de son aire de répartition.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations). Compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et les services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les organismes nuisibles, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent donc avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC – 2012-2013 (2013)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2012 à septembre 2013), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 25 au 30 novembre 2012, et la deuxième, du 28 avril au 3 mai 2013. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 73 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2012-2013 sont les suivants : Disparues : 0 Disparues du pays : 2 En voie de disparition : 28 Menacées : 19 Préoccupantes : 19 Données insuffisantes : 4 Non en péril : 1 Total : 73 Sur les 73 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 50 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres – Décembre 2013 (2013)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et la planification de rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient de sa planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 518 espèces forment la liste Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 23 mars 2014 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 23 octobre 2014 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.