Profil d'espèce

Chabot du Columbia

Nom scientifique : Cottus hubbsi
Autres noms/noms précédents : Chabot tacheté de Columbia ,Cottus bairdi hubbsi,Cottus bairdii hubbsi
Taxonomie : Poissons
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2010
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Chabot du Columbia

Chabot du Columbia Photo 1

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Description

Le chabot tacheté de Columbia est un petit poisson pouvant atteindre une taille maximale de 10 à 11 cm. Il s’agit d’un chabot de forme typique ayant des mouchetures sombres sur les nageoires, la queue et le corps.

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Répartition et population

L'espèce se trouve dans le fleuve Columbia et dans les rivières Flathead, Similkameen et Kettle, de même que dans leurs tributaires en Colombie-Britannique et dans les régions adjacentes des États-Unis. Les populations ne sont pas exagérément abondantes mais semblent proches des niveaux historiques naturels dans la rivière Similkameen. Seule une petite portion de la rivière Kettle au Canada fournit des conditions adéquates et les populations y sont stables mais celles-ci sont probablement maintenues par des populations présentes dans la portion adjacente de la rivière, du côté des États-Unis. Dans le fleuve Columbia, les populations sont petites et elles sont très menacées par les réservoirs et les barrages hydroélectriques.

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Habitat

Le chabot tacheté de Columbia se trouve habituellement dans les rapides à fond rocheux des rivières et des ruisseaux, mais il peut aussi parfois vivre dans des lacs.

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Biologie

Les chabots tachetés de Columbia vivent dans des plans d'eau rocheux en aval de rapides sur haut fond, dans lesquels ils ne se dispersent pas de plus de quelques centaines de mètres, pour ensuite revenir dans les courants plus rapides lors de la saison de reproduction. Ils commencent à se reproduire lorsqu’ils atteignent environ deux ans. Les femelles atteignent leur maturité lorsqu’elles mesurent aussi peu que 55 mm, mais la plupart de ces individus deviennent matures à environ 75 mm de long. Les mâles sont habituellement plus gros que les femelles. Les femelles choisissent les mâles les plus gros qui ont généralement un avantage concurrentiel et défendent les meilleurs territoires. Les chabots tachetés frayent en mai ou en juin. Chaque femelle fraye une fois par an et dépose tous ses œufs (plus de 100) dans une masse hémisphérique simple dans un nid dont le diamètre varie entre 12 et 37 cm. Les femelles déposent leurs masses d’œufs sur ou au-dessous des roches où l’eau coule à un rythme constant. Plus d’une femelle peut contribuer à une masse d’œufs dans un nid. Les mâles sont polygames et se reproduisent généralement avec 2 à 4 femelles, mais peuvent se reproduire avec davantage de femelles. Ils restent près des nids pendant la ponte (jusqu’à 5 semaines), l’incubation (de 1 à 2 semaines) et durant le début de l’alevinage (période pouvant durer 2 semaines), et peuvent ventiler à la fois les œufs et le fretin nouvellement éclos au moyen de leurs nageoires pectorales. Puisque le chabot tacheté est un poisson de fond, les déplacements des juvéniles ou des adultes sur de longues distances sont peu probables. Les œufs tout comme le fretin sont relativement gros comparativement à ceux des autres poissons de taille semblable. Ces adaptations permettent au fretin d’être moins entraîné en aval des habitats privilégiés de rapides sur haut fond, et de demeurer dans des eaux plus calmes en attendant d’être suffisamment fort pour pénétrer dans les courants des rapides. La distance totale de dispersion de ces juvéniles est probablement inférieure à 200 m. Cette espèce se disperse lentement d'un cours d'eau à un autre, ce qui entraîne l’isolement génétique des sous-populations. Les chabots tachetés se nourrissent d’insectes aquatiques qu’ils trouvent sous des roches ou dans de fines pellicules d’algue qui recouvrent des roches. Il existe quelques rares cas de chabots se nourrissant d’autres poissons ou de leurs œufs.

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Menaces

L'espèce est limitée à des portions de rivières offrant un habitat convenable, et la quantité de ces portions est relativement limitée au Canada. De plus, une concurrence avec d’autres espèces de chabot limite le chabot tacheté de Columbia à certaines portions des rivières; les autres espèces étant de meilleurs concurrents dans des eaux plus lentes ou plus rapides.Les populations de chabots sont touchées par les fluctuations anormales des niveaux d’eau, de température et du débit du fait des rejets d’eau des réservoirs hydroélectriques et de retenue. Des niveaux d’eau contrôlés ont créé des conditions plus appropriées pour d’autres espèces. Des barrages ont éliminé les habitats convenables dans certaines zones. L’agriculture, l’exploitation minière, l’exploitation forestière, la pollution provenant des usines de bois de sciage, les installations de traitement des eaux usées, etc., ainsi que d’autres types de perturbations anthropiques ont eu des effets néfastes. Dans le passé, des programmes d’empoisonnement des lacs ont conduit à l’extermination de l’espèce dans certaines zones.La plus grande menace pesant sur l’espèce est l’extraction de charbon dans le secteur de la rivière Flathead. Le projet d’extraction de charbon exigerait la construction d’un village, de routes et de lignes de transport d’électricité de même que le détournement du ruisseau Howell vers la rivière Flathead. Ces perturbations pourraient sérieusement détériorer l’habitat du chabot dans la rivière Flathead et, par conséquent, avoir un effet néfaste sur la taille de la population.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

La Loi sur les pêches du gouvernement fédéral interdit la destruction de l’habitat du poisson.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

5 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapport sur les progrès de la mise en œuvre du programme de rétablissement

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le chabot du Columbia (Cottus hubbsi) au Canada (2011)

    Le chabot du Columbia est un petit poisson benthique dont le corps s’effile de la tête et des nageoires pectorales relativement grandes à une étroite nageoire caudale (queue). Il atteint une longueur totale maximale d’environ 110 millimètres. Le chabot du Columbia se distingue des autres espèces de chabots cooccurrentes par sa tête relativement longue, une ligne latérale complète, de larges rayures foncées sur la nageoire caudale et des rayures obliques foncées sur la nageoire anale. Il n’existe aucune preuve d’unités désignables multiples pour le chabot du Columbia.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Chabot du Columbia (2011)

    Au Canada, ce petit poisson d’eau douce est endémique au bassin du fleuve Columbia, où sa répartition géographique est petite. À l’âge adulte, c’est un poisson de fond sédentaire, ce qui le rend particulièrement vulnérable à la diminution de sa superficie d’habitat et de la qualité de cet habitat causée par la sécheresse et les changements du débit d’eau. L’espèce répond presque aux critères du statut d’espèce menacée en raison de sa petite aire de répartition géographique, de son faible nombre de localités et d’une diminution continue de la qualité de l’habitat.

Plans de gestion

  • Plan de gestion du chabot du Columbia (Cottus hubbsi) au Canada (2012)

    Le chabot du Columbia est une espèce endémique dans le cours principal du Columbia et ses tributaires, en aval des lacs en Flèche. En Colombie-Britannique, on en capturé des individus de l’espèce dans les rivières Similkameen, Tulameen, Kettle, Kootenay et dans le fleuve Columbia. Aux États-Unis, le chabot du Columbia est présent dans presque tout le bassin hydrographique du fleuve Columbia, en aval de la frontière entre le Montana et l’Idaho, y compris le bassin de la rivière Snake, en aval des chutes Shoshone , en Idaho. Les tendances relatives à l’abondance et à la répartition de l’espèce au Canada demeurent inconnues.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.