Profil d'espèce

Grenouille-à-queue des Rocheuses

Nom scientifique : Ascaphus montanus
Autres noms/noms précédents : Grenouille-à-queue (Population des montagnes du Sud)
Taxonomie : Amphibiens
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2013
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Grenouille-à-queue des Rocheuses

Grenouille-à-queue des Rocheuses Photo 1

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Description

La grenouille-à-queue des Rocheuses adulte est petite et a une grosse tête; la pupille est verticale, et les orteils extérieurs des pattes postérieures sont larges et aplatis; le tympan fait défaut. La couleur varie de havane ou brun à vert olive ou rouge, et une barre cuivrée bien distincte au contour foncé est visible entre les yeux. Le nom « grenouille-à-queue » vient de la présence chez le mâle d’une courte extension conique du cloaque qui lui sert d’organe copulateur. Les têtards possèdent un disque oral modifié en ventouse qui leur permet de s’agripper aux roches même dans les eaux les plus vives. Leur peau est marbrée, noir et havane, et, au bout de leur queue, ils présentent un ocelle blanc saillant au contour noir. Les deux espèces de grenouilles-à-queue, du genre Ascaphus, sont parmi les grenouilles les plus primitives du monde et ont un mode de vie spécialisé, adapté à la vie dans les cours d’eau rapides. La grenouille-à-queue des Rocheuses est aussi l’une des espèces dont la longévité est des plus élevées en Amérique du Nord et le développement des plus lents, alors qu’elle passe 3 ans à l’état de têtards et n’atteint la maturité sexuelle que vers l’âge de 7 ou 8 ans. (Mise à jour 20017/06/14)

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Répartition et population

La grenouille-à-queue des Rocheuses se rencontre depuis l’extrême sud-est de la Colombie-Britannique et, vers le sud, à travers l’ouest du Montana et de l’Idaho au nord de la plaine de la rivière Snake jusqu’aux monts Wallowa, au nord-est de l’Oregon et aux monts Blue à l’extrême sud-est de l’État de Washington. Au Canada, sa présence est limitée à deux endroits montagneux disjoints, le bassin versant de la rivière Flathead et le bassin versant de la rivière Yahk, séparés par le sillon des Rocheuses. (Mise à jour 2017/06/14)

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Habitat

L’espèce est limitée à de petits ruisseaux qui ne s’assèchent jamais, à moyenne altitude dans des forêts de conifères. Le plus souvent, elle est associée à des ruisseaux en escalier au cours rapide, dont le lit est constitué de roches lisses, de galets et de roches, plutôt que de limon, de sable ou de cailloux. (Mise à jour 2017/06/14)

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Biologie

Les grenouilles-à-queue ont de faibles taux de reproduction comparativement à d’autres grenouilles; les femelles produisent une couvée plutôt réduite de 50 à 85 œufs incolores de la taille d’un pois une année sur deux. Elles sont bien adaptées au froid et ne peuvent pas supporter des températures supérieures à 21 °C. Les grenouilles-à-queue des Rocheuses adultes sont nocturnes; de plus, elles sont très fidèles à un site et ne s’en éloignent généralement pas de plus de 20 m en une année. Les têtards se nourrissent principalement de diatomées, qu’ils raclent sur les roches submergées, mais les grenouilles transformées ont un régime alimentaire constitué d’une variété d’arthropodes terrestres. Ses prédateurs sont le Cincle d’Amérique, la truite fardée, la couleuvre rayée et le crapaud de l’Ouest. (Mise à jour 2017/06/14)

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Menaces

Les principales menaces qui pèsent sur la grenouille-à-queue des Rocheuses au Canada sont la sédimentation accrue dans les ruisseaux, la modification des régimes hydrologiques, la perte du milieu constitué de forêts riveraines et de liens entre les cours d’eau en amont, les fluctuations environnementales et démographiques stochastiques découlant du faible effectif de la population, et les changements climatiques entraînant une contraction de l’habitat lotique. Les activités humaines associées à l’exploitation forestière et minière et à la construction routière peuvent exacerber ces menaces. Les feux de friche peuvent avoir un important effet négatif à court terme sur l’abondance de têtards de grenouille-à-queue des Rocheuses; cependant, il se peut que l’espèce soit capable de se rétablir d’un feu de friche en moins de dix ans. La chytridiomycose, une maladie épizootique causée par le champignon Batrachochytrium dendrobatidis, est reconnue comme une des principales menaces qui pèsent sur les populations d’amphibiens partout dans le monde, mais, à l’heure actuelle, rien n’indique la présence de la maladie ou de cas d’infection grave au sein de la population de grenouilles-à-queue des Rocheuses. L’interdiction de procéder à l’exploration et à l’exploitation des ressources minières décrétée en vertu de la Flathead Watershed Area Conservation Act a réduit les menaces dans la partie de l’aire de répartition de l’espèce qui se trouve dans le bassin de la Flathead. (Mise à jour 2017/06/14)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Grenouille-à-queue des Rocheuses est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

La grenouille-à-queue des Rocheuses est protégée par la Wildlife Act de la Colombie-Britannique. Cette loi interdit de tuer ou de collecter les amphibiens ou de les garder en captivité sans permis..

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la grenouille-à-queue des Rocheuses (Ascaphus montanus) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de la Grenouille-à-queue des Rocheuses

  • Ted Antifeau - Président/Contact - Gouv. de la Colombie Britannique
    Tél. : 250-354-6163  Téléc. : 250-354-6332  Envoyer un courriel

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présent Une équipe de rétablissement dont le mandat consiste à coordonner les mesures de rétablissement de la grenouille à queue des Rocheuses et à élaborer un programme de rétablissement a été formée. Résumé des activités de recherche et de surveillance Les relevés indiquent la présence en Colombie Britannique de deux populations de grenouille à queue des Rocheuses séparées sur le plan géographique : une dans le bassin hydrographique de la rivière Flathead et l’autre dans le bassin de la rivière Yahk. Des inventaires à grande échelle visant à définir l’aire de répartition et la distribution à l’intérieur de celle-ci ont été effectués pour les deux populations. Des protocoles de surveillance des deux populations et de l’état de leur habitat sont en cours d’élaboration. Résumé des activités de rétablissement Une petite portion de l’habitat de la grenouille à queue des Rocheuses, située dans le bassin hydrographique de la rivière Flathead, a été durement touchée par les incendies de forêt en 2003. Les routes d’accès construites pour la lutte contre les incendies ont été mises hors service ou stabilisées, ce qui réduit au minimum la pollution causée par des sédiments dans les cours d’eau où se trouve la grenouille à queue. Ces mesures de remise en état efficaces continueront tout au long de 2005 et peut être plus longtemps, et l’équipe de rétablissement pourra en recommander d’autres. À l’heure actuelle, l’équipe de rétablissement élabore un plan de protection de l’habitat riverain à l’échelle des bassins hydrographiques pour la rivière Yahk et la rivière Flathead. Presque tout l’habitat de la grenouille se trouve dans des terres publiques. L’équipe de rétablissement a donc comme objectif de créer des aires d’habitat faunique pour protéger les aires de reproduction et de dispersion essentielles partout dans ces bassins. Dans les aires d’habitat faunique, on protégera l’habitat que constituent les cours d’eau et leurs rives en limitant l’accès du bétail, la récolte et l’activité minière.

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

8 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la grenouille-à-queue des Rocheuses (Ascaphus montanus) au Canada (2014)

    La grenouille-à-queue des Rocheuses adulte est petite et a une grosse tête; la pupille est verticale, et les orteils extérieurs des pattes postérieures sont larges et aplatis; le tympan fait défaut. La couleur varie de havane ou brun à vert olive ou rouge, et une barre cuivrée bien distincte au contour foncé est visible entre les yeux. Le nom « grenouille-à-queue » vient de la présence chez le mâle d’une courte extension conique du cloaque qui lui sert d’organe copulateur. Les têtards possèdent un disque oral modifié en ventouse qui leur permet de s’agripper aux roches même dans les eaux les plus vives. Leur peau est marbrée, noir et havane, et, au bout de leur queue, ils présentent un ocelle blanc saillant au contour noir.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Grenouille-à-queue des Rocheuses (2015)

    Au Canada, cette grenouille inhabituelle qui se reproduit dans des cours d’eau se limite à deux bassins hydrographiques non interconnectés, où elle dépend de petits cours d’eau rapides en forêt. La détérioration de l’habitat résultant de la sédimentation associée principalement aux routes, à l’exploitation forestière et aux incendies, ainsi que la perte de l’habitat de dispersion terrestre en raison de l’exploitation forestière et de la récolte de bois sont les menaces principales. La population totale est petite et compte environ 3 000 individus adultes, ce qui augmente la vulnérabilité de la population aux perturbations de l’environnement. Une plus grande protection de l’habitat et un moratoire sur l’exploitation minière dans la portion de la rivière Flathead de l’aire de répartition a mené à un changement du statut qui était « en voie de disparition ».

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de la grenouille-à-queue des Rocheuses (Ascaphus montanus) au Canada (2015)

    Le ministre de l’Environnement est le ministre compétent pour le rétablissement de la grenouille à queue des Rocheuses et il a élaboré la présente addition du gouvernement fédéral au programme de rétablissement (partie 1), conformément à l’article 37 de la LEP. Cette addition a été élaborée en collaboration avec la Province de la Colombie Britannique. L’article 44 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) autorise le Ministre à adopter en tout ou en partie un plan déjà élaboré à l’égard d’une espèce, si ce plan respecte les exigences de contenu imposées par la LEP au paragraphe 41(1) ou 41(2). La Province de la Colombie Britannique a remis le plan de rétablissement de la grenouille à queue des Rocheuses ci joint (partie 2), à titre d’avis scientifique, aux instances responsables de la gestion de l’espèce en Colombie Britannique. Ce plan a été préparé en collaboration avec Environnement Canada.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations). Compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et les services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les organismes nuisibles, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent donc avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2013-2014 (2014)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2013 à septembre 2014), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 24 au 29 novembre 2013, et la deuxième, du 27 avril au 2 mai 2014. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 0 En voie de disparition : 23 Menacées : 12 Préoccupantes : 20 Données insuffisantes : 0 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 25 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2015 (2015)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 521 espèces forment la liste. Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 15 avril 2015 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 15 octobre 2015 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017