Profil d'espèce

Éléocharide tuberculée

Nom scientifique : Eleocharis tuberculosa
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Nouvelle-Écosse
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2010
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Éléocharide tuberculée

Éléocharide tuberculée Photo 1

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Description

L’Éléocharide tuberculée est une plante herbacée à tiges plates, raides et érigées, ayant des feuilles très petites. Elle peut atteindre entre 10 et 40 cm de haut. Les fleures individuelles sont minuscules et passent presque inaperçues, mais elles sont regroupées dans un épi ovale distinctif au sommet de la tige. La plante est raide et elle pousse en touffes denses, ce qui aide à la distinguer des autres espèces d'éléocharides.

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Répartition et population

Cette espèce de la plaine côtière de l'Atlantique pousse de la Nouvelle-Écosse vers le sud le long de la côte de l'Atlantique jusqu'en Floride et vers l'ouest le long de la côte du golfe du Mexique jusqu'au Texas. La population canadienne est isolée de la population américaine la plus proche et elle est probablement génétiquement distincte des populations américaines. Au Canada, on ne connaît que cinq lacs du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse où se trouve cette plante. La superficie totale connue occupée par cette espèce en Nouvelle-Écosse est d'environ 200 à 300 mètres carrés. On a documenté environ 3 000 à 4 000 touffes dont 60 à 70 p. 100 à un seul lac. Il semble que la taille de la population fluctue considérablement d'une année à l'autre et la présence ou l'absence de l'espèce à des sites a aussi tendance à varier d'une année à l'autre. Les tendances à long terme des populations sont inconnues.

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Habitat

L'Éléocharide tuberculée pousse dans une région de la Nouvelle-Écosse qui a tendance à avoir des saisons de croissance chaudes et sèches. Elle pousse sur les rivages sablonneux ou pierreux des lacs, dans des bancs de gravier et sur les bords des parcelles de tourbe qui flottent, qui se sont échouées sur la berge ou qui ont été poussées sur le rivage par la glace. On la trouve aussi sur les bords des terres humides tourbeuses adjacentes à des lacs.

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Biologie

On sait peu de choses sur la biologie de cette espèce. Considérée par certains comme une plante annuelle, l'Éléocharide tuberculée est aussi considérée vivace. Elle peut se reproduire végétativement et pousser en touffes. Les populations de la Nouvelle-Écosse fleurissent en août et les plantes sont pollinisées par le vent. Les graines atteignent leur maturité en septembre et en octobre et sont dispersées par le vent ou l'eau.

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Menaces

Au Canada, l'Éléocharide tuberculée pousse dans une zone très restreinte à l'extrémité septentrionale de son aire de répartition et on présume qu'elle est limitée par le climat et la disponibilité d'habitats adéquats. On la trouve dans des régions ou il n'y a aucune compétition d'autres plantes ou où celle-ci est limitée. Son habitat est affecté par des facteurs environnementaux défavorables tels de violentes tempêtes, des inondations et l’affouillement glacial (la pression des glaces contre les rivages), ainsi que par la destruction des rivages des lacs par les activités récréatives des résidents locaux (l'utilisation de véhicules tous terrains, les installations de débarquement de bateaux, la construction de quais et d’appontements). L'aménagement de chalets et d’autres activités semblables dans la région où pousse cette plante peuvent représenter d'autres menaces.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

L’éléocharide tuberculée est protégée par la Endangered Species Act de la Nouvelle-Écosse. Cette loi interdit de nuire aux individus de l’espèce, et de les tuer ou de les collectionner.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement et plan de gestion plurispécifique pour la flore de la plaine côtière de l'Atlantique au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

Nom : Programme de rétablissement et plan de gestion modifiés plurispécifiques pour la flore de la plaine côtière de l'Atlantique au Canada
État d'avancement : Versions proposées affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de la flore de la plaine côtière de l'Atlantique

  • Sherman Boates - Président/Contact - Gouv. de la Nouvelle Écosse
    Tél. : 902-679-6146  Téléc. : 902-679-6176  Envoyer un courriel
  • Samara Eaton - Président/Contact - Environnement Canada
    Tél. : 506-364-5060  Téléc. : 506-364-5062  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

11 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l'éléocharide tuberculée Eleocharis tuberculosa) au Canada (2010)

    L’éléocharide tuberculée (Eleocharis tuberculosa) est une espèce vivace de Cypéracées. Elle doit son nom au gros tubercule qui orne son fruit et la distingue ainsi des espèces semblables. La plante pousse en touffes denses. Les tiges peuvent atteindre 40 cm de hauteur et portent chacune une paire de feuilles basales dépourvues de limbe. L’inflorescence se limite à un épillet terminal réunissant un grand nombre de fleurs apétales. Chaque fleur possède à la fois un pistil et des étamines et est cachée par une seule écaille. Chaque touffe peut produire un grand nombre de tiges fertiles.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • COSEPAC - Sommaire de l’évaluation et Rapport de situation : Éléocharide tuberculée Eleocharis tuberculosa (2010)

    Sommaire de l’évaluation – Avril 2010 Nom commun Éléocharide tuberculée Nom scientifique Eleocharis tuberculosa Statut Préoccupante Justification de la désignation Au Canada, ce carex existe sur les rives tourbeuses et sablonneuses de seulement six lacs dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. L’utilisation de véhicules tout-terrain le long des rives des deux plus grands lacs, où sont concentrés la plupart des effectifs de la population canadienne, a causé la dégradation d’une partie de l’habitat de l’espèce. Le développement de chalets et les impacts connexes (qualité de l’eau et perturbations de l’habitat) sont actuellement des menaces limitées qui ont le potentiel de s’accroitre dans le futur. Des relevés plus intensifs des habitats riverains indiquent que l’espèce est un peu plus abondante que ce qui avait été documenté auparavant. Répartition Nouvelle-Écosse Historique du statut Espèce désignée « menacée » en mai 2000. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en avril 2010.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Éléocharide tuberculée (2010)

    Au Canada, ce carex existe sur les rives tourbeuses et sablonneuses de seulement six lacs dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. L’utilisation de véhicules tout-terrain le long des rives des deux plus grands lacs, où sont concentrés la plupart des effectifs de la population canadienne, a causé la dégradation d’une partie de l’habitat de l’espèce. Le développement de chalets et les impacts connexes (qualité de l’eau et perturbations de l’habitat) sont actuellement des menaces limitées qui ont le potentiel de s’accroitre dans le futur. Des relevés plus intensifs des habitats riverains indiquent que l’espèce est un peu plus abondante que ce qui avait été documenté auparavant.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement et plan de gestion plurispécifiques pour la flore de la plaine côtière de l’Atlantique au Canada (2016)

    En vertu de l’article 37 de la LEP, le ministre compétent est tenu d’élaborer des programmes de rétablissement à l’égard des espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et, en vertu de l’article 65 de la LEP, le ministre compétent est tenu d’élaborer des plans de gestion à l’égard des espèces préoccupantes. Le présent programme de rétablissement et plan de gestion servira également de plan de gestion distinct, comme l’exige la LEP (articles 65-67), pour les espèces désignées préoccupantes en vertu de la LEP qui y sont incluses. La province de la Nouvelle Écosse, Environnement Canada et Agence Parcs Canada ont mené l’élaboration du présent document, qui a été préparé en coopération ou en consultation avec de nombreux autres particuliers et organismes, y compris des organismes non gouvernementaux environnementaux, des intervenants de l’industrie, des peuples autochtones et des propriétaires de terres privées.

Plans de gestion

  • Programme de rétablissement et plan de gestion plurispécifiques pour la flore de la plaine côtière de l’Atlantique au Canada (2010)

    En vertu de l’article 37 de la LEP, le ministre compétent est tenu d’élaborer des programmes de rétablissement à l’égard des espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et, en vertu de l’article 65 de la LEP, le ministre compétent est tenu d’élaborer des plans de gestion à l’égard des espèces préoccupantes. Le présent programme de rétablissement et plan de gestion servira également de plan de gestion distinct, comme l’exige la LEP (articles 65-67), pour les espèces désignées préoccupantes en vertu de la LEP qui y sont incluses. La province de la Nouvelle Écosse, Environnement Canada et Agence Parcs Canada ont mené l’élaboration du présent document, qui a été préparé en coopération ou en consultation avec de nombreux autres particuliers et organismes, y compris des organismes non gouvernementaux environnementaux, des intervenants de l’industrie, des peuples autochtones et des propriétaires de terres privées.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2011)

    Sur recommandation du ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2012)

    L’objet du Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril est d’ajouter 18 espèces à l’annexe 1, la Liste des espèces en péril (la Liste), et de changer la classification de 7 espèces inscrites, aux termes du paragraphe 27(1) de la LEP. Cette modification est proposée à la suite de la recommandation du ministre de l’Environnement à la lumière d’évaluations scientifiques qu’a faites le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), et à la suite de consultations tenues auprès des gouvernements, des peuples autochtones, des intervenants et du public canadien.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 (2010)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada, la fonction première du COSEPAC est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu’il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l’évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages et a revu le statut de 79 espèces (espèces, sous-espèces, populations). Lors de la réunion de novembre 2009, le COSEPAC a évalué ou revu le statut de 28 espèces sauvages. À sa réunion d’avril 2010, le Comité a évalué ou revu la classification de 51 espèces sauvages additionnelles (espèces, sous-espèces, populations). Le COSEPAC a revu la classification de 32 espèces sauvages déjà inscrites à l’annexe 1 de la LEP et leur statut a été confirmé (disparue du pays - espèce ne vivant plus à l’état sauvage au pays, mais qu’on trouve ailleurs -, en voie de disparition, menacée ou préoccupante). Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2009-2010 sont les suivants : Disparues du pays : 6 En voie de disparition : 39 Menacées : 16 Préoccupantes : 17 Données insuffisantes : 1 Le présent rapport présente au ministre le statut de 46 espèces nouvellement désignées comme disparues du pays, en voie de disparition, menacées ou préoccupantes et remplit les obligations du COSEPAC stipulées aux articles 25 et 26 de la Loi sur les espèces en péril. Un résumé complet et détaillé de l’évaluation de chaque espèce et la justification de la désignation de chacune d’entre elles se trouvent à l’annexe I du rapport. Depuis sa création, le COSEPAC a évalué 602 espèces sauvages correspondant à diverses catégories de risque, dont 262 en voie de disparition, 151 menacées, 166 préoccupantes et 23 disparues du pays. Au total, 13 espèces ont été désignées comme espèces disparues. À ce jour, 46 espèces sauvages ont été inscrites dans la catégorie « données insuffisantes » et 166 espèces ont été désignées comme « non en péril ». L’année en cours a été particulièrement productive pour le Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) du COSEPAC. En avril 2010, le COSEPAC a approuvé les Lignes directrices des procédures et des protocoles relatifs aux connaissances traditionnelles autochtones. Ces lignes directrices établissent des principes clairs ayant été convenus quant à la collecte de connaissances traditionnelles autochtones dans l’accomplissement de la mission du COSEPAC prescrite au paragraphe 15(2) de la LEP (voir l’annexe III du rapport ci-joint). Nous sommes reconnaissants aux aînés des collectivités et aux experts pour l’aide généreuse et l’enthousiaste qu’ils ont apportés au Sous-comité dans la préparation des protocoles sur les CTA.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Novembre 2010 (2010)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 février 2011 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 4 février 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.

Description de la résidence

  • Justification de la résidence - Éléocharide tuberculée (2007)

    Les plantes individuelles de l’éléocharide tuberculée ne semblent pas utiliser un gîte semblable à celui d’un nid ou d’un terrier et ne réunissent donc pas les conditions requises pour être considérées comme ayant une résidence. Il n'y aurait donc aucune autre protection juridique que celle qui est déjà prévue par la protection de l'individu et de son habitat essentiel.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017