Profil d'espèce

Saule de Turnor

Nom scientifique : Salix turnorii
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Saskatchewan
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2000
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Saule de Turnor

Saule de Turnor Photo 1

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Description

Les Saules de Turnor sont des arbustes droits ayant la forme d'une pyramide étroite atteignant entre un et deux mètres de hauteur (parfois jusqu'à quatre mètres), à l'écorce gris vert pâle qui normalement est lisse sur les branches d’au moins un an. Les brindilles plus jeunes ont une écorce rougeâtre ou mauve qui peut être poilue au début, mais qui devient lisse par la suite. Les feuilles plates et allongées de forme plus ou moins ovale sont visiblement plus longues (de 2 à 3,5 cm) que larges (de 0,5 à 1 cm) et elles ont des extrémités très dentelées. Leur base est arrondie, mais leur bout est très pointu. Les deux surfaces sont vert pâle, l'inférieure étant plus pâle. Jeunes, elles peuvent être poilues, mais elles deviennent presque lisses à maturité. Les tiges des feuilles atteignent entre 2 et 5 mm de long. Les chatons sont composés de grappes de fleurs sur des épis. On trouve à la base de chaque chaton une bractée semblable à une écaille. Les graines portent des touffes de poils cotonneux. Cette espèce est dioïque (plantes mâles et femelles distinctes).

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Répartition et population

Le Saule de Turnor est endémique (se trouve seulement) aux dunes de sable d'Athabasca du nord-ouest de la Saskatchewan. Il pousse un peu partout sur seulement quatre des plus grands champs de dunes dans le système de dunes. Bien qu'aucune étude n'ait été réalisée sur la taille et les tendances de la population, on la croit stable.

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Habitat

Ce saule pousse dans des dunes instables à découvert, surtout sur les crêtes, les arêtes et dans les dépressions humides, surtout sur des pentes sous le vent, mais aussi sur le sable mouvant peu profond des champs de gravier et parfois sur les pentes dans le vent.

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Biologie

Au début du printemps, les chatons apparaissent avec les feuilles. Puisque ce saule est dioïque, l'autopollinisation est impossible. Les fleurs sont généralement pollinisées par des insectes, mais la pollinisation par le vent peut aussi parfois survenir. Les graines sont particulièrement formées pour être dispersées par le vent, elles sont légères et dotées de touffes de fins poils. Les graines germent mieux dans les sections les plus humides des dunes et c’est là que les semis s'établissent donc. Ce saule se reproduit à l’aide de ses graines, mais certaines branches qui sont enfouies dans le sable peuvent prendre racine et lancer par la suite des branches. On croit que cette espèce s'hybride parfois avec d'autres saules de la région.

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Menaces

Bien que les dunes soient situées dans des endroits éloignés, les menaces au saule causées par l'accès potentiellement accru du public aux champs de dunes comprennent le piétinement et la perturbation des habitats par les adeptes de la randonnée pédestre, les écotouristes et diverses formes d'utilisations des dunes à des fins récréatives (p. ex. les voiturettes de dunes, les motocyclettes).

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Toute l’aire de répartition du saule de Turnor se trouve dans le Athabasca Sand Dunes Provincial Wildnerness Park.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

1 enregistrement(s) trouvé(s).

Plans de gestion

  • Plan de gestion plurispécifique visant les espèces des dunes de l’Athabasca, au Canada (2013)

    Le présent plan de gestion vise un groupe de sept plantes qui sont inscrites comme « espèces préoccupantes » aux termes de la Loi sur les espèces en péril (LEP) et se rencontrent dans les dunes de l’Athabasca, dans le nord de la Saskatchewan : l’achillée à gros capitules, l’arméria de l’Athabasca, la deschampsie du bassin du Mackenzie, le saule psammophile, le saule silicicole, le saule de Turnor et la tanaisie floconneuse. Les dunes de l’Athabasca sont un complexe de dunes vives et de dunes stabilisées longeant la rive sud du lac Athabasca, à l’intérieur du parc provincial Athabasca Sand Dunes, parc de 1 925 km² situé dans le coin nord-ouest de la Saskatchewan. Les sept espèces sont endémiques (non présentes ailleurs) à ce complexe de dunes, sauf pour une occurrence du saule silicicole signalée au Nunavut et une occurrence de la deschampsie du bassin du Mackenzie signalée dans les Territoires du Nord-Ouest (ces deux occurrences font l’objet d’un examen) ainsi que quelques observations faites à proximité des dunes, sur les rives du lac Athabasca.