Profil d'espèce

Garrot d'Islande Population de l'Est

Nom scientifique : Bucephala islandica
Taxonomie : Oiseaux
Distribution : Québec, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard , Nouvelle-Écosse , Terre-Neuve-et-Labrador
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2011
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


Recherche avancée

Liens rapides : | Photo | Description | Répartition et population | Habitat | Biologie | Menaces | Protection | Équipe de rétablissement | Programme national de rétablissement | Documents

Image de Garrot d'Islande

Garrot d'Islande Photo 1

Haut de la page

Description

Le Garrot d’Islande est un canard plongeur de taille moyenne (le mâle pèse 1 150 grammes et la femelle, 800 grammes). Les mâles et les femelles se distinguent les uns des autres par leur taille et leur plumage. Les Garrots d’Islande reproducteurs mâles sont blanc et noir. Ils ont une tête noir violacé et une tache blanche en forme de croissant à la base du bec. Les femelles ont la partie inférieure brun noir tirant sur le gris, les flancs et le ventre blanchâtres et la tête brun chocolat. De plus, en hiver et au printemps, les femelles adultes ont le bec orange vif frappant.

Haut de la page

Répartition et population

Le Garrot d’Islande se reproduit et hiverne surtout au Canada. Il se reproduit aussi en Alaska, au Wyoming et au Montana, et de petites populations se trouvent dans les États du Washington, de l’Oregon et dans le Nord de la Californie. Une petite population résidente se trouve aussi en Islande. Au Canada, la plupart des Garrots d’Islande nichent et hivernent à l’ouest des montagnes Rocheuses et, en moins grand nombre, en Alberta et dans le Sud du Yukon. Les limites de l’aire de répartition de la population de l’Est du Garrot d’Islande demeurent inconnues. Les données indiquent qu’elle ne niche qu’au Canada; les seules observations de nidification confirmées viennent du Québec. Un petit nombre d’individus de cette population hiverne dans les provinces maritimes et le long de la côte de l’Atlantique Nord aux États-Unis.De 3 500 à 4 000 oiseaux de cette espèce hivernent au Québec : 2 500 individus le long de l’estuaire du Saint-Laurent, de 1 000 à 1 500 individus le long du golfe du Saint-Laurent et près de 400 individus dans les provinces de l’Atlantique et au Maine. D’après ces renseignements, la population hivernante de Garrots d’Islande dans l’Est de l’Amérique du Nord est estimée à environ 4 500 individus, ou à 1 400 couples (30 p. 100 sont des femelles adultes). Les tendances spécifiques des populations sont inconnues, mais on croit que la population de l’est de l’espèce a décliné pendant le 20e siècle et qu’elle est peut-être toujours en déclin.

Haut de la page

Habitat

Dans les régions de l’Ouest du Canada, le Garrot d’Islande préfère les lacs alcalins aux lacs d’eau douce pendant la saison de reproduction. L’espèce a une préférence particulière pour les lacs sans poissons. Au Québec, la population de l’Est se trouve dans les régions de sapins et de bouleaux blancs de la province. Plus précisément, les oiseaux semblent être limités aux petits lacs en haute altitude, au Nord de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent. En dehors de la saison de reproduction, l’espèce passe un certain temps dans les eaux côtières de l’estuaire et du golfe. Dans l’Est du Canada, il y a eu une importante diminution du montant d’habitats de reproduction convenables en raison de l’exploitation forestière et de l’ensemencement de poissons dans les lacs. Il y a aussi eu une détérioration de la qualité des habitats d’hivernage le long du corridor du Saint-Laurent à cause de la contamination des sédiments du fleuve.

Haut de la page

Biologie

Le Garrot d’Islande est monogame et se reproduit pour la première fois à l’âge de deux ans environ. La nidification se fait surtout dans la cavité d’un arbre, parfois dans des crevasses rocheuses ou dans d’autres cavités; l’espèce s’adapte facilement aux nichoirs. Les nids sont habituellement placés à une distance de un à deux kilomètres d’une source d’eau et à une hauteur de 2 à 15 mètres. Les femelles élèvent une portée par année. La ponte comporte de 6 à 12 œufs et l’incubation dure 30 jours. Le Garrot d’Islande se nourrit dans les eaux de l’intérieur pendant la saison de reproduction; son régime comprend des insectes aquatiques et des crustacés. Pendant l’hiver, l’espèce consomme des mollusques et des crustacés provenant des eaux côtières.

Haut de la page

Menaces

Vers la fin de l’automne, pendant l’hiver et au début du printemps, un nombre élevé d’individus de la population de l’Est se rassemble dans quelques endroits le long du corridor du Saint-Laurent. Un seul déversement de pétrole pourrait avoir de graves conséquences pour cette petite population. La contamination des sédiments des principales aires d’hivernage pourrait aussi toucher les oiseaux le long du corridor. La chasse constitue une autre menace. Peu d’oiseaux sont pris chaque automne, mais même une prise peu abondante effectuée de façon continue pourrait avoir une incidence importante sur cette population. L’exploitation forestière menace l'aire de reproduction de l’espèce; elle détruit les nids, réduit le nombre de sites qui pourraient être disponibles pour la nidification, expose les jeunes à la prédation et augmente la perturbation en rendant les lacs plus accessibles. De plus, les lacs initialement sans poissons ont été ensemencés d’ombles de fontaine, et il semble que la présence de ces poissons pourrait réduire la qualité des lacs pour les Garrots d’Islande.

Haut de la page

Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Les Garrots d’Islande appartenant à la population de l’Est sont protégés par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs du gouvernement fédéral. Cette loi interdit de nuire aux adultes, aux jeunes et aux œufs, et de les tuer ou de les collectionner. L’espèce est protégée aussi par la Endangered Species Act de Terre-Neuve-et-Labrador.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

Haut de la page

Équipe de rétablissement

Unité de planification de la conservation du SCF-Québec

  • Unité du rétablissement des espèces en péril du SCF-QC - Président/Contact -
    Tél. : 1-855-253-6708  Envoyer un courriel

Haut de la page

Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés à ce jour La perte de l’habitat de reproduction en raison de l’exploitation forestière constitue la plus grande menace pour la population de l’Est du Garrot d’Islande. Les déversements de pétrole constituent également une menace pour cette espèce à cause de la concentration de sa population, en hiver, le long de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent, une voie maritime très achalandée. La révision des règlements sur la chasse contribue à protéger cette population, bien qu’il puisse être nécessaire de faire un autre examen pour protéger l’espèce dans ses zones de reproduction et le long du golfe Saint Laurent. Résumé des activités de recherche et de suivi De 1997 à 2005, la distribution, l’abondance saisonnière et le rapport des sexes et des âges des Garrots d’Islande qui hivernent dans l’estuaire et le golfe Saint Laurent ont été documentés à l’aide d’une combinaison de relevés terrestres et aériens (hélicoptère). Des adultes mâles qui hivernent le long de l’estuaire du Saint-Laurent ont été marqués avec des émetteurs de satellite afin de documenter leur reproduction, leur aire de mue, leur distribution d’hivernage et leur phénologie et de décrire le choix du moment et des routes pour les migrations et les mues au printemps et à l’automne. L’utilisation de boîtes de nidification par les Garrots d’Islande a été évaluée entre 1999 et 2004 sur les lacs des hautes terres Laurentiennes, dans la forêt boréale du Québec. Les lacs sans poissons et les lacs en altitude sont liés à la présence de couples de Garrots d’Islande sur les lacs du bassin hydrologique Sainte Marguerite, dans la forêt boréale du Québec. Depuis 2004, on a recherché les cavités de reproduction naturelles dans quelques zones de reproduction accessibles par la route, dans la forêt boréale de l’Est du Québec. Des centaines de lacs de cette forêt ont fait l’objet de relevés afin d’y trouver des couples reproducteurs (au printemps), depuis l’an 2000, en vue de déterminer plus précisément l’aire de reproduction. Résumé des activités de rétablissement Un mémoire sur la population de l’Est du Garrot d’Islande a été présenté au ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec en 2005 afin de mettre en relief l’importance de la population en péril lorsqu’on étudie l’incidence possible de l’industrie forestière. En 2005, des recommandations de gestion ont été formulées à l’intention du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec afin de réduire l’impact potentiel de l’industrie forestière sur la population de l’Est du Garrot d’Islande. Des panneaux d’interprétation ont été créés et installés dans les sites d’hivernage importants, dont La Malbaie, Baie-des-Rochers et Baie Comeau. Lien Service canadien de la faune : Région du Québechttp://www.qc.ec.gc.ca/faune/oiseaux_menaces/html/garrot_dislande_f.html

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Garrot d’Islande (Bucephala islandica) au Canada (2011)

    Le Garrot d’Islande est un canard plongeur de taille moyenne. Les reproducteurs mâles pèsent environ 1 127 grammes (g); leur plumage est blanc et noir, leur tête noire violacée, et ils ont une tache en forme de croissant à la base du bec. Les femelles pèsent environ 799 g; leur tête est brun chocolat foncé et leur dos, brun grisâtre. Les flancs et le ventre sont blanchâtres. Durant l’hiver et le printemps, le bec de la femelle adulte est orange vif.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Garrot d'Islande, Population de l'Est (2011)

    Cette population ne se trouve que dans les régions de l’est du Canada. La population est petite, mais est relativement stable depuis les dix dernières années. Malgré les améliorations récentes en matière de protection, les menaces posées par la perte et la dégradation des habitats forestiers, en particulier, sont continues.

Plans d'actions

  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada du Gros–Morne (2016)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada du Gros–Morne est un plan d’action relatif à la LEP (art. 47 de la LEP) pour les espèces suivantes : pluvier siffleur (sous-espèce melodus), martre d’Amérique (population de Terre-Neuve) et bec-croisé des sapins (sous-espèce percna). Le plan porte aussi sur les mesures de surveillance et de gestion de onze autres espèces préoccupantes sur le plan de la conservation qui se trouvent périodiquement dans le parc. Ce plan n’est applicable que dans les terres et les eaux situées à l’intérieur des limites du parc national du Gors–Morne.

Plans de gestion

  • Plan de gestion du Garrot d’Islande (Bucephala islandica), population de l’Est, au Canada (2013)

    Le Garrot d’Islande est un canard de mer réparti en trois populations distinctes en Amérique du Nord et en Islande. La situation de la population de l’Est de l’Amérique du Nord a été évaluée en 2000 par le Comité sur le statut des espèces en péril au Canada (COSEPAC) comme étant préoccupante et l’espèce a été inscrite selon le même statut à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en 2003.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.