Profil d'espèce

Hyménoxys herbacé

Nom scientifique : Tetraneuris herbacea
Autres noms/noms précédents : Hymenoxys herbacea
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2002
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Annexe 1, Menacée


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Image de Hyménoxys herbacé

Hyménoxys herbacé Photo 1

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Description

L’hyménoxys herbacé est une petite plante herbacée vivace présentant une ou plusieurs rosettes (groupe de feuilles disposées en cercle) qui croissent d’une touffe dense à la base de la plante, et peuvent atteindre chacune jusqu’à 10 cm de hauteur. Les feuilles étroites semblent ne pas avoir de tige. D’aspect surtout linéaire et quelque peu charnues, elles deviennent vert foncé et modérément velues à maturité. Les boutons floraux se forment à l’automne, et une seule fleur de couleur dorée portée par une courte tige s’épanouit le printemps suivant. Le jaune vif de ces fleurs forme un contraste saisissant avec l’habitat calcaire relativement dénudé de la plante.

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Répartition et population

L’hyménoxys herbacé est une espèce endémique (qui ne se trouve que dans une région donnée) rare de la région des Grands Lacs, don’t 95 p. 100 de l’aire de répartition mondiale se trouve au Canada. À l’heure actuelle, 38 populations sont connues dans deux grandes régions relativement peu perturbées de l’Ontario, soit la péninsule Bruce et le sud de l’île Manitoulin. En 2000, le nombre estimé d’adultes en fleurs variait entre 3 et 3 540 000 par population. La taille totale de la population canadienne ne change probablement pas beaucoup, mais les effectifs des populations qui ont été surveillées dans les régions les plus fréquentées connaissent un déclin évident.

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Habitat

Cette espèce croît principalement dans les alvars, habitats à végétation clairsemée, d’habitude plats, qui reçoivent beaucoup de soleil et don’t la couche de sol répartie de façon éparse repose sur un substrat rocheux dolomitique ou calcaire. L’hyménoxys herbacé pousse surtout dans les fentes du calcaire ou sur des touffes de végétation basse (comme les mousses). Cet habitat est humide au printemps et à l’automne, et modérément sec pendant l’été.

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Biologie

L’hyménoxys herbacé se propage par les rhizomes (tiges souterraines) et/ou par des ramifications de la tige ligneuse vivace. Au Canada, il fleurit du début mai au début juillet et il est pollinisé par des insectes. Cette espèce est auto-incompatible, c’est à dire qu’elle ne peut pas produire de semences si le pollen provient de la même plante ou d’un autre individu génétiquement semblable. Lorsque la pollinisation réussit, la plante produit ses graines environ trois semaines après la floraison. Essentiellement, les graines sont dispersées par gravité, mais le vent et les animaux en pâturage contribuent parfois aussi à leur dispersion.

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Menaces

L’exploitation de carrières et la construction de chalets font rapidement diminuer la quantité d’habitats qui convient à l’espèce sur les propriétés privées, tandis que la circulation des humains ajoute aux dommages que les habitats ont déjà subis dans les aires publiques. Par exemple, entre autres menaces qui pèsent sur cette espèce dans le parc national de la Péninsule-Bruce, il y a le piétinement de l’habitat de rivage et la transformation des alvars en terrains de camping. Des herbivores naturellement présents (insectes granivores, lapins, oiseaux et cerfs de Virginie) se nourrissent d’hyménoxys herbacés. Les alvars qui lui servent d’habitat sont rares aussi et subissent peut-être des stress climatiques de plus en plus grands. Il semble exister des habitats inoccupés qui conviendraient à l’espèce dans son aire de répartition géographique. On ignore si l’absence d’hyménoxys herbacés en ces endroits vient de la faible capacité de dispersion de cette plante ou de ce que ces milieux ne conviennent pas à son établissement.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Hyménoxys herbacé est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Plus de la moitié des populations bénéficient aussi d’un certain niveau de protection du fait qu’elles se trouvent dans un parc national ou une réserve botanique privée.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de l'hyménoxys herbacé (Hymenoxys herbacea) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de l'Alvar de la péninsule Bruce et de l'île de Manitoulin

  • Kirsten Querbach - Président/Contact - Environnement Canada
    Tél. : 819-938-4038  Envoyer un courriel

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présent Le rétablissement de l’hyménoxys herbacé est prévu dans le programme national de rétablissement pour les écosystèmes de type alvar dans les régions de la péninsule Bruce et de l’île Manitoulin en Ontario (Multi-species Recovery Strategy for Alvar Ecosystems of the Bruce Peninsula and Manitoulin Island Regions in Ontario), qui est l’œuvre d’une équipe de rétablissement en partenariat. L’équipe est codirigée par le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (MRNO) et Parcs Canada, avec le soutien d’Environnement Canada. Dans l’ensemble, la population canadienne d’hyménoxys herbacés n’a pas changé de manière significative, quoique des déclins aient été observés chez des populations situées dans des secteurs très fréquentés. Résumé des activités de recherche et de surveillance L’International Alvar Conservation Initiative (IACI), coordonnée par le bureau du Nature Conservancy’s Great Lakes Program à Chicago, Illinois, s’intéresse à tous les alvars de l’Amérique du Nord et a mené des inventaires de terrain détaillés et standardisés dans la majorité des grands alvars de l’Ontario, du Michigan, de l’État de New York et de l’Ohio. Une étude écologique des alvars de l’Ontario a été menée en 2000 par la Federation of Ontario Naturalists (FON). Ce projet s’est penché sur les alvars dans le contexte ontarien, a recueilli des données de terrain additionnelles, a classé les sites et formulé des recommandations en matière de conservation. Des travaux de surveillance de populations et d’inventaire sont en cours dans l’île Manitoulin et la péninsule Bruce, par le truchement d’une variété de mécanismes de financement et de partenariats. Plus récemment, Parcs Canada a complété un inventaire détaillé de l’hyménoxys herbacé dans le parc national Péninsule-Bruce en 2006. La cartographie de l’habitat de l’hyménoxys herbacé sur la péninsule Bruce a été terminée en 2006. Le MRNO invite le public à signaler sur son site Web les observations d’espèces rares, y compris l’hyménoxys herbacé. Afin d’appuyer le programme de rétablissement pour les écosystèmes de type alvar dans les régions de la péninsule Bruce et de l’île Manitoulin en Ontario, quelques alvars de la région de la péninsule Bruce et de l’île Manitoulin n’ayant jamais fait l’objet de relevés ont été inventoriés durant les étés 2004-2006. Résumé des activités de rétablissement Plusieurs alvars clés ont été protégés au cours des 10 dernières années. De nouveaux exercices de classification des sites ont été complétés dernièrement dans la péninsule Bruce et l’île Manitoulin afin de donner priorité aux sites à conserver et à protéger. Les priorités sont établies en fonction des possibilités d’intendance. Dans le parc national de la péninsule Bruce, la réserve naturelle provinciale de Misery Bay et des réserves naturelles privées comme la Bruce Alvar Nature Reserve, les activités de gestion se sont concentrées sur le maintien de l’intégrité de l’habitat de type alvar. Cela comprend la déviation de sentiers à l’écart des zones sensibles et la construction de trottoirs de bois. Le trottoir de bois de la Bruce Alvar Nature Reserve a été entièrement construit par des bénévoles. Sur l’île Manitoulin, les activités de conservation ont abouti à la protection du nouveau Queen Mum’s Park et à la création de la Quarry Bay Nature Reserve de la FON. On procède actuellement à des activités de sensibilisation et de communication auprès des propriétaires fonciers. Un atlas des zones importantes de conservation de la péninsule Bruce, y compris les habitats de type alvar, a été publié en novembre 2005 par la Wilderness League de la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP), en partenariat avec de nombreux autres organismes. Cet atlas a été distribué à des promoteurs industriels et est offert au public sur Internet. Un bon nombre d’initiatives d’approche et de sensibilisation du public au sujet des alvars ont été entreprises, principalement grâce à l’IACI. Des centaines de propriétaires fonciers possédant des habitats de type alvar ont été approchés pour obtenir la permission d’inventorier leurs terres au nom de l’IACI. Ces approches ont été suivies par la remise de dossiers d’intendance à un bon nombre de ces propriétaires. Grâce à ces activités, le mot « alvar » est devenu un terme familier utilisé couramment dans la région de la péninsule Bruce et de l’île Manitoulin. Divers médias se sont intéressé aux alvars durant l’atelier sur les alvars de l’IACI en juin 1998. Conservation de la nature Canada (CNC), la FON et Conservation de la nature – programme des Grands Lacs ont présenté les alvars dans leurs publications et sur leurs sites Web. Des documents d’éducation et de sensibilisation sur les espèces en péril de l’Ontario, y compris l’hyménoxys herbacé, ont été préparés et publiés sur Internet par le MRNO et Ontario Nature. Adresses URL Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario : Fiche de renseignements du Centre d’information sur le patrimoine naturel (en anglais seulement) :http://nhic.mnr.gov.on.ca/MNR/nhic/documents/brochure.pdf Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario : Signalement d’une espèce rare (en anglais seulement)http://nhic.mnr.gov.on.ca/MNR/nhic/species/species_report.cfm Ontario Biodiversity : Espèces en péril (en anglais seulement)www.rom.on.ca/ontario/risk.php?doc_type=fact&lang=&id=290 SNAP : Bruce Peninsula Atlas (à télécharger, en anglais seulement) :www.cpaws.org/community-atlas/bruce.php

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

8 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’hyménoxys herbacé (Hymenoxys herbacea) au Canada (2002)

    L'Hymenoxys herbacea (E.L. Greene) Cusick, de la famille des Astéracées, est une plante vivace de petite taille à une ou plusieurs rosettes de feuilles pouvant atteindre 10 cm de hauteur. Les feuilles entièrement développées sont vert foncé, modérément pubescentes et recouvertes d'une épaisse cuticule interrompue par de nombreux stomates. Les boutons floraux, formés à l'automne, s'épanouissent au printemps en capitules solitaires constitués d'un disque de fleurs tubuleuses parfaites entouré de rayons pistillés jaune vif (De Mauro, 1988).

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncés de réaction - Hyménoxys herbacé (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de l'hyménoxys herbacé (Hymenoxys herbacea) au Canada (2011)

    L'hyménoxys herbacé fait partie des espèces menacées figurant dans l'Annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. En Ontario, il est inscrit comme une espèce menacée dans la Liste des espèces en péril en Ontario (EEPEO) en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition (LEVD). L'aire de répartition mondiale de l'hyménoxys herbacé est restreinte à la péninsule Bruce et à l'île Manitoulin en Ontario, et à six endroits aux États Unis, dont certains correspondent à des réintroductions. L'aire de répartition canadienne de l'hyménoxys herbacé représente 95 % ou plus de la population mondiale.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Péninsule-Bruce et dans le parc marin national du Canada Fathom Five (2016)

    Le parc national du Canada de la Péninsule-Bruce (PNPB) et le parc marin national du Canada Fathom Five (PMNFF) sont situés à l'extrémité de la péninsule Bruce qui sépare la baie Georgienne du lac Huron. La péninsule s'étend sur 90 km de long, l'escarpement du Niagara, qui longe toute sa bordure du côté est, en constitue la caractéristique la plus notable. À l'intérieur du PNPB, l'escarpement forme la rive de la baie Georgienne et est reconnu comme faisant partie de l'aire centrale de la réserve de la biosphère mondiale de l'UNESCO dénommée “ Escarpement du Niagara ”. Le PNPB a été créé par le gouvernement fédéral en 1987 pour protéger un exemple représentatif de la région naturelle des basses terres des Grands Lacs et du Saint-Laurent. En raison de la nature fragmentée des terrains du parc, bon nombre des pressions exercées sur son écosystème proviennent de l'extérieur de ses limites. C'est la raison pour laquelle les Premières Nations, les résidents locaux, les organismes non gouvernementaux, d'autres groupes ainsi que les utilisateurs des terres jouent un rôle important dans la gestion, la restauration et la protection de l'écosystème du nord de la péninsule Bruce.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluation faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (2004)

    Par le décret, la gouverneure en conseil accuse réception des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    L'annexe 1, la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP), est modifiée par décret du gouverneur en conseil, à la suite de la recommandation du ministre de l'Environnement, par l'ajout de 73 espèces. Ce décret est fondé sur des évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et suit les consultations avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones, les intervenants et le public, ainsi que l'analyse des coûts et des avantages pour les Canadiennes et les Canadiens.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : mars 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.