Profil d'espèce

Couleuvre mince Population des Grands Lacs

Nom scientifique : Thamnophis sauritus
Taxonomie : Reptiles
Distribution : Ontario, Québec
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2012
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Couleuvre mince

Couleuvre mince Photo 1
Couleuvre mince Photo 2

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Taxinomie

Il existe quatre sous-espèces de la couleurve mince, dont une seule, la couleurve mince du Nord, est présente au Canada.

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Description

Trois rayures longitudinales jaunes se détachent sur le fond brun foncé ou noir du dos de la couleurve mince. La couleur du menton et de la gorge varie du blanc pur au fauve, et le ventre est vert pâle, jaune ou blanc. La couleur et la taille de la couleurve mince ressemblent fortement à celles d’une espèce plus courante et qui lui est étroitement apparentée, la couleuvre rayée. La manière la plus sûre de distinguer ces deux espèces, c’est de voir quelles rangées d’écailles portent les rayures jaunes, mais ce n’est en général possible qu’avec un spécimen capturé. Sur le terrain, il faut s’en remettre à des comparaisons: la couleurve mince est plus élancée et a une queue plus longue que la couleuvre rayée. La queue représente au moins le tiers de la longueur totale de la couleurve mince adulte (de 46 cm à 86 cm). Les deux sexes ont le même coloris, mais les femelles sont en général légèrement plus grosses et plus épaisses que les mâles. Les jeunes sont des répliques en miniature de leurs parents.

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Répartition et population

L’aire de répartition nord-américaine de la couleurve mince s’étend des environs des Grands Lacs, à l’est du lac Michigan, jusqu’en Floride. Il existe deux populations au Canada : celle des Grands Lacs, dans le Sud de l’Ontario, qui fait partie de la principale aire de répartition de cette espèce aux États-Unis, et la population isolée de l’Atlantique, en Nouvelle-Écosse. L’aire de répartition de la population des Grands Lacs suit en gros la limite sud du Bouclier canadien, les observations les plus fréquentes ayant été effectuées au fil du temps dans la région de la baie Georgienne, en particulier dans le comté de Bruce. Cette couleuvre a probablement toujours été rare en Ontario. Bien qu’aucune étude ne porte directement sur la taille de cette population, il semble qu’elle devient de plus en plus localisée, et même qu’elle disparaît de régions où elle était autrefois répandue.

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Habitat

La couleurve mince est une espèce semi-aquatique. Elle est très fréquemment observée au bord d’étangs peu profonds, de cours d’eau, de marais, de marécages ou de tourbières bordés par une végétation dense qui lui offre un abri. Elle doit aussi s’exposer longuement au soleil, et peut se servir des zones sèches adjacentes pour nicher.

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Biologie

La couleurve mince est une espèce diurne (active pendant la journée), grégaire et très active, mais craintive et en général docile. Elle se nourrit surtout d’amphibiens, en particulier de grenouilles. Pendant l’hiver (d’octobre à avril), la couleurve mince hiberne dans des fissures de rochers, des terriers d’animaux et même dans des monticules de fourmis. Peu de temps après avoir émergé au début du printemps, les adultes commencent à se faire la cour, puis s’accouplent. Il se peut que les femelles s’éloignent de leur habitat habituel pour nicher dans les endroits plus secs, comme l’indiquent les observations sporadiques de femelles et de juvéniles dans des milieux secs. Les petits naissent vivants au début de l’automne, généralement en septembre. Les portées sont petites, comptant en moyenne de 5 à 12 jeunes, qui ont à la naissance de 16 cm à 24 cm de longueur. Il leur faut de deux à trois ans pour atteindre leur maturité.

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Menaces

Les menaces qui pèsent sur la population des Grands Lacs de la couleurve mince sont la disparition et la dégradation des habitats des terres humides et des rives des lacs, le déclin du nombre d’amphibiens dont elle se nourrit, la persécution, la capture des individus, la mort accidentelle sur les routes et la prédation par les animaux domestiques et les espèces sauvages indigènes.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

La couleurve mince ne bénéficie d’aucune protection juridique en Ontario. Elle est présente toutefois dans de nombreux parcs nationaux, où elle est protégée par la Loi sur les parcs nationaux du gouvernement fédéral.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de la rivière Thames

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

14 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Couleuvre mince (Thamnophis sauritus) au Canada (2013)

    La couleuvre mince est un petit serpent semi-aquatique élancé qui porte une longue queue. On peut l’identifier par son corps noir orné de trois rayures longitudinales jaunes, deux latérales et une dorsale, sur toute la longueur du corps. Les rayures latérales se situent au niveau des 3e et 4e rangées d’écailles. La couleur des écailles sous les rayures latérales varie de brun caramel à rouille. Une ligne blanche verticale est visible devant l’œil.
  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la situation de la couleuvre mince (Thamnophis sauritus) au Canada (2002)

    Au Canada, la couleuvre mince (Thamnophis sauritus) n'est représentée que par une seule sous espèce, la couleuvre mince du Nord (Thamnophis sauritus septentrionalis). Sur le dos, la couleuvre mince du Nord porte trois bandes longitudinales jaunes sur fond foncé et ressemble beaucoup à la couleuvre rayée (Thamnophis sirtalis), à laquelle elle est étroitement apparentée. On peut distinguer la couleuvre mince de la couleuvre rayée en observant les rayures de près; celles de la couleuvre mince se trouvent sur les rangées d'écailles trois et quatre, et celles de la couleuvre rayée sur les rangées deux et trois.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Couleuvre mince (2002)

    Couleuvre mince, population de l'Atlantique - Espèce désignée « menacée » en mai 2002. Évaluation fondée sur l'information d'un nouveau rapport de situation. Couleuvre mince, population des Grands Lacs - Espèce désignée « préoccupante » en mai 2002. Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Couleuvre mince, Population des Grands Lacs (2013)

    La population des Grands Lacs est relativement répandue et semble être localement abondante à quelques sites. Les données quantitatives sur la taille et les tendances de la population sont toutefois insuffisantes, et la plupart des renseignements sont anecdotiques et portent sur des aires protégées. La perte de l'habitat des terres humides et du littoral et la construction de routes continuent à un rythme alarmant à l'intérieur de l'aire de répartition et présentent une menace importante pour l'espèce. Si ces pertes ne sont pas renversées, l’espèce est à risque de devenir « menacée ». La mortalité routière et la perte de l'habitat sont répandues et la majeure partie de la répartition se trouve dans des zones d’habitat entourées de terres agricoles, de routes et d'aménagements du littoral.
  • Énoncés de réaction - Couleuvre mince (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Péninsule-Bruce et dans le parc marin national du Canada Fathom Five (2016)

    Le parc national du Canada de la Péninsule-Bruce (PNPB) et le parc marin national du Canada Fathom Five (PMNFF) sont situés à l'extrémité de la péninsule Bruce qui sépare la baie Georgienne du lac Huron. La péninsule s'étend sur 90 km de long, l'escarpement du Niagara, qui longe toute sa bordure du côté est, en constitue la caractéristique la plus notable. À l'intérieur du PNPB, l'escarpement forme la rive de la baie Georgienne et est reconnu comme faisant partie de l'aire centrale de la réserve de la biosphère mondiale de l'UNESCO dénommée “ Escarpement du Niagara ”. Le PNPB a été créé par le gouvernement fédéral en 1987 pour protéger un exemple représentatif de la région naturelle des basses terres des Grands Lacs et du Saint-Laurent. En raison de la nature fragmentée des terrains du parc, bon nombre des pressions exercées sur son écosystème proviennent de l'extérieur de ses limites. C'est la raison pour laquelle les Premières Nations, les résidents locaux, les organismes non gouvernementaux, d'autres groupes ainsi que les utilisateurs des terres jouent un rôle important dans la gestion, la restauration et la protection de l'écosystème du nord de la péninsule Bruce.
  • Plan d'action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada des Îles-de-la-Baie-Georgienne (2016)

    Le parc national du Canada des Îles-de-la-Baie-Georgienne (PNIBG) est situé dans le sud-est de la baie Georgienne, au cœur de la région de villégiature de l'Ontario. La baie Georgienne abrite, avec ses 30 000 îles, le plus important archipel en eau douce au monde, le parc en constituant la porte d'entrée méridionale. Composé de 63 îles et récifs dispersés sur une superficie totale d'environ 14 km2, il s'étend sur 50 km, depuis l'archipel Centennial au sud jusqu'à l'île McQuade au nord. Situé à seulement 150 km de la région du Grand Toronto (RGT), le PNIBG est accessible en voiture, en moins d'une demi-journée, pour des millions de personnes au Canada. Créé en 1929, il s'agit du plus petit parc national canadien. Il chevauche deux régions naturelles et représente une aire protégée centrale de la réserve de la biosphère de la baie Georgienne. Le parc se trouve à la limite du Bouclier canadien et abrite une faune et une flore aussi bien méridionales que septentrionales. Les îles sont réputées pour la variété de reptiles et d'amphibiens qui les peuplent. Occupé de façon continue depuis plus de 5 500 ans, le parc est également doté d'une importante valeur culturelle. La préservation et le rétablissement de l'intégrité écologique constituent la première priorité des parcs nationaux, en vertu du paragraphe 8(2) de la Loi sur les parcs nationaux du Canada. Les espèces en péril, leurs résidences et leur habitat sont ainsi protégés par les règlements existants et les régimes de gestion des parcs nationaux. De plus, les interdictions de la Loi sur les espèces en péril (LEP) protégeant les individus et leurs résidences s'appliquent automatiquement lorsqu'une espèce est inscrite à la LEP, et toutes les parcelles d'habitat essentiel présentes dans les parcs nationaux et les lieux historiques nationaux doivent recevoir une protection juridique dans les 180 jours suivant leur désignation.
  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada des Mille-Îles (2016)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada des Mille–Îles est un plan d’action établi en vertu de la Loi sur les espèces en péril (art. 47 de la LEP) pour quatre espèces : carmantine d’Amérique (Justicia americana), noyer cendré (Juglans cinerea), airelle à longues étamines (Vaccinium stamineum) et méné camus (Notropis anogenus). Le plan porte aussi sur les mesures de surveillance et de gestion de 30 autres espèces préoccupantes sur le plan de la conservation qui se trouvent périodiquement dans le parc. Ce plan n’est applicable que dans les terres et les eaux situées à l’intérieur des limites du parc national du Canada des Mille–Îles.

Plans de gestion

  • Plan de gestion de la couleuvre mince (Thamnophis sauritus), population des Grands Lacs, au Canada (2015)

    Le ministre de l’Environnement et le ministre responsable de l’Agence Parcs Canada sont les ministres compétents en vertu de la LEP pour la conservation de la couleuvre mince – population des Grands Lacs, et ils ont préparé ce plan de gestion conformément à l’article 65 de la LEP. Dans toute la mesure du possible, le plan a été préparé en collaboration avec le gouvernement de l’Ontario.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluation faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (2004)

    Par le décret, la gouverneure en conseil accuse réception des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    L'annexe 1, la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP), est modifiée par décret du gouverneur en conseil, à la suite de la recommandation du ministre de l'Environnement, par l'ajout de 73 espèces. Ce décret est fondé sur des évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et suit les consultations avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones, les intervenants et le public, ainsi que l'analyse des coûts et des avantages pour les Canadiennes et les Canadiens.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC – 2012-2013 (2013)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2012 à septembre 2013), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 25 au 30 novembre 2012, et la deuxième, du 28 avril au 3 mai 2013. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 73 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2012-2013 sont les suivants : Disparues : 0 Disparues du pays : 2 En voie de disparition : 28 Menacées : 19 Préoccupantes : 19 Données insuffisantes : 4 Non en péril : 1 Total : 73 Sur les 73 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 50 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : mars 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017