Profil d'espèce

Tortue de l'Ouest

Nom scientifique : Actinemys marmorata
Autres noms/noms précédents : Clemmys marmorata
Taxonomie : Reptiles
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2012
Dernière désignation du COSEPAC : Disparue du pays
Statut de la LEP : Annexe 1, Disparue du pays


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Image de Tortue de l'Ouest

Tortue de l'Ouest Photo 1

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Description

L’adjectif « marmorata » vient du mot latin marmor, qui signifie « marbre ». Ce mot s’applique au motif marbré de la carapace de cette tortue de taille moyenne. Chez les adultes et chez les jeunes, la carapace de couleur olive, brun foncé ou noire, est ornée à des degrés divers de marbrures. Le plastron (partie ventrale) aux taches sombres est jaunâtre, et la peau, de couleur grise. À la différence de nombreuses espèces de tortues, la taille du mâle et celle de la femelle de la tortue de l’Ouest sont semblables; la carapace des adultes mesure de 9 cm à 18 cm de long. La carapace des jeunes tortues est rugueuse, tandis que celle des adultes est lisse; ces derniers ont une queue relativement plus longue.

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Répartition et population

La tortue de l’Ouest est en péril dans toute son aire de répartition. Par le passé, cette espèce était présente le long de la côte ouest de l’Amérique du Nord, depuis le Sud de la Colombie-Britannique jusqu'à la Basse-Californie, au Mexique, et, vers l’intérieur des terres, jusqu’au Nevada. À l’heure actuelle, on trouve des tortues de l’Ouest surtout sur les côtes de la Californie et de la Basse-Californie; il y a également des populations isolées dans l’arrière-pays. La tortue de l’Ouest était une espèce répandue dans les étangs et les lacs du Sud de la Colombie-Britannique et de l’île de Vancouver à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, mais aucune observation n’a été enregistrée au Canada depuis 1959.

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Habitat

La tortue de l’Ouest est présente dans les cours d’eau au débit lent, les grands fleuves et les grandes rivières, les mares vaseuses et parfois dans l’eau saumâtre. Elle se trouve dans des plans d’eau dont le fond est rocheux ou vaseux, et préfère les endroits de végétation émergente. Elle a besoin de fosses profondes où se trouvent de gros débris ligneux qui lui offrent un refuge contre les prédateurs. Dans certaines portions de son aire de répartition qui connaissent une sécheresse saisonnière, la tortue de l’Ouest survit, semble-t-il, en migrant dans des mares persistantes et en estivant (demeurant dormante) dans la boue. Elle fait son nid dans des zones sèches et ouvertes, et hiberne tant dans des régions boisées que sous l’eau.

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Biologie

Cette espèce arrive à maturité entre 8 et 10 ans environ ou lorsque sa carapace mesure 13,5 à 14 cm de long. Elle pond entre mai et août. Quand la ponte a lieu tard dans la saison, soit les oeufs éclosent, soit la croissance de l’embryon est suspendue jusqu’à ce que les conditions deviennent favorables, le printemps suivant. La tortue de l’Ouest cherche sa nourriture surtout au lever du soleil. Elle consomme une grande variété d’aliments (algues, plantes, insectes, crustacés, poissons, grenouilles) et se nourrit aussi d’animaux morts. Lorsqu’elle se fait chauffer au soleil, la tortue de l’Ouest défend sa place avec agressivité, allant parfois jusqu'à déloger les tortues plus petites de leur perchoir. Les estimations de l’âge maximal de cette tortue varient beaucoup, mais elle peut certainement vivre plus d’une vingtaine d’années dans la nature.

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Raison de la disparition du pays

Cette espèce comestible a fait l’objet, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, d’une récolte commerciale implacable qui a considérablement réduit sa population mondiale. Son habitat a été modifié, et continue de l’être et de disparaître, par suite de l’expansion urbaine et agricole en Amérique du Nord.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Tortue de l'Ouest est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Autre protection ou statut

La tortue de l’Ouest est inscrite sur la liste de l’Union mondiale pour la nature (UICN).

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la tortue de l’Ouest (Actinemys marmorata) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

12 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la tortue de l'Ouest (Clemmys marmorata) au Canada (2002)

    La tortue de l'Ouest (Clemmys marmorata) est l'une des quatre espèces du genre Clemmys, de la famille des Émydidés. L'espèce elle-même est subdivisée en deux sous-espèces : une sous-espèce septentrionale, le C. m. marmorata, et une sous espèce méridionale, le C. m. pallida. Sa dossière olive, brun foncé ou noire, plus ou moins marbrée, atteint une longueur de 9 à 18 cm chez les adultes. Le plastron est jaunâtre avec des taches foncées, et la peau, grise. Les jeunes se distinguent des adultes par leur dossière carénée et leur queue relativement plus longue. (Voir la note sur les éventuels changements taxinomiques à la section « Information sur l'espèce »).

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Tortue de l'Ouest (2013)

    Cette espèce n’a pas été observée à l’état sauvage au Canada depuis plus de 50 ans.
  • Énoncés de réaction - Tortue de l'Ouest (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de la tortue de l’Ouest (Actinemys marmorata) au Canada (2015)

    Le ministre de l’Environnement est le ministre compétent aux termes de la LEP pour le rétablissement de la tortue de l’Ouest, et a préparé la composante fédérale du présent programme de rétablissement (partie 1), conformément à l’article 37 de la LEP, en collaboration avec le gouvernement de la Colombie-Britannique. L’article 44 de la LEP autorise le Ministre à adopter en tout ou en partie un plan déjà préparé à l’égard d’une espèce, si ce plan respecte les exigences de contenu imposées par la LEP (paragraphes 41(1) ou (2)). Le gouvernement de la Colombie-Britannique a remis le programme de rétablissement de la tortue de l’Ouest ci-joint (partie 2), à titre d’avis scientifique, aux autorités responsables de la gestion de l’espèce en Colombie-Britannique. Ce programme de rétablissement a été élaboré en collaboration avec Environnement Canada.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluation faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (2004)

    Par le décret, la gouverneure en conseil accuse réception des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    L'annexe 1, la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP), est modifiée par décret du gouverneur en conseil, à la suite de la recommandation du ministre de l'Environnement, par l'ajout de 73 espèces. Ce décret est fondé sur des évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et suit les consultations avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones, les intervenants et le public, ainsi que l'analyse des coûts et des avantages pour les Canadiennes et les Canadiens.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2011-2012 (2012)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (1er septembre 2011 au 30 septembre 2012), le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 21 au 25 novembre 2011, et la deuxième, du 29 avril au 4 mai 2012. Le 3 février 2012, un sous-comité des évaluations d’urgence du COSEPAC a également évalué la situation de la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus), de la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et de la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis). Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 67 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2011-2012 sont les suivants : Disparues : 1 Disparues du pays : 4 En voie de disparition : 29 Menacées : 10 Préoccupantes : 15 Données insuffisantes : 2 Non en péril : 6 Total : 67 Sur les 67 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 49 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente (voir le tableau 1a).

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : mars 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.
  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2012 (2013)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 mars 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 4 octobre 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 17 mars 2017