Profil d'espèce

Lupin des ruisseaux

Nom scientifique : Lupinus rivularis
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2002
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


Recherche avancée

Liens rapides : | Photo | Description | Répartition et population | Habitat | Biologie | Menaces | Protection | Initiatives de rétablissement | Équipe de rétablissement | Programme national de rétablissement | Documents

Image de Lupin des ruisseaux

Lupin des ruisseaux Photo 1

Haut de la page

Description

Le lupin des ruisseaux est une plante vivace à plusieurs tiges qui atteint 40 à 60 cm de hauteur. Cette plante herbacée dressée peut être légèrement ligneuse à la base. Au premier coup d’œil, les feuilles semblent lisses, mais, à la loupe, il est possible d’observer de petits poils. Les feuilles sont délicates, composées (chacune réunit plusieurs petites folioles) et palmées (disposées comme les doigts d’une main). Chaque feuilles compte six à neuf folioles, qui sont longues et étroites, pointues au sommet. Les fleurs sont de couleur lavande, de forme semblable aux fleurs de pois et disposées en grappe verticale prolongeant la tige au dessus des feuilles. Chaque grappe mesure 12 à 25 cm de longueur et compte cinq à huit verticilles de fleurs, qui se succédent le long de l’axe vertical. Le lupin des ruisseaux fleurit de mai à septembre; chez la plupart des autres lupins avec lesquels il est possible de le confondre, la floraison ne débute pas aussi tôt. Les gousses sont noires ou tachetées de noir.

Haut de la page

Répartition et population

À l’échelle mondiale, le lupin des ruisseaux ne croît que le long de la côte du Pacifique, depuis le nord-ouest de la Californie jusqu’au sud ouest de la Colombie Britannique. Au Canada, il existe six populations connues, toutes dans l’extrême sud ouest de la Colombie-Britannique; cinq se trouvent dans la vallée du bas Fraser, et une autre, sur l’île de Vancouver. L’effectif des six populations naturellement présentes en Colombie Britannique varie de un à 100 individus. Il n’existe pas de renseignements sur les tendances de l’effectif, mais on sait qu’une bonne partie de l’habitat a disparu ou a subi des modifications considérables.

Haut de la page

Habitat

Le lupin des ruisseaux pousse en général le long des rivières, à des endroits où il y a peu de couverture végétale, mais il peut pousser sous les arbres si ceux ci laissent passer suffisamment de lumière. Avant la construction de digues, la plupart de ces endroits étaient régulièrement inondés. Le lupin des ruisseaux préfère les terrains sableux ou graveleux situés à basse altitude, près de la côte, là où les autres plantes ne lui font pas beaucoup concurrence. Il pousse aussi le long des voies de chemin de fer.

Haut de la page

Biologie

Le lupin des ruisseaux est une plante vivace herbacée attrayante. Il possède une longue racine pivotante (comme celle de la carotte) et quelques racines fines, ce qui l’aide à conserver l’humidité lorsque le milieu est sec et perturbé. Les racines portent des nodosités (petits renflements renfermant des bactéries qui aident la plante à fixer l’azote), ce qui leur permet de croître dans un sol sec et appauvri, où peu d’autres plantes survivent. Le lupin des ruisseaux s’hybride naturellement avec d’autres espèces de lupins indigènes, étroitement apparentées, et produit alors des graines viables. ll fleurit de mai à septembre. À partir de juin, il produit de grandes quantités de graines lourdes, qui sont projetées jusqu’à huit mètres de distance lorsque les gousses explosent. Les oiseaux et les rongeurs dispersent probablement les graines, et il est possible que la coupe de la végétation le long des digues et des voies ferrées soit un autre facteur de dispersion.

Haut de la page

Menaces

Avant l’essor de l’industrie, le lupin des ruisseaux était peut-être plus répandu dans la vallée du Fraser qu’il ne l’est actuellement. Les digues construites le long de la partie côtière des rives du Fraser ont peut-être laissé aux populations trop peu d’humidité pour qu’elles prospèrent. Il est possible que les travaux d’entretien le long des digues et des voies ferrées, y compris la pulvérisation d’herbicides et la coupe de la végétation, finissent par tuer des plantes adultes. Une autre menace vient des croisements avec l’espèce Lupinus arboreus, une plante envahissante. Il est possible que les gènes du lupin des ruisseaux soient dominés par ceux de l’espèce Lupinus arboreus au cours de ces croisements. Les paquets de graines de fleurs sauvages contiennent souvent des graines de lupin des ruisseaux provenant de la Californie. Si c’est le cas, elles viennent vraisemblablement de plantes qui sont déjà croisées avec l’espèce Lupinis arboreus. La propagation de ces hybrides, et de l’espèce Lupinus arboreus elle même, pourrait entraîner l’éradication du lupin des ruisseaux. La destruction des plantules par des limaces non indigènes, comme la grande limace Arion ater et la cueillette des fleurs menacent aussi cette espèce.

Haut de la page

Protection

Protection fédérale

L'espèces Lupin des ruisseaux est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Un des sites où pousse le lupin des ruisseaux peut se trouver dans les limites d’un parc provincial, mais les autres sites sont dans des zones où les perturbations sont fréquentes.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

Haut de la page

Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement du lupin des ruisseaux (Lupinus rivularis) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

Haut de la page

Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement du Lupin des ruisseaux

  • Brian Klinkenberg - Président/Contact - Université ou Collège
    Tél. : 604-822-3534  Envoyer un courriel
  • Sylvia Letay - Président/Contact - Gouv. de la Colombie Britannique
    Tél. : 604-582-5290  Téléc. : 604-930-7119  Envoyer un courriel

Haut de la page

Progrès et activités de rétablissement

Résumé des activités de recherche et de surveillance Les connaissances écologiques relatives au lupin des ruisseaux présentent plusieurs lacunes clés, qui nécessitent des recherches et des activités de surveillance permanente. La réalisation de travaux détaillés sur la génétique, la démographie et l’écologie de la plante est prioritaire. Il faut déterminer les caractéristiques des sites où poussent les populations existantes, déterminer les facteurs qui limitent la germination et l’expansion des populations, déterminer l’étendue de l’habitat nécessaire à chacun des sites, y compris une analyse, entre autres, de l’humidité et de la chimie du sol, et déterminer la dynamique des perturbations (naturelles contre artificielles). Résumé des activités de rétablissement La participation et les activités de l’équipe de rétablissement ont permis d’entrer en communication avec la plupart des intervenants. Des projets de communication avec les propriétaires de terres privées sont en voie de se concrétiser, et une brochure éducative a été élaborée pour cette espèce. Grâce aux conseils de l’équipe de rétablissement, des méthodes de stabilisation de la population, comme l’installation de clôtures, des barrières pour les parcs de stationnement, des affiches et la cartographie du site, sont déjà utilisées dans les populations des basses terres du Fraser, et ce, en collaboration avec les intervenants et les propriétaires fonciers. Les membres de l’équipe de rétablissement ont effectué des évaluations et déterminé les besoins initiaux des sites en matière de gestion. Adresse URLLupin des ruisseaux :http://www.geog.ubc.ca/~brian/lupinusrivularis.htm (en anglais seulement)

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

9 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le lupin des ruisseaux (Lupinus rivularis) au Canada (2002)

    Le lupin des ruisseaux (Lupinus rivularis Dougl. ex Lindl.) est une plante érigée atteignant de 40 à 60 cm de hauteur. C'est une espèce particulièrement attrayante avec ses fleurs bleu lavande, qui apparaissent de mai à septembre. Bien qu'il règne une confusion certaine dans la classification et la nomenclature des lupins d'Amérique du Nord, le lupin des ruisseaux est facile à identifier sur le terrain si on tient compte, en plus de ses caractères morphologiques, de l'altitude et des caractéristiques de l'habitat où il pousse. Dans son aire canadienne, le lupin des ruisseaux se distingue aisément des autres lupins par ses feuilles délicates, son port érigé, sa floraison hâtive et sa présence à faible altitude.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncés de réaction - Lupin des ruisseaux (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement du lupin des ruisseaux (Lupinus rivularis) au Canada (2017)

    La ministre de l’Environnement et du Changement climatique est la ministre compétente en vertu de la LEP du lupin des ruisseaux et a élaboré la composante fédérale (partie 1) du présent programme de rétablissement, conformément à l’article 37 de la LEP. Dans la mesure du possible, le programme a été préparé en collaboration avec la province de la Colombie-Britannique, en vertu du paragraphe 39(1) de la LEP. L’article 44 de la LEP autorise la ministre à adopter en tout ou en partie un plan existant pour l’espèce si ce plan respecte les exigences de contenu imposées par la LEP au paragraphe 41(1) ou 41(2). La province de la Colombie-Britannique a remis le plan de rétablissement du lupin des ruisseaux ci-joint (partie 2), à titre d’avis scientifique, aux autorités responsables de la gestion de l’espèce en Colombie-Britannique. Ce plan a été préparé en collaboration avec Environnement et Changement climatique Canada. Justification : En raison d’un problème de traduction, la section 2.1 a été modifiée dans le Programme de rétablissement du lupin des ruisseaux (Lupinus rivularis) au Canada.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluation faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (2004)

    Par le décret, la gouverneure en conseil accuse réception des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    L'annexe 1, la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP), est modifiée par décret du gouverneur en conseil, à la suite de la recommandation du ministre de l'Environnement, par l'ajout de 73 espèces. Ce décret est fondé sur des évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et suit les consultations avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones, les intervenants et le public, ainsi que l'analyse des coûts et des avantages pour les Canadiennes et les Canadiens.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2003 (2003)

    Rapport annuel de mai 2003 au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : mars 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017