Profil d'espèce

Collomia délicat

Nom scientifique : Collomia tenella
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2003
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Collomia délicat

Taxinomie

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Description

Le collomia délicat est une herbacée annuelle délicate, comme son nom l’indique. Sa tige très ramifiée, étalée à la base et parfois redressée au sommet, peut atteindre 15 cm de hauteur. Les feuilles, disposées en alternance autour de la tige, sont allongées et étroites, mesurant de 1 à 5 cm de longueur et 1,5 mm de largeur. Les fleurs rosâtres à blanches sont portées seules ou en paires à la fourche des ramifications de la tige, à l'extrémité des rameaux ou à l'aisselle des feuilles. La corolle, formée par l’ensemble des pétales, comprend cinq lobes. Le calice, formé par l’ensemble des sépales verts situés à la base de la fleur, est évasé et pourvu de petites dents triangulaires longues de 1 à 2 mm. Il présente souvent des bosses violacées dans les échancrures comprises entre les dents. Le fruit est une capsule sèche renfermant une seule graine. Les graines sont collantes lorsqu’elles sont mouillées.

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Répartition et population

L’aire du collomia délicat s'étend depuis le sud-ouest de la Colombie-Britannique jusqu'aux États de l'Oregon, du Nevada, de l'Utah et du Wyoming. Au Canada, le collomia délicat est répertorié uniquement dans la vallée de la rivière Similkameen située dans la région de Princeton, dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique. En 2003, l'unique population canadienne du collomia délicat regroupait seulement 127 individus répartis sur une superficie de 56 m2. Au moment de sa découverte dans la vallée de la rivière Similkameen, en 1997, la population comptait alors 10 individus. En 2000, on en a recensé un seul et en 2002, aucun. La plante est réapparue en 2003, les conditions du milieu ayant apparemment été plus favorables. Depuis, d’autres sites de la région ont été explorés, mais en vain.

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Habitat

En Colombie-Britannique, le site du collomia délicat s'étale sur les fortes pentes érodées, orientées au sud-est, d'une crête de sable fin. Environ 20 p. 100 du site est recouvert de végétation. Le faible couvert végétal se compose de plusieurs herbacées et arbustes, avec des sujets épars de douglas taxifolié et de pin ponderosa. Les plantes envahissantes risquent de se propager dans le site, comme cela s’est produit dans plusieurs autres localités de la région, et de réduire la superficie de l’habitat convenant à l’espèce.

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Biologie

Il existe peu d’information sur la biologie du collomia délicat. Comme il s'agit d'une annuelle, la plante n'apparaît pas chaque année si les conditions du milieu ne sont pas favorables. On pense que le collomia délicat est capable d’autofécondation, c’est-à-dire que ses fleurs peuvent être fécondées par leur propre pollen, comme c’est le cas pour d’autres espèces de collomias. Les graines de cette annuelle deviennent collantes lorsqu’elles sont mouillées. On peut donc penser qu’elles sont dispersées par des animaux. Comme on ignore si l’espèce est capable de se disperser sur de longues distances, on ne peut compter à coup sûr sur la population américaine, située à environ 140 km, pour rétablir la population de la Colombie-Britannique.

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Menaces

En Colombie-Britannique, la menace la plus immédiate qui pèse sur le collomia délicat vient du très faible effectif de sa population et de la très faible superficie qu’elle occupe. Ensemble, ces deux facteurs rendent la population susceptible de disparaître complètement. De plus, comme les milieux propices à l’espèce sont très restreints dans le sud de cette province, les possibilités de dispersion des graines sont également limitées. Les autres facteurs principaux qui menacent la survie du collomia délicat en Colombie-Britannique sont la construction de routes et d’habitations ainsi que les plantes envahissantes, qui ont déjà peuplé des habitats voisins. La circulation de véhicules tout-terrain pose une autre menace pour l’espèce. Les pentes raides et peu stabilisées où pousse l’herbacée sont très fragiles, mais, en même temps, elles présentent un défi intéressant aux adaptes des véhicules récréatifs. Enfin, la lutte contre les mauvaises herbes, obligée par le Weed Control Act, pourrait toucher indirectement l’espèce. Les produits chimiques utilisés pour détruire les plantes nuisibles sont peu spécifiques et risquent de tuer le collomia délicat.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Collomia délicat est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Le collomia délicat n’est protégé par aucune loi provinciale en Colombie-Britannique. L’unique population répertoriée dans la province se trouve toutefois sur un terrain privé faisant partie de la Réserve de terres agricoles et, de ce fait, est à l'abri de certaines catégories d'aménagement. Comme certaines activités pouvant nuire à l’espèce ne sont pas interdites sur ce terrain, la population qui s’y trouve risque quand même de disparaître.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Prog. de rétablissement plurispécifique pour le paysage de Princeton visant le psilocarphe nain (Psilocarphus brevissimus) pop. des montagnes du Sud, le collomia délicat (Collomia tenella), l'antennaire stolonifère (Antennaria flagellaris) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

8 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le collomia délicat (Collomia tenella) au Canada (2003)

    Le collomia délicat est une herbacée annuelle à racine pivotante et à tige très ramifiée, ascendante à étalée, pouvant atteindre 15 cm de hauteur. Les feuilles sont alternes, linéaires, longues de 1 à 5 cm, larges de 1,5 mm et entières. Les fleurs, isolées ou en paires, sont portées à la fourche des ramifications, à l'extrémité des rameaux ou à l'aisselle des feuilles. La corolle, roseâtre à blanche, comprend cinq lobes. Le calice, évasé, est pourvu de dents triangulaires longues de 1 à 2 mm et présente souvent des bosses violacées dans les sinus. Les graines mouillées sont collantes.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Collomia délicat (2004)

    Une annuelle présente en un seul site sablonneux près de Princeton, en Colombie-Britannique. La population fluctue grandement d'une année à l'autre. Les phénomènes stochastiques constituent une menace, tout comme le font l'aménagement des bords de route, l'enlèvement du sable et l'envahissement par les espèces exotiques.

Programmes de rétablissement

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2004)

    Le décret accuse réception par la gouverneure en conseil des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    Conformément à l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), le ministre de l'Environnement recommande que 43 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, soit la Liste des espèces en péril. Cette recommandation est fondée sur les évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et sur les consultations avec des gouvernements, des peuples autochtones, des conseils de gestion des ressources fauniques, des intervenants et le public canadien.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2004 (2004)

    Le rapport annuel de 2004 présenté au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : novembre 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.