Profil d'espèce

Limace-sauteuse glanduleuse

Nom scientifique : Hemphillia glandulosa
Taxonomie : Mollusques
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2013
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Limace-sauteuse glanduleuse Photo 1

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Taxinomie

Les limaces sont un groupe d’animaux de la classe des mollusques qui partagent une même forme corporelle. Elles n’ont généralement pas de coquille externe, mais le cas échéant, l’animal ne peut s’y recroqueviller comme le font les escargots.

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Description

La limace-sauteuse glanduleuse adulte mesure en général 20 mm de longueur environ, et a sur le dos une bosse prononcée. Le corps, blanchâtre ou gris, est marqué de taches sombres; la couleur des flancs est plus claire et les tentacules sont bleu foncé. Une coquille aplatie est visible par une fente dans la peau de son dos. Le corps est comprimé derrière la bosse dorsale et soulevé en crête sur la queue. À l’extrémité de sa queue, se trouve une corne distinctive qui recouvre un pore muqueux. L'extrémité de la queue porte un pore anal excréteur de mucus, surmonté d'une « corne » distinctive.

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Répartition et population

L’aire de répartition connue de la limace-sauteuse glanduleuse est petite et s’étend de l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique, jusqu’au centre-ouest de l’Oregon, en passant par l’État de Washington, aux États-Unis. Au Canada, l’espèce a été observée dans la partie sud de l’île de Vancouver située au sud de Nanaimo, où elle se trouve à la limite septentrionale de son aire de répartition. Aucune mention de la limace-sauteuse glanduleuse n’a été signalée dans la partie continentale de la Colombie-Britannique. La limace-sauteuse glanduleuse a été observée en 14 endroits en Colombie-Britannique. Tout l’habitat lui convenant n’a toutefois pas fait l’objet de recherche, et elle est vraisemblablement présente ailleurs. L’espèce a une distribution éparse dans une aire de répartition limitée, et ses densités sont faibles. On observe habituellement de un à trois individus par site, mais on en a récemment dénombré jusqu’à sept dans un même endroit; en 1900, on en a trouvé 12 dans un même site. Nous ne disposons d’aucune information sur la taille ou les tendances des populations de cette espèce.

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Habitat

La limace-sauteuse glanduleuse occupe divers habitats forestiers humides et des sites riverains à basse et à moyenne altitudes. La présence d’un abri adéquat est importante pour l’espèce. Les billes en décomposition et autres débris ligneux, la litière de feuilles et la base des fougères épées lui offrent un couvert convenable. La limace-sauteuse glanduleuse habite des forêts de différents âges, allant de jeunes forêts à de peuplements vieux. Bien qu’elle ait été observée dans certains peuplements âgés de moins de 15 ans, elle est plus commune dans les peuplements âgés de plus de 35 ans.

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Biologie

Les individus de cette espèce sont hermaphrodites (ils ont à la fois les organes reproducteurs mâles et femelles) et pondent vraisemblablement leurs œufs dans des litières de feuilles ou du bois humide en décomposition. Les œufs déposés par des limaces en captivité, transparents et en forme de goutte d’eau, mesuraient environ 3 mm de long sur 2 mm de large. L’accouplement a été observé à l’automne sur l’île de Vancouver. Ces limaces arrivent à maturité au cours de leur première année d’existence et vivent probablement rarement plus d’un an. Pour se défendre, la limace-sauteuse adopte un comportement particulier qui consiste à se contorsionner et à faire des bonds. Il est probable que la capacité de dispersion de la limace-sauteuse glanduleuse est faible, comme en témoigne sa distribution clairsemée dans son aire de répartition.

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Menaces

La plus grande des menaces qui pèsent sur cette espèce est la coupe à blanc, qui entraîne la perte, la dégradation et la fragmentation de son habitat. L’exploitation forestière modifie la quantité et la qualité des gros débris ligneux dont la limace-sauteuse glanduleuse se sert comme refuge. Elle isole aussi les populations et limite le flux génétique, vu le caractère relativement sédentaire et les capacités de dispersion limitées de l’espèce. Le nombre peu élevé de populations éparses rend l’espèce vulnérable aux perturbations naturelles et d’origine humaine, et il est peu probable que les sites isolés d’où la limace sauteuse disparaît puissent être colonisés de nouveau.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement des invertébrés terrestres de la C.B.

  • Jennifer Heron - Président/Contact - Gouv. de la Colombie Britannique
    Tél. : 604-222-6759  Téléc. : 604-660-1849  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

13 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapport sur les progrès de la mise en œuvre du programme de rétablissement

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la limace-sauteuse glanduleuse (Hemphillia glandulosa) au Canada (2003)

    La limace-sauteuse glanduleuse, (Hemphillia glandulosa) Bland et W. G. Binney, 1875, est l'une des sept espèces de limaces-sauteuses qui ont été décrites. Ce genre de gastéropodes de la famille des Arionidae est endémique à l'Ouest de l'Amérique du Nord. Il n'existe aucune sous-espèce reconnue de limace-sauteuse glanduleuse; H. burringtoni Pilsbry, 1948, qui avait d'abord été décrite comme une sous-espèce de H. glandulosa, est maintenant considérée comme une espèce distincte. La limace-sauteuse glanduleuse est de petite taille, les adultes atteignant habituellement une longueur d'environ 20 mm. Elle est dotée d'un renflement dorsal très visible (contenant les viscères), qui est recouvert par le manteau, et d'une coquille aplatie qui est visible par une fente du manteau. Le corps est déprimé sous le renflement dorsal et la queue est surmontée d'une carène dorsale; l'extrémité de la queue porte un pore anal excréteur de mucus qui est surmonté d'une protubérance charnue souvent appelée « corne » caudale.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Limace-sauteuse glanduleuse (2003)

    Espèce désignée « préoccupante » en mai 2003. Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.
  • Sommaire du statut de l’espèce du COSEPAC sur la Limace-sauteuse glanduleuse (Hemphillia glandulosa) au Canada (2013)

    Cette petite limace a une aire de répartition restreinte et fragmentée sur l’île de Vancouver, où elle atteint la limite septentrionale de son aire de répartition. La perte et la fragmentation de son habitat, principalement dues à l’exploitation forestière, perturbent les conditions d’ombre et d’humidité du tapis forestier et les débris ligneux grossiers essentiels aux limaces, et peuvent restreindre la dispersion. Le développement résidentiel et récréatif est considéré comme une nouvelle menace le long de la côte sud-ouest de l’île. Le faible nombre de populations dispersées l’expose aux perturbations naturelles et anthropiques.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Limace-sauteuse glanduleuse (2013)

    Cette petite limace a une aire de répartition restreinte et fragmentée sur l’île de Vancouver, où elle atteint la limite septentrionale de son aire de répartition. La perte et la fragmentation de son habitat, principalement dues à l’exploitation forestière, perturbent les conditions d’ombre et d’humidité du tapis forestier et les débris ligneux grossiers essentiels aux limaces, et peuvent restreindre la dispersion. Le développement résidentiel et récréatif est considéré comme une nouvelle menace le long de la côte sud-ouest de l’île. Le faible nombre de populations dispersées l’expose aux perturbations naturelles et anthropiques.
  • Énoncés de réaction - Limace-sauteuse glanduleuse (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national Pacific Rim (2016)

    Adossée aux monts insulaires de l'île de Vancouver et faisant face à l'océan Pacifique, la réserve de parc national Pacific Rim (RPN Pacific Rim) protège et présente le riche patrimoine naturel et culturel de la côte Ouest du Canada. La RPN Pacific Rim se compose de trois secteurs géographiques distincts, soit les secteurs de la plage Long, de l'archipel Broken Group et du sentier de la Côte-Ouest, chacun d'eux offrant une gamme unique d'expériences aux visiteurs. D'une superficie totale de 51 216 hectares, la réserve de parc abrite d'importantes zones de forêt humide tempérée mature, de systèmes de dunes côtières, de zones humides, de zones intertidales et d'habitats marins, ce qui lui permet de démontrer l'interdépendance qui existe entre la terre, la mer et les humains. Ces merveilles de la nature sont intimement liées à la culture des Premières nations Nuu-chah-nulth (passée et présente) et à celle des explorateurs et colons européens.

Plans de gestion

  • Plan de gestion de la limace-sauteuse glanduleuse (Hemophillia glandulosa) au Canada (2015)

    Le ministre de l’Environnement du Canada et le ministre responsable de l’Agence Parcs Canada sont, en vertu de l’article 65 de la LEP, les ministres responsables de la limace-sauteuse glanduleuse et présentent ici leur plan de gestion de l’espèce. Dans la mesure du possible, ce plan a été préparé en collaboration avec le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique. L’article 69 de la LEP autorise le Ministre à adopter en tout ou en partie un plan déjà préparé à l’égard d’une espèce sauvage si ce plan respecte les exigences en matière de contenu de la LEP. Le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique a mené l’élaboration du plan de gestion de la limace-sauteuse glanduleuse ci-joint (partie 2 du document) en collaboration avec Environnement Canada et l’Agence Parcs Canada.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluation faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (2004)

    Par le décret, la gouverneure en conseil accuse réception des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    L'annexe 1, la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP), est modifiée par décret du gouverneur en conseil, à la suite de la recommandation du ministre de l'Environnement, par l'ajout de 73 espèces. Ce décret est fondé sur des évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et suit les consultations avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones, les intervenants et le public, ainsi que l'analyse des coûts et des avantages pour les Canadiennes et les Canadiens.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC – 2012-2013 (2013)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2012 à septembre 2013), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 25 au 30 novembre 2012, et la deuxième, du 28 avril au 3 mai 2013. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 73 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2012-2013 sont les suivants : Disparues : 0 Disparues du pays : 2 En voie de disparition : 28 Menacées : 19 Préoccupantes : 19 Données insuffisantes : 4 Non en péril : 1 Total : 73 Sur les 73 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 50 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : mars 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 17 mars 2017