Profil d'espèce

Iris lacustre

Nom scientifique : Iris lacustris
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2010
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Menacée


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Image de Iris lacustre

Iris lacustre Photo 1

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Description

L'iris lacustre est un petit iris, pouvant atteindre environ 10 cm de hauteur. Jadis considéré comme une sous-espèce du Iris cristata, il lui ressemble, mais en plus petit. Ses feuilles, étroites et arquées, mesurent environ 6 cm de longueur pendant la floraison, mais peuvent atteindre 18 cm à la fin de la saison. Les fleurs sont très voyantes, avec un diamètre de 3 à 5 cm. Bien qu’il existe une variété à fleurs blanches, elles sont généralement bleues. L'espèce se multiplie principalement de façon végétative par l’allongement de ses rhizomes, ou tiges souterraines horizontales. L'extrémité de chaque rhizome est renflée et produit deux feuilles formant un étui autour de la tige qui portera éventuellement la fleur. L’espèce peut ainsi former de très grandes colonies.

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Répartition et population

Originaire de la région des Grands Lacs, l'iris lacustre se rencontre principalement sur la rive nord des lacs Michigan et Huron, et dans quelques sites légèrement plus au nord, à l'intérieur des terres. Aux États-Unis, l'espèce est répertoriée dans 60 sites du Michigan et 15 du Wisconsin. Au Canada, l'iris lacustre est présent en Ontario, du côté ouest de la péninsule Bruce et sur la rive sud de l'île Manitoulin, située dans le nord du lac Huron. En Ontario, l’espèce a déjà été aperçue dans 43 sites. En 2003, 32 des sites accessibles ont été visités et la présence de l’iris lacustre a été confirmée dans 16 d’entre eux. Deux autres localités ont été découvertes, et il est probable que trois des sites qui n'ont pas été vérifiés abritent toujours l'espèce. La taille de la population canadienne a été estimée à un peu moins d’un million de pousses. La tendance des différentes populations est difficile à déterminer puisque aucun relevé systématique de l’espèce n'a été effectué auparavant. Il y a eu un certain déclin du nombre de sites au cours des cent dernières années, mais l'ampleur de ce déclin est inconnue.

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Habitat

On retrouve l’iris lacustre sur des crêtes de plage sablonneuses ou graveleuses, près de la rive nord du lac Huron. L'espèce pousse dans des sols calcaires peu profonds et bien drainés, généralement sous un couvert forestier présentant des ouvertures. On la trouve généralement dans des forêts de thuya occidental ou de sapin baumier. Ce petit iris peut tolérer une multitude de microclimats, mais pousse mieux dans des milieux partiellement ombragés où la nappe d’eau souterraine se situe juste sous la surface du sol.

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Biologie

L'iris lacustre est une espèce vivace. À l’automne, la partie aérienne de la plante meurt, et les rhizomes passent l'hiver en dormance. Les nouvelles pousses émergent de ces tiges souterraines au printemps. En Ontario, la floraison a lieu de la mi-mai au début de juin, et les fleurs, ouvertes durant environ trois jours, sont pollinisées par des insectes. La fécondation d’une fleur par son propre pollen est également possible, mais moins favorable à la formation de fruits. Les graines, disséminées par des fourmis, germent de manière sporadique après de longues périodes de dormance. Cette espèce se multiplie principalement de façon végétative par le développement de ses rhizomes.

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Menaces

Étant donné que les facteurs auxquels l'iris lacustre est le plus sensible sont la lumière et le niveau de la nappe d’eau souterraine, tout changement du couvert forestier et du régime des eaux pourrait avoir un effet sur l'espèce. En Ontario, la principale menace qui pèse sur l'espèce provient de la construction de chalets, les rivages du lac Huron étant très convoités. Récemment, il y a eu beaucoup de développement dans la région, et beaucoup de terrains non aménagés sont à vendre.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

En Ontario, l'iris lacustre n’est protégé par aucune loi provinciale. L’iris lacustre se trouve dans le parc national de la Péninsule-Bruce, où il est protégé par la Loi sur les parcs nationaux du Canada. Il se trouve aussi dans le parc provincial de la Pointe MacGregor, où il bénéficie d’une certaine protection.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de l'iris lacustre (Iris lacustris) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés à ce jour L’équipe de rétablissement de l’iris lacustre, mise sur pied en juillet 2007, réalisera le rétablissement de l’espèce selon le Programme national de rétablissement qu’elle a élaboré. Résumé des activités de recherche et de suivi Des travaux d’inventaire des populations sont en cours dans l’île Manitoulin et la péninsule Bruce. Parcs Canada a commencé à faire un inventaire détaillé dans l’île Manitoulin en 2006 et le poursuivra dans l’île Manitoulin et le parc national de la péninsule Bruce en 2007. L’établissement des cartes de l’habitat est maintenant terminé en ce qui concerne ces inventaires. Le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario invite le public à signaler les occurrences d’espèces rares, dont l’iris lacustre, dans son site Web. Résumé des activités de rétablissement Plusieurs alvars sont protégés depuis les 10 dernières années; certains constituent l’habitat de l’iris lacustre. Un alvar est un écosystème qui se trouve dans une plaine calcaire, recouverte ou non d’une couche de terre mince, dans lequel pousse une végétation clairsemée et de nombreuses espèces en péril. Des exercices de classement des sites ont récemment été effectués pour la péninsule Bruce et l’île Manitoulin en vue de prioriser les régions aux fins de conservation et de protection. Ces classements facilitent l’orientation des activités d’intendance. Dans le parc national de la péninsule Bruce, la gestion porte principalement sur le maintien de l’intégrité de l’habitat alvar. Cela comprend le détournement des sentiers des zones fragiles et la construction de promenades. En novembre 2005, la Wilderness League Chapter de la Société pour la nature et les parcs du Canada a établi, en partenariat avec de nombreuses autres organisations, un atlas axé sur les zones de conservation importantes de la péninsule Bruce, telles que l’habitat alvar où pousse l’iris lacustre. Cet atlas a été distribué aux promoteurs de l’industrie et il est disponible au public par le site Web. On présente actuellement un nombre considérable de communications avec le public et de séances de sensibilisation à propos des alvars, et la plupart sont le fait de la International Alvar Initiative (IACI). On a communiqué avec des centaines de propriétaires d’alvars lorsqu’on a cherché à obtenir la permission de faire un relevé de leurs terres pour la IACI. Par la suite, on a donné de nombreuses trousses d’intendance à ces propriétaires fonciers. Grâce à cette initiative, le mot « alvar » est devenu un terme familier utilisé couramment dans la région de la péninsule Bruce et de l’île Manitoulin. Divers médias les ont fait connaître au cours de l’atelier sur les alvars de l’IACI, en juin 1998. La société canadienne pour la conservation de la nature, la Federation of Ontario Naturalists et le Nature Conservancy – Great Lakes Program ont parlé des alvars dans leurs publications et leur site Web. Dans le cas des secteurs où l’iris lacustre existe mais n’est pas associé aux écosystèmes alvars, les priorités du rétablissement seront établies dans la stratégie de rétablissement. Liens Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario : fiche de renseignements du Centre d’information sur le patrimoine naturel :http://nhic.mnr.gov.on.ca/MNR/nhic/documents/brochure.pdf Biodiversité de l’Ontario : Espèces en périlhttp://www.rom.on.ca/ontario/risk.php?doc_type=fact&lang=&id=290 Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario : Centre d’information sur le patrimoine naturel : Rapports d’observation d’espèces rares :http://nhic.mnr.gov.on.ca/MNR/nhic/species/species_report.cfm Société pour la nature et les parcs du Canada : Atlas de la péninsule Bruce : (disponible pour téléchargement)http://www.cpaws.org/community-atlas/bruce.php

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

14 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Iris lacustre (2011)

    Ce petit iris vivace clonal, vulnérable à l'échelle mondiale et endémique aux Grands Lacs, n'est présent au Canada que dans des zones situées près des rives du lac Huron, en Ontario. Des 40 populations canadiennes existantes, réunissant plus de 50 millions de tiges, deux tiers se trouvent hors des aires protégées et sont vulnérables à l’aménagement du littoral. Cette espèce est également vulnérable à la construction de routes, au piétinement, et à la suppression des incendies. Toutefois, de récents efforts de relevés, lesquels ont grandement augmenté le nombre de populations et de plants, ont permis de réduire le niveau de risque pour cette espèce.
  • Énoncés de réaction - Iris lacustre (2005)

    C'est une espèce rare dans le monde, endémique aux Grands Lacs et présente au Canada uniquement dans des zones calcaires semi-ombragées de la péninsule Bruce et de l'île Manitoulin en Ontario. Au Canada, l'espèce est présente dans environ 40 sites; elle subit la perte et la détérioration de son habitat dans certains sites. Plusieurs sites ont disparus en raison du développement. Deux des plus grandes populations sont protégées dans un parc national ainsi que dans un parc provincial.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de l'iris lacustre (Iris lacustris) au Canada (2011)

    L'iris lacustre est une plante rare dans le monde, endémique de la région des Grands Lacs. Elle est présente au Canada uniquement dans les habitats semi-ombragés dont les sols sont riches en calcium à proximité de la rive du lac Huron dans le comté de Bruce et dans l'île Manitoulin, en Ontario. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a désigné l'iris lacustre espèce menacée en 2004, en raison de son aire de répartition géographique restreinte, des populations peu nombreuses, du déclin et de la perte de certaines populations et des menaces possibles aux populations additionnelles. L'iris lacustre est inscrit dans l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril. Il fait également partie des espèces menacées selon la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l'Ontario.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Péninsule-Bruce et dans le parc marin national du Canada Fathom Five (2016)

    Le parc national du Canada de la Péninsule-Bruce (PNPB) et le parc marin national du Canada Fathom Five (PMNFF) sont situés à l'extrémité de la péninsule Bruce qui sépare la baie Georgienne du lac Huron. La péninsule s'étend sur 90 km de long, l'escarpement du Niagara, qui longe toute sa bordure du côté est, en constitue la caractéristique la plus notable. À l'intérieur du PNPB, l'escarpement forme la rive de la baie Georgienne et est reconnu comme faisant partie de l'aire centrale de la réserve de la biosphère mondiale de l'UNESCO dénommée “ Escarpement du Niagara ”. Le PNPB a été créé par le gouvernement fédéral en 1987 pour protéger un exemple représentatif de la région naturelle des basses terres des Grands Lacs et du Saint-Laurent. En raison de la nature fragmentée des terrains du parc, bon nombre des pressions exercées sur son écosystème proviennent de l'extérieur de ses limites. C'est la raison pour laquelle les Premières Nations, les résidents locaux, les organismes non gouvernementaux, d'autres groupes ainsi que les utilisateurs des terres jouent un rôle important dans la gestion, la restauration et la protection de l'écosystème du nord de la péninsule Bruce.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2016)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi - Vol. 139, No. 24 (2005)

    Sur recommandation du ministre de l'Environnement, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil accuse réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (voir référence a) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l'annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2016)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations), et, compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les ravageurs, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent donc avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2006)

    Sur recommandation de la ministre de l'Environnement et en vertu de l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil prend le Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2005 (2005)

    Le rapport annuel de 2005 présenté au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.
  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : Novembre 2005 (2005)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.
  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2011 (2011)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 8 février 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 8 novembre 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.