Profil d'espèce

Épilobe de Torrey

Nom scientifique : Epilobium torreyi
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2006
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


Recherche avancée

Liens rapides : | Description | Habitat | Biologie | Menaces | Protection | Initiatives de rétablissement | Équipe de rétablissement | Programme national de rétablissement | Documents

Image de Épilobe de Torrey

Description

L’épilobe de Torrey est une herbacée annuelle dressée, mesurant de 10 à 60 cm de hauteur. La plante est grisâtre et recouverte de poils étalés. Ses feuilles étroites, au contour finement dentelé, n’ont presque pas de queue et sont poilues, sauf près de la base du plant. Elles sont disposées face à face sur la partie inférieure de la tige, et en alternance vers le haut. Les petites fleurs, roses ou blanches, sont groupées en un épi feuillu au sommet de chaque tige. À maturité, la plante produit des fruits secs, qui consistent en des capsules contenant plusieurs graines. Les capsules, d’une longueur d’environ 8-13 mm, sont cylindriques. Contrairement à la plupart des autres épilobes, les graines de cette espèce ne sont pas surmontées d'une touffe de poils soyeux. L’épilobe de Torrey peut être confondu avec une autre espèce rare en Colombie-Britannique, l’épilobe densiflore, parfois présent au même endroit. L’épilobe de Torrey se distingue principalement grâce à ses fleurs moins denses et à sa capsule munie d’un bec proéminent.

Haut de la page

Répartition et population

L’épilobe de Torrey a été observé du sud de la Colombie-Britannique au nord-ouest de la Californie, vers l’est en Idaho et au Nevada. Au Canada, l’espèce n’a été repérée qu’à deux endroits dans les environs de Victoria, en Colombie-Britannique, soit le pré Craigflower et la route McTavish, à North Saanich. Selon des recherches minutieuses menées de 2001 à 2004, les deux populations canadiennes de l’épilobe de Torrey sont vraisemblablement disparues du pays. La population du pré Craigflower n’a pas été observée depuis 1993, et la population de la route McTavish, depuis 1966. Les deux sites n’ont pas été visités régulièrement, et il est possible que l’espèce soit disparue du pays bien avant l’an 2000. Cependant, il y a encore une possibilité qu’il reste quelques graines viables dans le sol étant donné la période de temps relativement courte depuis la dernière observation de plants en 1993.

Haut de la page

Habitat

Au Canada, l’épilobe de Torrey a été observé dans des prés temporairement humides et des sites dénudés qui s’assèchent pendant l’été. Au cours des années ayant précédé la disparition de l’espèce du pays, le site du pré Craigflower était dominé par un mélange d’herbacées indigènes et exotiques, ainsi que par un couvert clairsemé d’arbustes envahissants.

Haut de la page

Biologie

L’épilobe de Torrey possède des fleurs capables de se reproduire seules, par autofécondation. Ainsi, la fécondation se fait dans le bourgeon avant que la fleur s’ouvre. L’espèce fleurit et donne des fruits entre le milieu et la fin de l’été, et les graines germent probablement à l’automne ou à l’hiver suivant. L’humidité et la lumière sont essentielles à la germination des graines. Contrairement à la plupart des épilobes, les graines de l’épilobe de Torrey n’ont pas de touffe de poils soyeux qui favorise leur dispersion par le vent. Cette absence de mécanisme de dispersion des graines limite la capacité de l’espèce à s’étendre vers des habitats propices inoccupés. Ses capsules s’ouvrent d’elles-mêmes à la fin de l’automne et les graines tombent sur le sol, probablement lorsque les pluies d’hiver remuent les fruits.

Haut de la page

Menaces

La perte et la dégradation de l’habitat, principalement attribuables à l’aménagement résidentiel et agricole, représentent de graves menaces pour l’épilobe de Torrey. L’habitat de cette plante est également modifié par la perturbation physique des sites par de l’équipement lourd, l’invasion par des plantes exotiques envahissantes et l’empiètement naturel du Douglas taxifolié, un arbre indigène. La disparition de l’épilobe de Torrey du pays semble être imputable à la dégradation et à la perte des habitats où il était auparavant présent, ainsi qu’à sa grande rareté. La population du parc du Lac Thetis occupait d’abord une petite zone du pré Craigflower. Avant la désignation de cette zone comme parc, la ville de Victoria y a planté des sapins grandissimes. De plus, le site a été envahi par l’aubépine monogyne et de nombreuses plantes envahissantes, ce qui a eu de graves répercussions sur l’habitat et pourrait avoir entraîné la disparition de l’espèce. À North Saanich, l’espèce était présente dans un pré herbeux ouvert le long de l’extrémité est de la route McTavish. La majeure partie de ce tronçon a été aménagée à des fins résidentielles et le reste a fait l’objet de creusement de fossés ou a été envahi par des plantes exotiques très compétitives.

Haut de la page

Protection

Protection fédérale

L'espèces Épilobe de Torrey est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

En Colombie-Britannique, l’épilobe de Torrey n’est protégé par aucune loi provinciale.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

Haut de la page

Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de l'épilobe de Torrey (Epilobium torreyi) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

Haut de la page

Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de l'écosystème des chênes de Garry

  • Conan Webb - Président/Contact - Agence Parcs Canada
    Tél. : 250-478-5153  Envoyer un courriel

Haut de la page

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

8 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’épilobe de Torrey (Epilobium torreyi) au Canada (2006)

    L’épilobe de Torrey (Epilobium torreyi) est une herbacée annuelle dressée à racine pivotante. Ses feuilles sont étroites, pratiquement non dentelées et presque sans pétiole. Les feuilles inférieures sont opposées et ne possèdent pas de poils, tandis que les petites feuilles supérieures sont alternes et pubescentes. Ses petites fleurs, roses ou blanches, sont groupées en un épi terminal feuillu. Les graines, qui sont dépourvues des touffes de poils caractéristiques de la plupart des espèces de ce genre, sont contenues dans des capsules cylindriques à quatre chambres.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncés de réaction - Épilobe de Torrey (2006)

    Bien qu’aucun plant n’ait été observé dans les deux emplacements connus suivant des relevés intensifs ciblés, il y a encore une possibilité qu’il reste certaines graines dans la banque de semences du sol étant donné la période de temps relativement courte depuis la dernière observation de plants en 1993, ou que des populations n’ayant pas été remarquées précédemment puissent être trouvées.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de l'épilobe de Torrey (Epilobium torreyi) au Canada (2013)

    L’épilobe de Torrey (Epilobium torreyi) est une petite plante annuelle que l’on trouve au Canada dans des milieux perturbés qui demeurent humides une partie de l’année. Elle n’a été observée que dans l’extrême sud-ouest de la Colombie-Britannique, où elle a été signalée dans deux sites de l’extrémité sud-est de l’Île de Vancouver, près de Victoria : le pré Craigflower et le chemin McTavish. Aucun individu n’a été observé sur le chemin McTavish depuis 1966, et aucun n’a été observé dans le pré Craigflower depuis 1993. Comme il est possible que des graines soient restées dans le sol sous forme de réservoir de semences, l’espèce est considérée comme étant en voie de disparition au Canada, plutôt que disparue.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2007) (2007)

    Le Décret accuse réception par la gouverneure en conseil des évaluations de la situation de 40 espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en vertu de l'alinéa 15(1)a) et conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition — de la planète ou du Canada seulement — des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, ont disparu du pays, sont en voie de disparition ou menacées, et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2007)

    Sur recommandation de la ministre de l'Environnement et en vertu de l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil prend le Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2006 (2006)

    Le rapport annuel de 2006 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres: Décembre 2006 (2006)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles. Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 16 mars 2007 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 14 mars 2008 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.