Profil d'espèce

Sébaste à oeil épineux du type I

Nom scientifique : Sebastes sp. type I
Autres noms/noms précédents : Sebastes aleutianus type I,Sebastes sp. type I ,Sebastes sp. type 1
Taxonomie : Poissons
Distribution : Océan Pacifique
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2007
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Sébaste à oeil épineux du type I

Description

Le sébaste à œil épineux est un poisson de la famille des Scorpénidés. Son nom – « œil épineux » – fait allusion à la présence d’une série d’épines le long du bord inférieur des yeux. Ce sébaste est possiblement l’une des espèces de poissons les plus longévives de la planète. En Alaska, des scientifiques ont évalué l’âge d’un spécimen à 205 ans. On a récemment découvert que le sébaste à œil épineux consistait en deux espèces distinctes vivant possiblement à des profondeurs différentes. Les deux types sont d’apparence semblable et de coloration légèrement différente. Sur le plan scientifique, on les nomme actuellement type I et type II. Cette paire d’espèces est de couleur rouge avec des taches pigmentaires foncées ou sombres en région dorsale. La ligne latérale est rouge clair. À l’exception des pectorales, les nageoires sont habituellement bordées de noir. Le sébaste à œil épineux peut atteindre jusqu’à 100 cm de longueur.

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Répartition et population

Les sébastes à œil épineux de cette paire d’espèces occupent tout le Pacifique Nord : en Amérique du Nord, depuis l’Alaska jusqu’au sud de la Californie, et en Asie, depuis le nord du Japon jusqu’à la mer de Béring. En Colombie-Britannique, ils occupent la pente continentale et sont généralement capturés entre 170 et 660 m de profondeur. Bien que des estimations de la taille de la population en eaux canadiennes ne soient pas disponibles, les données de la pêche commerciale révèlent une récolte relativement stable variant de 1 000 à 1 500 tonnes par année au cours des deux dernières décennies.

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Habitat

Les plus fortes densités de sébastes à œil épineux se trouvent sur les fonds caractérisés par des substrats mous, dans des zones aux rochers abondants et sur des pentes de plus de 20° d’inclinaison. Les rochers pourraient servir de marqueurs territoriaux, de déflecteurs du courant ou de structures rendant la capture de proies plus efficaces. Cette paire d’espèces semble éviter les fonds plats. Elles coexistent avec de nombreuses espèces visées par la pêche commerciale, dont la plie à grande bouche, le sébaste à longue mâchoire, la limande-sole, la plie de Californie, le sébastolobe à courtes épines et la morue charbonnière.

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Biologie

Les sébastes à œil épineux s’alimentent surtout de crevettes. Ils consomment également des poissons, dont la goberge de l’Alaska, le hareng du Pacifique et l’eulakane. Au large de la Colombie-Britannique, la fraie se déroule principalement en avril. Comme toutes les espèces vivipares du genre Sebastes, les œufs fécondés sont gardés dans l’ovaire jusqu’à l’expulsion des larves. Bien que l’information sur les sébastes à œil épineux soit limitée, les larves du genre Sebastes demeurent près de la surface alors que les juvéniles occupent des profondeurs intermédiaires. Les larves planctoniques de Sebastes peuvent être observées jusqu’à 500 km au large de la côte de la Colombie-Britannique, loin de l’habitat des adultes.

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Menaces

La principale menace à la population de la Colombie-Britannique découle de la surpêche. Étant donné la nature démersale de cette paire d’espèces, elle est touchée à la fois par la flottille de chalutiers et la flottille de palangriers. De 1971 à 2005, chalutiers et palangriers ont ensemble récolté 25 590 t de biomasse de la paire d’espèces de sébastes à œil épineux dans les eaux côtières de la Colombie-Britannique. Bien que des estimations de la taille de la population ne soient pas disponibles, une comparaison des données pour 2003 et de celles pour 1996 donne à penser à un déclin des classes d’âge les plus avancées (50 ans et plus). Des analyses indiquent également que les taux de mortalité, toutes sources confondues, peut avoir doublé dans les dernières années. Toutefois, un échantillonnage non représentatif des prises de la pêche commerciale pourrait expliquer certaines des différences observées. Les espèces longévives et de faible fécondité du genre Sebastes, tel le sébaste à œil épineux, sont particulièrement vulnérables à l’effondrement de la population. Le manque de renseignements sur l’abondance relative, la répartition et les menaces liées à chacune des deux espèces constituent une menace en soi. En outre, la difficulté qui existe quant à la distinction des deux espèces augmente le risque que des incidences potentielles sur l’une des espèces passent inaperçues.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

La pêche aux sébastes à œil épineux est contrôlée par un plan de gestion des pêches (MPO, 2007), dans lequel des quotas sont fixés. L’industrie joue un rôle actif dans la gestion de la pêche par le biais d’une collaboration scientifique, notamment l’investissement de sommes importantes dans les relevés de recherche, le contrôle des prises au moyen d’observateurs en mer, la surveillance électronique des navires et la vérification à quai des débarquements.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

8 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Sébaste à oeil épineux du type I (2007)

    Cette espèce de sébaste de taille relativement grande (pouvant atteindre 90 cm de longueur) est l'une des plus longévives et elle peut atteindre un âge estimé à près de 200 ans. Il s’agit de l’une des deux espèces sympatriques qui ont été identifiées à partir de la description de l’espèceSebastes aleutianus. L'aire de répartition de l’espèce s'étend depuis le nord du Japon jusqu'au sud de la Californie, à des profondeurs de 200 à plus de 800 m le long du rebord du plateau continental. Dans les eaux canadiennes, l'information sur l'abondance est tirée de relevés et de données sur la pêche commerciale, laquelle a enregistré une récolte relativement stable variant de 1 000 à 2 000 tonnes par année au cours des deux dernières décennies. Les indices d'abondance et les estimations de la biomasse sont incertains, car les données couvrent de brèves périodes et les techniques de relevé ne sont pas toujours appropriées pour l'espèce. Aucune tendance marquée de l'abondance ne ressort des indices disponibles. Des données sur la troncature de la répartition par âge au cours de la dernière décennie laissent entendre que la mortalité en provenance de toutes les sources pourrait avoir doublé (de 4,5 % y-1 à 9,1 % y-1). Les espèces longévives et de faible fécondité du genre Sebastes sont particulièrement vulnérables à un effondrement de la population, et leur rétablissement peut être compromis lorsque la pêche cause une troncature dans la répartition par âge et par taille (c.-à-d. quand le nombre d'individus reproducteurs diminue). La difficulté qui existe quant à la distinction des deux espèces augmente le risque que des incidences potentielles sur l’une des espèces passent inaperçues.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas (2016)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas satisfait à l’article 47 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), qui exige l’élaboration d’un plan d’action pour les espèces présentes à l’intérieur des limites de ce site nécessitant un plan d’action. Ce plan d’action sera mis à jour afin d’inclure toutes les mesures de conservation et de rétablissement des espèces marines en péril après l’achèvement du premier plan directeur intégré pour la terre, la mer et les gens concernant la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation, et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas (ci­après appelé Gwaii Haanas). Les mesures décrites dans ce plan profiteront également à d’autres espèces avec des préoccupations de conservation, qui sont régulièrement présentes sur le site.

Plans de gestion

  • Plan de gestion du complexe des sébastes à œil épineux et à taches noires (Sebastes aleutianus et S. melanostictus) ainsi que du sébastolobe à longues épines (Sebastolobus altivelis) au Canada (2012)

    Le sébaste à œil épineux (Sebastes aleutianus) et le sébaste à taches noires(Sebastes melanostictus) forment un complexe qui fait partie de la famille des scorpénidés. Il s’agit probablement des poissons les plus longévifs de la planète; en Alaska, des scientifiques ont en effet établi l’âge d’un spécimen à 205 ans. Ces poissons, de couleur rouge, présentent des taches pigmentaires empourprées ou sombres dans la région dorsale et n’atteignent généralement pas plus de 80 cm de longueur. Les deux espèces se ressemblent, mais leur couleur est légèrement différente. Le complexe, qui est présent dans le Pacifique, occupe une aire de répartition qui s’étend du nord-ouest du Pacifique jusqu’à la Colombie-Britannique et au sud de la Californie. L’aire de répartition et l’abondance relative de ces deux espèces dans les eaux canadiennes demeurent cependant inconnues.

Décrets

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2007 (2007)

    Le rapport annuel de 2007 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.